Chabon M.

Le club des policiers yiddish

On plonge dans ce roman de Michael Chabon comme dans les eaux glacées de l’Alaska. Les premiers moments sont douloureux et l’on ressent d’emblée un profond étourdissement. On est submergé par les dialogues colorés truffés d’expressions yiddish – à tel point que le livre dispose d’un glossaire. On ne sait pas trop où l’auteur veut en venir puis, aux détours de ses circonlocutions, commence à émerger la trame de l’histoire.

Des garçons épatants

Ce roman se déroule dans le milieu universitaire, département littérature. Il aurait pu être écrit par un David Lodge sous cocaïne ou un Bret Easton Ellis sous Valium. Du coup, il est un peu en demi teinte et ne transmet ni le charme et la drôlerie d’un Changement de décor ni le côté complètement déjanté d’un livre comme Les lois de l’attraction. L’histoire est racontée par le personnage principal d’un seul jet sans chapitrage ni pause dans la narration.