Essai

Turn the Ship Around!

L’histoire de Turn the Ship Around! ressemble un peu à celle de nombreux films américains dans lesquels un entraîneur se retrouve propulsé à la tête d’une équipe de loosers qu’il parvient par sa sagacité à transformer en winners. Mais est-ce lui qui a agit dans ce cas alors qu’il n’est pas sur le terrain ou plutôt les joueurs qui mieux organisés, plus confiants sont parvenus à exprimer tout leur potentiel pour décrocher des victoires?

Chiens

Mark Alizard consacre un petit livre aux chiens. Curieuse idée car le chien a l’image d’un animal tout ce qu’il y a de plus banal. Le chien de la famille qui ne quitte pas son maître du regard, qui le suit partout. Et pourtant vous verrez en lisant ce livre que le chien est plus complexe qu’il n’y paraît et que le destin de l’homme est intimement lié à celui de son plus fidèle compagnon.

Petit guide à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués

Schématiquement il s’agit de l’opposition entre deux modes de pensée. La première, celle de la majorité des êtres humains (entre 70% et 85%), est séquentielle. C’est-à-dire que les étapes de la réflexion se succèdent les unes après les autres d’une façon analytique (logique) suivant le plus souvent un plan préétabli ou déduit des étapes précédentes. La seconde, celle qui est l’objet de ce livre, est globale. Les étapes de la réflexion s’effectuent en parallèle et ne suivent pas de plan préétabli, mais un réseau de relation tissé dans le cerveau qui ressemble à ce que l’on nomme souvent l’intuition et qui permet d’arriver à une solution sans avoir effectué de façon consciente l’ensemble du raisonnement.

Je suis vivant et vous êtes morts

Je suis vivant et vous êtes morts est une phrase tirée d’Ubik1, l’une des oeuvres les plus célèbres de Philip K. Dick. Dick étant lui-même l’un des auteurs de SF les plus connus et le premier auteur de ce genre a être publié dans la prestigieuse collection Library of America (un peu l’équivalent de notre pléiade aux Etats-Unis) – dans les deux cas y entrer est une consécration pour un auteur.

Steve Jobs

Si vous prenez Steve Jobs pour un vulgaire fabriquant de gadgets, vous devriez lire ce livre de toute urgence. Vous vous rendrez alors compte du génie d’un personnage hors-norme qui a modifié durablement le monde de l’informatique et très certainement le cours de nos vies – je n’exagère même pas. Enfant abandonné à sa naissance, il semblerait qu’il ait toujours été animé pour une rage de revanchard. Le livre le répète assez – bien trop en fait –, il n’avait pas un caractère facile.

Le Détroit de Behring

Avant toute chose, il convient de s’arrêter sur le titre de ce livre. Si le sous-titre, Introduction à l’uchronie, ne souffre aucune ambiguité, ce n’est pas le cas du titre. Il est bien plus original et, nous allons le voir, particulièrement bien trouvé. La première réaction est de se dire, quel est le rapport ? Emmanuel Carrère n’est pas homme à négliger son lecteur et lui fournit une explication à la fin de son ouvrage.

En cherchant Majorana

Ettore Majorana était un génie, une étoile filante dans le ciel de la physique du XXe siècle. Son domaine, l’infiniment petit, la physique quantique. A l’âge de 31 ans à peine, il disparaît. Purement et simplement évanoui dans la nature. Qu’est-il devenu ? Une seule chose est sûre, il s’est retiré du monde.  C’est à ce moment précis que Majorana devient pour Carelli un chat de Schrödinger, c’est-à-dire la superposition quantique d’un être vivant et du même être mort.

Aurais-je été résistant ou bourreau ?

Aurais-je été résistant ou bourreau ? C’est une question que tout le monde devrait se poser et pour laquelle personne ne devrait avoir de réponse évidente. Pierre Bayard tente d’y répondre en employant un procédé original. Il se met lui-même dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale en opérant une sorte de voyage dans le temps. Il se retrouve donc en 1940 étudiant en hypokhâgne, khâgne et entre à l’École normale après avoir réussi son concours d’entrée.

La Conjecture de Poincaré

J’ai gardé un très agréable souvenir d’une lointaine lecture du livre de Simon Singh Le dernier théorème de Fermat1. Ce souvenir m’est revenu en mémoire lorsque chez mon libraire, en passant devant la section scientifique, j’ai aperçu La Conjecture de Poincaré sur la table des suggestions. Je n’ai pas hésité une seconde et me suis emparé du volume sans même jeter un oeil à la quatrième de couverture. Le nom de Poincaré parle à tout le monde car nous avons en mémoire le patronyme de l’ancien président de la république.

Céline, Hergé et l'Affaire Haddock

Canaille…, Nougat…, Sauvage…, Aztèque…, Grenouille…, Iconoclaste…, Macaque…, Parasite…, Renégat…, Canaque…, Anthracite…, Noix de coco…, Zouave…, Cannibale…, Invertébré…, Réglisse… Vous connaissez tous le personnage qui profère ces insultes; il s’agit du vociférant compagnon de Tintin, le célèbre marin barbu: le Capitaine Haddock. Eh bien vous avez à la fois raison et tort car elles ont également été utilisées par Céline dans son livre Bagatelles pour un massacre1 publié avant Le Crabe aux pinces d’or2 d’où elles sont tirées (respectivement 1938 et 1940-41).