Donjon Antipodes T1

Donjon Antipodes inaugure une nouvelle ère du Donjon (10 000 ans avant les évènements de Zénith). C’est à la fois un petit évènement – car il avait été annoncé que la série était terminée – et une grande déception. Je n’ai trouvé dans cet album rien de ce qui a fait le succès et le charme des autres sous-séries – je ne sais pas trop comment qualifier autrement des séries au sein d’une série.

Préférence système

Depuis Aâma je n’avais plus lu une aussi grande BD de science fiction. A vrai dire, les deux ouvrages ne sont pas comparables, Aâma est une excellente BD, Préférence système est un petit chef d’oeuvre. Je vais essayer d’en résumer l’histoire. Dans un futur relativement proche – je dirais entre 2020 et 2100 – je ne pense pas que ce soit indiqué. Le protagoniste principal travaille au service de stockage. Son travail consiste à présenter devant un comité les archives des oeuvres qui ne sont plus assez consultées – basé sur un calcul du nombre ou du pourcentage de consultations qui ne tient évidemment pas compte de la qualité des oeuvres.

La clé USB

J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Jean-Philippe Toussaint après toutes ces années – ma dernière lecture remonte au très bon La Télévision en 2013. Son écriture est toujours aussi agréable, du pur style Minuit, un comparse d’Echenoz. Ils ont un style similaire fait de ce minimalisme – peut-être moins flagrant chez Toussaint – qui caractérise la maison d’édition à l’étoile et d’une dose d’humour. Autre similarité entre les deux auteurs l’univers du polar ou de l’espionnage, qui est très présent chez Echenoz depuis ses débuts et qui est de retour dans ses derniers romans Envoyée spéciale et Vie de Gérard Fulmard, et qui sous-tend l’intrigue de ce dernier opus de Toussaint.

Pyongyang

Guy Delisle enchaîne les destinations originales, cette fois c’est Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord – en même temps c’est tout l’intérêt de ses ouvrages, un reportage à Clermont-Ferrand n’aurait certainement pas le même attrait – ce qui n’enlève rien au charme de Clermont-Ferrand évidemment. Ce qui est le plus surprenant donc c’est ce pays, la Corée du Nord. Pour la faire court, ça ne donne pas envie et ça fait même froid dans le dos, même si on ne voit pas grand chose dans le livre – quand il s’agit de la Corée du Nord l’opacité n’est pas une surprise.

Peopleware

Le jeu de mots qui compose le titre Peopleware livre la clé de cet essai. Le software (de la conception à la mise en production de logiciels) est avant tout une affaire de personnes. Les auteurs nous apprennent dès le début du livre que parmi toutes les observations qu’ils ont menées au cours de leur carrière, les échecs des projets ne sont jamais imputables – au moins en totalité – à des problèmes techniques.

Ariol T1-2

C’est l’histoire d’un petit âne bleu qui porte de grosses lunettes rondes. Ce petit âne, vous l’avez certainement deviné, s’appelle Ariol et est le héros de l’histoire. Ou plutôt des histoires car chaque tome en compte plusieurs, d’une dizaine de pages environ chacune. Son meilleur copain est un cochon, Ramono, et Ariol est secrètement amoureux de la belle vache Pétula. Leur héros – enfin celui d’Ariol et de Ramono – est le Chevalier Cheval – et non le Chevalier Chameau comme le pense sa grand-mère.

Murena T1-4

La série Murena est devenue au fil des années un classique de la bande dessinée. Lorsque je l’ai emprunté à la bibliothèque, j’y allais un peu à reculons justement pour cette raison. Je préfère souvent l’originalité. J’ai donc été surpris d’être autant conquis par l’histoire. Il faut dire que de ce côté là, il y a de la matière puisque la série est consacrée à l’Empire romain. Plus précisément au règne de l’un des empereur qui a le plus marqué cette période, Néron.

Alexandria

Alexandria est un livre sur le World Wide Web (WWW). Comme le souligne l’auteur il ne faut pas le confondre avec Internet qui est le réseau qui transporte le Web. Le Web c’est au tout début un langage (HTML) pour créer des documents multimédia (page web), des logiciels pour rendre disponibles ces documents (serveur Web) et les consulter (navigateur Web) et enfin une adresse pour les retrouver (URL). L’une des idées majeures est le concept d’hypertexte contenant des hyperliens permettant de naviguer aisément entre les documents sans qu’ils soient organisés en une structure prédéfinie comme les livres.

The Expanse T1

Derrière le pseudonyme James S. A. Corey se cachent deux des assistants de George R. R. Martin qui ont travaillé sur la série de la décennie Game of Thrones (cf. l’article consacré au livre). C’est à la fois un gage de professionnalisme, on peut s’attendre à ce que ce soit bien fait, mais c’est aussi le risque de retrouver quelque chose de « formaté série ». Et c’est malheureusement un peu le constat.

Donjon Parade

Pour commencer cette année, je conseille la série Donjon Parade. C’est une petite merveille, un concentré de bonne humeur. Elle se déroule pendant la période qui est pour moi la meilleure de la série Donjon, c’est-à-dire son apogée, le fameux Zénith – plus précisément entre les deux premiers tomes de Donjon Zénith. Ceux qui ne connaissent pas cet univers ne doivent rien comprendre, mais ce n’est pas grave, il n’est pas nécessaire de connaître pour apprécier pleinement ces aventures humoristiques.

White

L’idée – peut-être la seule de ce livre – est l’avènement de la pensée unique propagée, multipliée de façon exponentielle par les réseaux sociaux. Ce qui est le plus troublant c’est que ce n’est a priori pas téléguidé par un big brother central comme la génération de Bret Easton Ellis le pensait, mais par les gens eux-mêmes – peut-être est-ce l’application d’un schéma qui a été décidé par une intelligence centrale.

L’Affaire des affaires

Je me souviens très bien avoir emprunté à la bibliothèque gérée par le CE de mon premier employeur un titre qui m’avait intriqué, La Boîte noire1. Je ne savais pas du tout ce qu’il y avait à l’intérieur – je m’étais dit que ça devait être le concept. Et j’ai découvert un univers extrêmement complexe que je ne connaissais pas du tout – mais alors pas du tout. Il était question de flux financiers entre des comptes hébergés un peu partout autour du globe, des listings, du blanchiment d’argent.

L’ Ère de l’égoïsme

Voilà une BD à ranger dans la série des BD d’économie au côté de La survie de l’espèce et de la référence dans le domaine Economix1. L’Ère de l’égoïsme est moins générale que les deux références citées puisqu’elle s’intéresse plus particulièrement à une évènement récent connu sous le doux nom de crise des subprimes. Le TARP [Le plan Paulson] injecterait des liquidités dans le système bancaire, tout en assainissant les comptes des banques en rachetant les actifs toxiques tant redoutés.

Pauvre Verdurette

C’est l’histoire d’une grenouille qui aimait les histoires, les histoires de grenouilles. Elle était bien placée pour le savoir puisque sa propre cousine avait voulu devenir plus grosse que le bœuf. Mais l’histoire de sa cousine ne se terminait pas très bien et la plus populaire de la mare restait celle du fameux prince charmant qui d’un baiser pouvait transformer une verte grenouille en une magnifique princesse. Alors, après avoir attendu, elle partit à sa recherche.

Nimona

Nimona est le prénom du personnage principal de cette BD. Ce prénom – pas très courant il me semble – est celui d’une jeune fille au caractère bien trempé. Et lorsqu’elle s’énerve ça fait vite des étincelles puisqu’elle a la particularité d’être une métamorphe – là on n’est pas bien plus avancés alors voici une courte définition. Le métamorphe est généralement un être ayant la capacité de modifier son apparence physique.

Phénomènes naturels

Il y a toujours un peu de méfiance lorsqu’un ouvrage publié en 1992 n’est traduit que plus de 25 ans après. Cette méfiance est encore plus légitime lorsqu’il s’agit d’un des auteurs les plus bankable d’une maison d’édition, auteur de nombreux best sellers: Jonathan Franzen. Deuxième alerte, j’avais entendu des critiques pas très positives qui pointaient l’une des erreurs les plus répandues chez les jeunes auteurs – Franzen était un jeune auteur à l’époque même si on peine à l’imaginer – le fait de mettre trop de choses dans ses romans, autrement dit d’en faire trop ou de vouloir trop en faire.

Young Frances

Je suis tombé sur ce livre en parcourant une liste des meilleures BD et j’ai craqué sur les dessins – la ligne claire, mon point faible. Ici elle est pure et moderne, dépourvue de couleur, ce qui est très bien puisqu’elle se suffit à elle-même. Les deux personnages féminins colocataires m’ont immédiatement fait penser à Strangers in Paradise. Les dessins, même s’ils ne sont pas comparables, ne sont pas étrangers à cette association de pensées.

Moins que zéro

Si j’en crois la date inscrite au crayon sur la dernière page du livre, ma précédente lecture de ce roman date de 2005 – je ne pense d’ailleurs ne pas l’avoir apprécié à sa juste valeur à l’époque. C’était déjà quasiment une vingtaine d’années après sa sortie, Bret Easton Ellis n’avait alors que 21 ans. J’ai décidé de le relire pour plusieurs raisons. La première est liée à la couverture médiatique dont a bénéficié l’auteur à l’occasion de la parution de son dernier livre, White, cette année.

The Devops Handbook

S’il n’y avait qu’un livre sur le DevOps à lire – et il faut en effet n’en lire qu’un seul, la vie est trop courte – ce serait celui-là. Enfin non ce n’est pas vrai, je dis déjà des bêtises, si on a un peu de temps et que l’on travaille dans ce domaine, il faut aussi lire Site Reliability Engineering1. Ce Devops Handbook n’est pas passionnant à lire – on ne peut pas dire que ce soit la grosse poilade –, mais ce n’est pas ce que l’on attend d’un tel livre.

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon

Je vous demande alors de conserver à l’esprit cette phrase toute simple que je tiens de mon père et qu’il utilisait pour minorer les fautes de chacun: « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon. » Que Dieu, s’il vous voit, vous bénisse. Tous les livres de Jean-Paul Dubois ne se valent pas. Celui-ci n’est pas un mauvais livre, loin de là, mais j’ai été surpris d’apprendre qu’il figurait dans la liste du Gongourt 2019 et que les journalistes spécialisés le considéraient comme un candidat sérieux.