What a Wonderful World !

BD
J’aime les dessins de Zep. Sur ce plan Titeuf n’a pas vraiment rendu service à son talent. Il a par contre rendu un grand service à son portefeuille et il peut désormais s’éclater à réaliser ce genre d’ouvrages dans lequel il illustre ce qu’il a en tête et fait par la même occasion la démonstration de l’étendu de son talent. Et il a manifestement pas mal de bêtises qui lui passent par la tête – certaines mauvaises langues diront qu’il y a beaucoup d’humour pipi / caca, mais laissons-les dire.

L’aménagement du territoire

Depuis La théorie de l’information je suis admiratif du travail d’Aurélien Bellanger. J’avais été séduit par sa façon de rendre la technique passionnante et à tout dire romanesque. Il faut dire qu’il est doué, méticuleux, précis – j’avais, à l’époque de son premier livre, pu constater dans un domaine que je connais bien qu’il ne commettait pas d’erreurs techniques –, bref il fait très bien son boulot et avec cette approche sort du lot des jeunes écrivains français.

Goodbye, Columbus

Goodbye, Columbus est le titre du recueil et de sa nouvelle principale – vous découvrirez en la lisant à quoi il fait référence. C’est le premier ouvrage publié de Philip Roth et le seul recueil de nouvelles. Il s’agit d’une longue nouvelle ou novella de plus de 100 pages – c’est-à-dire plus long qu’un roman d’Amélie Nothomb. Elle constitue l’attrait majeur de ce recueil, les autres nouvelles d’un format plus court sont beaucoup plus classiques et, à mon humble avis, beaucoup moins intéressantes.

Pragmatic Thinking and Learning

Ce livre est écrit par l’auteur du best seller qui caracole depuis 20 ans désormais – une édition anniversaire vient de sortir – en tête de toutes les listes de livres d’informatique: The Pragmatic Programmer. Il a depuis créé sa propre maison d’édition dont le nom reprend le titre de son livre: The Pragmatic Bookshelf. Practical Thinking and Learning – et non Pragmatic – n’est pas un livre d’informatique, mais un hybride entre un livre d’informatique et un livre de développement personnel – genre que l’on nomme parfois aussi soft skills.

Charlie Chan Hock Chye

BD
Ce livre est une biographie en bande dessinée consacrée au plus grand artiste du 9ème art qu’ait connu Singapour, Charlie Chan Hock Chye. Ce grand auteur n’a eu de cesse tout au long de sa carrière de militer pour la liberté de son pays avec comme seules armes ses crayons, ses pinceaux et sa planche à dessin. L’étude de son oeuvre offre un panorama complet de l’histoire contemporaine si mouvementée – et si méconnue, au moins par moi – de son pays.

Cet été-là

BD
En découvrant ce livre, je n’ai pu m’empêcher de penser à Une soeur de Bastien Vivès. Ces deux ouvrages, des BD, s’intéressent à la même période de la vie et sont toutes deux d’une grande qualité graphique. La période est celle de la fin de l’adolescence jalonnée par ce passage si particulier que sont les vacances d’été, les grandes vacances. Cette pause estivale catalyse les changements, donne une occasion de faire des découvertes, de se remettre en question et sera souvent la transition entre deux périodes de la vie.

Outresable

J’ai trouvé Outresable à la bibliothèque et je l’ai commencé aussitôt rentré à la maison. Comme je m’y attendais, c’est de la SF pour la plage et en plus il n’y a que du sable partout – désolé la blague est nulle, mais je n’ai même pas fait exprès. Dans les faits, je n’ai rien contre un bon roman de SF pas trop compliqué à lire pendant les vacances. En quelque sorte, l’équivalent d’un polar que l’on lit distraitement entre une baignade et une partie de raquettes.

A philosophy of software design

J’ai connu ce livre en lisant l’article Top 5 Contemporary Software Engineering Books consacré aux nouveaux classiques dans le domaine du software engineering. Il tentait d’identifier parmi les publications récentes celles qui remplaceraient peut-être les Refactoring: Improving the Design of Existing Code et autres Design Patterns: Elements of Reusable Object-Oriented Software – le conditionnel est ici plus que jamais de rigueur. Je n’avais jamais entendu parler de ce livre ni de son auteur John Ousterhout professeur à Standford.

L'air de rien

BD
En commençant L’air de rien d’Aude Picault, j’ai eu l’impression bizarre de l’avoir déjà lu. En fait il me rappelle fortement son précédent ouvrage Idéal Standard. Et ceci pour deux raisons. Le style des dessins et leur mise en couleur dans des tons pastels sont quasiment les mêmes. C’est un peu normal, mais certains artistes changent de style en fonction des ouvrages. Je ne dirais pas la même chose si j’avais à comparer Transat et Idéal Standard.

Joe Bar Team T1

BD
Pendant mon déménagement, j’étais tellement fatigué le soir que je n’avais pas le courage de me plonger dans une lecture – j’avais Les chroniques martiennes sur ma table de chevet. Alors en passant devant ma bibliothèque, j’ai eu l’idée de relire – pour la troisième fois au moins – mes Joe Bar Team. Allez hop la pile sous le bras et c’est parti. Facile à lire, format classique d’une histoire par planche.

La vie est faite de ces toutes petites choses

En tout cas oui, Sandra [Magnus l’astronaute membre d’équipage sur la dernière mission de la navette Atlantis], je souscris entièrement à cette appellation, tout cela est un roman, je l’écris noir sur blanc. C’est absolument un roman, parce que je n’y étais pas. Mais c’est un roman dont la contrainte a été que chaque détail soit véritable, dans l’idée que tant d’exactitude devait produire un effet. Je ne sais pas au juste lequel.

The Manhattan projects T1

BD
Le projet Manhattan eut pour objectif – et il y parvint – de produire la première bombe atomique. Les plus grands scientifiques de l’époque, dont un grand nombre avait été chassé par les nazis, ont participé à ce projet afin de mettre fin à la guerre. C’est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement et quand j’ai vu le titre The Manhattan Projects – notez le «S» – sur une grosse intégrale de chez Urban Comics, j’ai foncé.

Think Stats

Ce livre offre un bon panorama de l’utilisation des statistiques dans un contexte data science, mais il est loin d’être réussi. Tout d’abord je n’ai pas adhéré au plan suivi par l’auteur. Il se prête peut-être à des cours – ce livre est issu des cours dispensés par l’auteur –, mais pas à la lecture. Ensuite il mixe mathématiques et programmation et c’est justement là qu’il pèche. Si les deux disciplines sont intimement liées, il est en effet impensable de faire des statistiques avec un papier et un crayon, mais de là à expliquer comment on a codé ses propres fonctions en Python alors qu’il existe des librairies comme pandas, statsmodel, scipy, seaborn, etc.

Turn the Ship Around!

L’histoire de Turn the Ship Around! ressemble un peu à celle de nombreux films américains dans lesquels un entraîneur se retrouve propulsé à la tête d’une équipe de loosers qu’il parvient par sa sagacité à transformer en winners. Mais est-ce lui qui a agit dans ce cas alors qu’il n’est pas sur le terrain ou plutôt les joueurs qui mieux organisés, plus confiants sont parvenus à exprimer tout leur potentiel pour décrocher des victoires?

Crac

Près d’un siècle après, Jean Rolin marche dans les traces de Thomas Edward Lawrence plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie. Il part comme lui sillonner le Moyen-Orient, notamment le Liban et la Syrie, pour visiter les forteresses et les châteaux bâtis par les croisés dont le Crac (parfois orthographié Krak) qui a donné son nom au livre. C’est un livre semblable à son précédent opus, Le Traquet Kurde, même s’il y est un peu moins question d’ornithologie – on ne se refait pas – et un peu plus de T.

Le triangle secret T1

BD
Le triangle secret est avec Le troisième testament et Le décalogue l’un des désormais classiques de la BD ésotérique. J’avais acheté les deux derniers, mais lu uniquement Le troisième testament, c’est dire si ce sujet m’intéresse. J’avais toujours dans le viseur Le triangle secret même si l’aspect graphique me rebutait un peu – le mot est fort, disons ne m’attirait pas vraiment. Comme pour le décalogue chaque tome est confié à un dessinateur différent, mais ici la différence de style est subtile voire difficilement perceptible.

The goal

The goal est un classique parmi les livres dédiés à l’optimisation de la production industrielle datant de l’époque où les termes gestion de production et recherche opérationnelles étaient encore largement employés, les années 80. Il date d’avant l’avènement du lean popularisé par Toyota. Avant de revenir au fond parlons de la forme car elle reste encore originale plus de 30 ans après. Il s’agit d’un genre particulier portant le doux nom de business novel, c’est à dire d’une oeuvre de fiction traitant d’un sujet technique dans le but d’en illustrer les principes – de les vulgariser diront les aigris.

L'été Diabolik

BD
L’été Diabolik est un plongeon dans un grand bain de nostalgie. Celle des années 60, des vacances au soleil, des premiers émois et des magasines de bande dessinées achetés dans les kiosques. Tout ceci sous fond de guerre froide dans la grande tradition des romans d’espionnage à la John le Carré. L’histoire se décompose en deux parties distinctes. La première est le récit des souvenirs et des événements plus que troublants relatifs à la période des années 60.

Invincible T1

BD
Robert Kirkman est surtout connu pour sa série Walking Dead1. Avant cet énorme succès, il avait créé une série de super-héros main stream nommée Invincible. On pourrait penser que cette BD n’est qu’un hommage à l’âge d’or des comics. Et il y a indéniablement de ça, les clins d’oeil sont suffisamment appuyés pour qu’un piètre connaisseur comme moi les détecte immédiatement. De la référence à Tom Strong en passant par de grosses similitudes avec l’univers DC, notamment avec Superman et la JLA – je ne parle même pas de la présence des héros d’Image Comics.

En cuisine avec Kafka

BD
Des strips – ou du dessin de presse – sur le thème de la littérature, avec un petit zeste de culture geek, tout ceci dans un style minimaliste irrésistible: que demander de plus ! Ce livre est l’oeuvre de Tom Gauld qui illustre ainsi chaque dimanche le cahier littéraire du Guardian – pas mal. Comme toujours avec ce genre d’exercice, c’est un numéro d’équilibriste. Il y a du très bon et du moins bien.