Pauvre Verdurette

C’est l’histoire d’une grenouille qui aimait les histoires, les histoires de grenouilles. Elle était bien placée pour le savoir puisque sa propre cousine avait voulu devenir plus grosse que le bœuf. Mais l’histoire de sa cousine ne se terminait pas très bien et la plus populaire de la mare restait celle du fameux prince charmant qui d’un baiser pouvait transformer une verte grenouille en une magnifique princesse. Alors, après avoir attendu, elle partit à sa recherche.

Nimona

BD
Nimona est le prénom du personnage principal de cette BD. Ce prénom – pas très courant il me semble – est celui d’une jeune fille au caractère bien trempé. Et lorsqu’elle s’énerve ça fait vite des étincelles puisqu’elle a la particularité d’être une métamorphe – là on n’est pas bien plus avancés alors voici une courte définition. Le métamorphe est généralement un être ayant la capacité de modifier son apparence physique.

Phénomènes naturels

Il y a toujours un peu de méfiance lorsqu’un ouvrage publié en 1992 n’est traduit que plus de 25 ans après. Cette méfiance est encore plus légitime lorsqu’il s’agit d’un des auteurs les plus bankable d’une maison d’édition, auteur de nombreux best sellers: Jonathan Franzen. Deuxième alerte, j’avais entendu des critiques pas très positives qui pointaient l’une des erreurs les plus répandues chez les jeunes auteurs – Franzen était un jeune auteur à l’époque même si on peine à l’imaginer – le fait de mettre trop de choses dans ses romans, autrement dit d’en faire trop ou de vouloir trop en faire.

Young Frances

BD
Je suis tombé sur ce livre en parcourant une liste des meilleures BD et j’ai craqué sur les dessins – la ligne claire, mon point faible. Ici elle est pure et moderne, dépourvue de couleur, ce qui est très bien puisqu’elle se suffit à elle-même. Les deux personnages féminins colocataires m’ont immédiatement fait penser à Strangers in Paradise. Les dessins, même s’ils ne sont pas comparables, ne sont pas étrangers à cette association de pensées.

Moins que zéro

Si j’en crois la date inscrite au crayon sur la dernière page du livre, ma précédente lecture de ce roman date de 2005 – je ne pense d’ailleurs ne pas l’avoir apprécié à sa juste valeur à l’époque. C’était déjà quasiment une vingtaine d’années après sa sortie, Bret Easton Ellis n’avait alors que 21 ans. J’ai décidé de le relire pour plusieurs raisons. La première est liée à la couverture médiatique dont a bénéficié l’auteur à l’occasion de la parution de son dernier livre, White, cette année.

The Devops Handbook

S’il n’y avait qu’un livre sur le DevOps à lire – et il faut en effet n’en lire qu’un seul, la vie est trop courte – ce serait celui-là. Enfin non ce n’est pas vrai, je dis déjà des bêtises, si on a un peu de temps et que l’on travaille dans ce domaine, il faut aussi lire Site Reliability Engineering1. Ce Devops Handbook n’est pas passionnant à lire – on ne peut pas dire que ce soit la grosse poilade –, mais ce n’est pas ce que l’on attend d’un tel livre.

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon

Je vous demande alors de conserver à l’esprit cette phrase toute simple que je tiens de mon père et qu’il utilisait pour minorer les fautes de chacun: «Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon.» Que Dieu, s’il vous voit, vous bénisse. Tous les livres de Jean-Paul Dubois ne se valent pas. Celui-ci n’est pas un mauvais livre, loin de là, mais j’ai été surpris d’apprendre qu’il figurait dans la liste du Gongourt 2019 et que les journalistes spécialisés le considéraient comme un candidat sérieux.

Homeland Directive

BD
D’entrée le scénariste vous dit dans l’introduction – juste pour vous mettre la pression – qu’il a travaillé 10 ans sur ce livre. Rien que ça. Il faut dire qu’il a de l’ambition. En plus de la dimension politique de son oeuvre, il décide de traiter un autre sujet d’envergure, l’un des plus grands fléaux: l’épidémie. Ce n’est pas un sujet très original, il est souvent abordé, notamment au cinéma et fait partie de la grande famille des scénarios catastrophes.

L’affaire Arnolfini

Qui ne connait pas la célèbre emission d’Art d’Art ! qui en quelques minutes décortique une oeuvre d’art ? Eh bien ici c’est un peu la même chose en un peu plus de de 5 minutes quand même, disons le temps de lire une grosse centaine de pages. L’oeuvre en question est un tableau de Jan van Eyck peint aux alentours de 1434. Ce tableau dépeignant un homme et une femme, des époux, se tenant la main, debout dans une chambre a été le sujet de nombreuses interprétations.

Moi ce que j'aime, c'est les monstres

BD
Celui qui s’intéresse un tant soit peu à la BD – je parle de moi avec cette formule toute faite – ne peut rater la sortie d’un tel OLNI. Et pourtant malgré le tombereau d’éloges je n’avais pas sauté le pas. Je pense que j’étais trop impressionné par l’objet, par les dessins, je n’étais pas sûr d’accrocher – l’horreur c’est pas trop mon truc. Je l’ai même eu a porté de main à plusieurs reprises à la bibliothèque sans oser l’emprunter.

What a Wonderful World !

BD
J’aime les dessins de Zep. Sur ce plan Titeuf n’a pas vraiment rendu service à son talent. Il a par contre rendu un grand service à son portefeuille et il peut désormais s’éclater à réaliser ce genre d’ouvrages dans lequel il illustre ce qu’il a en tête et fait par la même occasion la démonstration de l’étendu de son talent. Et il a manifestement pas mal de bêtises qui lui passent par la tête – certaines mauvaises langues diront qu’il y a beaucoup d’humour pipi / caca, mais laissons-les dire.

L’aménagement du territoire

Depuis La théorie de l’information je suis admiratif du travail d’Aurélien Bellanger. J’avais été séduit par sa façon de rendre la technique passionnante et à tout dire romanesque. Il faut dire qu’il est doué, méticuleux, précis – j’avais, à l’époque de son premier livre, pu constater dans un domaine que je connais bien qu’il ne commettait pas d’erreurs techniques –, bref il fait très bien son boulot et avec cette approche sort du lot des jeunes écrivains français.

Goodbye, Columbus

Goodbye, Columbus est le titre du recueil et de sa nouvelle principale – vous découvrirez en la lisant à quoi il fait référence. C’est le premier ouvrage publié de Philip Roth et le seul recueil de nouvelles. Il s’agit d’une longue nouvelle ou novella de plus de 100 pages – c’est-à-dire plus long qu’un roman d’Amélie Nothomb. Elle constitue l’attrait majeur de ce recueil, les autres nouvelles d’un format plus court sont beaucoup plus classiques et, à mon humble avis, beaucoup moins intéressantes.

Pragmatic Thinking and Learning

Ce livre est écrit par l’auteur du best seller qui caracole depuis 20 ans désormais – une édition anniversaire vient de sortir – en tête de toutes les listes de livres d’informatique: The Pragmatic Programmer. Il a depuis créé sa propre maison d’édition dont le nom reprend le titre de son livre: The Pragmatic Bookshelf. Practical Thinking and Learning – et non Pragmatic – n’est pas un livre d’informatique, mais un hybride entre un livre d’informatique et un livre de développement personnel – genre que l’on nomme parfois aussi soft skills.

Charlie Chan Hock Chye

BD
Ce livre est une biographie en bande dessinée consacrée au plus grand artiste du 9ème art qu’ait connu Singapour, Charlie Chan Hock Chye. Ce grand auteur n’a eu de cesse tout au long de sa carrière de militer pour la liberté de son pays avec comme seules armes ses crayons, ses pinceaux et sa planche à dessin. L’étude de son oeuvre offre un panorama complet de l’histoire contemporaine si mouvementée – et si méconnue, au moins par moi – de son pays.

Cet été-là

BD
En découvrant ce livre, je n’ai pu m’empêcher de penser à Une soeur de Bastien Vivès. Ces deux ouvrages, des BD, s’intéressent à la même période de la vie et sont toutes deux d’une grande qualité graphique. La période est celle de la fin de l’adolescence jalonnée par ce passage si particulier que sont les vacances d’été, les grandes vacances. Cette pause estivale catalyse les changements, donne une occasion de faire des découvertes, de se remettre en question et sera souvent la transition entre deux périodes de la vie.

Outresable

J’ai trouvé Outresable à la bibliothèque et je l’ai commencé aussitôt rentré à la maison. Comme je m’y attendais, c’est de la SF pour la plage et en plus il n’y a que du sable partout – désolé la blague est nulle, mais je n’ai même pas fait exprès. Dans les faits, je n’ai rien contre un bon roman de SF pas trop compliqué à lire pendant les vacances. En quelque sorte, l’équivalent d’un polar que l’on lit distraitement entre une baignade et une partie de raquettes.

A philosophy of software design

J’ai connu ce livre en lisant l’article Top 5 Contemporary Software Engineering Books consacré aux nouveaux classiques dans le domaine du software engineering. Il tentait d’identifier parmi les publications récentes celles qui remplaceraient peut-être les Refactoring: Improving the Design of Existing Code et autres Design Patterns: Elements of Reusable Object-Oriented Software – le conditionnel est ici plus que jamais de rigueur. Je n’avais jamais entendu parler de ce livre ni de son auteur John Ousterhout professeur à Standford.

L'air de rien

BD
En commençant L’air de rien d’Aude Picault, j’ai eu l’impression bizarre de l’avoir déjà lu. En fait il me rappelle fortement son précédent ouvrage Idéal Standard. Et ceci pour deux raisons. Le style des dessins et leur mise en couleur dans des tons pastels sont quasiment les mêmes. C’est un peu normal, mais certains artistes changent de style en fonction des ouvrages. Je ne dirais pas la même chose si j’avais à comparer Transat et Idéal Standard.

Joe Bar Team T1

BD
Pendant mon déménagement, j’étais tellement fatigué le soir que je n’avais pas le courage de me plonger dans une lecture – j’avais Les chroniques martiennes sur ma table de chevet. Alors en passant devant ma bibliothèque, j’ai eu l’idée de relire – pour la troisième fois au moins – mes Joe Bar Team. Allez hop la pile sous le bras et c’est parti. Facile à lire, format classique d’une histoire par planche.