Beigbeder F.

Dernier inventaire avant liquidation

La démocratie a ses limites. Prenez un panel de 6000 français qui ont renvoyé un bulletin afin de participer à la sélection de 50 oeuvres de littérature parmi 200 titres présélectionnées par des professionnels de la profession (critiques et libraires). Voilà, le décor est planté et Beigbeder commence le livre en ouvrant son parapluie. Ça promet. Alors c’est vrai qu’il essaie un peu, mais sans grande conviction. J’avoue que le rejoins sur ce point.

Premier bilan après l’apocalypse

«Mes 100 livres préférés (pour le prix d’1)» nous dit Frédéric Beigbeder sur le bandeau promotionnel rouge entourant le livre. L’ancien publicitaire n’a pas perdu le sens de la formule et il avait même créé un site web pour l’occasion – les liens pointant vers Amazon, le malin, il n’y a pas de petits profits. Je ne parlerai pas de la préface qui n’est, selon moi, pas l’intérêt de ce livre de chroniques et qui même le dessert.

Mémoires d'un jeune homme dérangé

Voici le premier roman de Frédéric Beigbeder. On peut dire sans trop se tromper qu’il s’agit d’une autofiction. Ce monsieur Marronnier ressemble furieusement à notre écrivain. D’abord sur le plan physique: «À vrai dire, ce menton très proéminent ne possède aucune utilité.» Mais aussi sur le plan social et moral. Le personnage est un jeune homme aisé de bonne famille qui passe son temps à sortir et en tire quelques profits en rédigeant des chroniques mondaines : «Mon élitisme restait l’éthylisme.