Alexandria

Alexandria est un livre sur le World Wide Web (WWW). Comme le souligne l'auteur il ne faut pas le confondre avec Internet qui est le réseau qui transporte le Web. Le Web c'est au tout début un langage (le HTML) pour créer des documents multimédia (page web), des logiciels pour rendre disponibles ces documents (serveur Web) et les consulter (navigateur Web) et enfin une adresse pour les retrouver (URL). L'une des idées majeures est le concept d'hypertexte contenant des hyperliens permettant de naviguer aisément entre les documents sans qu'ils suivent une structure prédéfinie comme les livres.

The Expanse T1

Derrière le pseudonyme James S. A. Corey se cachent deux des assistants de George R. R. Martin qui ont travaillé sur la série de la décennie Game of Thrones (cf. l'article consacré au livre). C'est à la fois un gage de professionnalisme, on peut s'attendre à ce que ce soit bien fait, mais c'est aussi le risque de retrouver quelque chose de “formaté série”. Et c'est malheureusement un peu le constat.

Donjon Parade

Pour commencer cette année, je conseille la série Donjon Parade. C'est une petite merveille, un concentré de bonne humeur. Elle se déroule pendant la période qui est pour moi la meilleure de la série Donjon, c’est-à-dire son apogée, le fameux Zénith – plus précisément entre les deux premiers tomes de Donjon Zénith. Ceux qui ne connaissent pas cet univers ne doivent rien comprendre, mais ce n'est pas grave, il n'est pas nécessaire de connaître pour apprécier pleinement ces aventures humoristiques.

White

L’idée – peut-être la seule de ce livre – est l’avènement de la pensée unique propagée, multipliée de façon exponentielle par les réseaux sociaux. Ce qui est le plus troublant c’est que ce n’est a priori pas téléguidé par un big brother central comme la génération de Bret Easton Ellis le pensait, mais par les gens eux-mêmes – peut-être est-ce l’application d’un schéma qui a été décidé par une intelligence centrale.

L’Affaire des affaires

Je me souviens très bien avoir emprunté à la bibliothèque gérée par le CE de mon premier employeur un titre qui m'avait intriqué, La Boîte noire1. Je ne savais pas du tout ce qu'il y avait à l'intérieur – je m'étais dit que ça devait être le concept. Et j'ai découvert un univers extrêmement complexe que je ne connaissais pas du tout – mais alors pas du tout. Il était question de flux financiers entre des comptes hébergés un peu partout autour du globe, des listings, du blanchiment d'argent.

L’ Ère de l’égoïsme

Voilà une BD à ranger dans la série des BD d'économie au côté de La survie de l’espèce et de la référence dans le domaine Economix1. L'Ère de l'égoïsme est moins générale que les deux références citées puisqu'elle s'intéresse plus particulièrement à une évènement récent connu sous le doux nom de crise des subprimes. Le TARP [Le plan Paulson] injecterait des liquidités dans le système bancaire, tout en assainissant les comptes des banques en rachetant les actifs toxiques tant redoutés.

Pauvre Verdurette

C'est l'histoire d'une grenouille qui aimait les histoires, les histoires de grenouilles. Elle était bien placée pour le savoir puisque sa propre cousine avait voulu devenir plus grosse que le bœuf. Mais l'histoire de sa cousine ne se terminait pas très bien et la plus populaire de la mare restait celle du fameux prince charmant qui d'un baiser pouvait transformer une verte grenouille en une magnifique princesse. Alors, après avoir attendu, elle partit à sa recherche.

Nimona

Nimona est le prénom du personnage principal de cette BD. Ce prénom – pas très courant il me semble – est celui d'une jeune fille au caractère bien trempé. Et lorsqu'elle s'énerve ça fait vite des étincelles puisqu'elle a la particularité d'être une métamorphe – là on n'est pas bien plus avancés alors voici une courte définition. Le métamorphe est généralement un être ayant la capacité de modifier son apparence physique.

Phénomènes naturels

Il y a toujours un peu de méfiance lorsqu'un ouvrage publié en 1992 n'est traduit que plus de 25 ans après. Cette méfiance est encore plus légitime lorsqu'il s'agit d'un des auteurs les plus bankable d'une maison d'édition, auteur de nombreux best sellers: Jonathan Franzen. Deuxième alerte, j'avais entendu des critiques pas très positives qui pointaient l'une des erreurs les plus répandues chez les jeunes auteurs – Franzen était un jeune auteur à l'époque même si on peine à l'imaginer – le fait de mettre trop de choses dans ses romans, autrement dit d'en faire trop ou de vouloir trop en faire.

Young Frances

Je suis tombé sur ce livre en parcourant une liste des meilleures BD et j'ai craqué sur les dessins – la ligne claire, mon point faible. Ici elle est pure et moderne, dépourvue de couleur, ce qui est très bien puisqu'elle se suffit à elle-même. Les deux personnages féminins colocataires m'ont immédiatement fait penser à Strangers in Paradise. Les dessins, même s'ils ne sont pas comparables, ne sont pas étrangers à cette association de pensées.

Moins que zéro

Si j'en crois la date inscrite au crayon sur la dernière page du livre, ma précédente lecture de ce roman date de 2005 – je ne pense d'ailleurs ne pas l'avoir apprécié à sa juste valeur à l'époque. C'était déjà quasiment une vingtaine d'années après sa sortie, Bret Easton Ellis n'avait alors que 21 ans. J'ai décidé de le relire pour plusieurs raisons. La première est liée à la couverture médiatique dont a bénéficié l'auteur à l'occasion de la parution de son dernier livre, White, cette année.

The Devops Handbook

S'il n'y avait qu'un livre sur le DevOps à lire – et il faut en effet n'en lire qu'un seul, la vie est trop courte – ce serait celui-là. Enfin non ce n'est pas vrai, je dis déjà des bêtises, si on a un peu de temps et que l'on travaille dans ce domaine, il faut aussi lire Site Reliability Engineering1. Ce Devops Handbook n'est pas passionnant à lire – on ne peut pas dire que ce soit la grosse poilade –, mais ce n'est pas ce que l'on attend d'un tel livre.

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon

Je vous demande alors de conserver à l'esprit cette phrase toute simple que je tiens de mon père et qu'il utilisait pour minorer les fautes de chacun: “Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon.” Que Dieu, s'il vous voit, vous bénisse. Tous les livres de Jean-Paul Dubois ne se valent pas. Celui-ci n'est pas un mauvais livre, loin de là, mais j'ai été surpris d'apprendre qu'il figurait dans la liste du Gongourt 2019 et que les journalistes spécialisés le considéraient comme un candidat sérieux.

Homeland Directive

D'entrée le scénariste vous dit dans l'introduction – juste pour vous mettre la pression – qu'il a travaillé 10 ans sur ce livre. Rien que ça. Il faut dire qu'il a de l'ambition. En plus de la dimension politique de son oeuvre, il décide de traiter un autre sujet d'envergure, l'un des plus grands fléaux: l'épidémie. Ce n'est pas un sujet très original, il est souvent abordé, notamment au cinéma et fait partie de la grande famille des scénarios catastrophes.

L’affaire Arnolfini

Qui ne connait pas la célèbre emission d'Art d'Art ! qui en quelques minutes décortique une oeuvre d'art ? Eh bien ici c'est un peu la même chose en un peu plus de de 5 minutes quand même, disons le temps de lire une grosse centaine de pages. L'oeuvre en question est un tableau de Jan van Eyck peint aux alentours de 1434. Ce tableau dépeignant un homme et une femme, des époux, se tenant la main, debout dans une chambre a été le sujet de nombreuses interprétations.

Moi ce que j'aime, c'est les monstres

Celui qui s'intéresse un tant soit peu à la BD – je parle de moi avec cette formule toute faite – ne peut rater la sortie d'un tel OLNI. Et pourtant malgré le tombereau d'éloges je n'avais pas sauté le pas. Je pense que j'étais trop impressionné par l'objet, par les dessins, je n'étais pas sûr d'accrocher – l'horreur c'est pas trop mon truc. Je l'ai même eu a porté de main à plusieurs reprises à la bibliothèque sans oser l'emprunter.

What a Wonderful World !

J'aime les dessins de Zep. Sur ce plan Titeuf n'a pas vraiment rendu service à son talent. Il a par contre rendu un grand service à son portefeuille et il peut désormais s'éclater à réaliser ce genre d'ouvrages dans lequel il illustre ce qu'il a en tête et fait par la même occasion la démonstration de l'étendu de son talent. Et il a manifestement pas mal de bêtises qui lui passent par la tête – certaines mauvaises langues diront qu'il y a beaucoup d'humour pipi / caca, mais laissons-les dire.

L’aménagement du territoire

Depuis La théorie de l'information je suis admiratif du travail d’Aurélien Bellanger. J'avais été séduit par sa façon de rendre la technique passionnante et à tout dire romanesque. Il faut dire qu'il est doué, méticuleux, précis – j'avais, à l'époque de son premier livre, pu constater dans un domaine que je connais bien qu'il ne commettait pas d'erreurs techniques –, bref il fait très bien son boulot et avec cette approche sort du lot des jeunes écrivains français.

Goodbye, Columbus

Goodbye, Columbus est le titre du recueil et de sa nouvelle principale – vous découvrirez en la lisant à quoi il fait référence. C'est le premier ouvrage publié de Philip Roth et le seul recueil de nouvelles. Il s'agit d'une longue nouvelle ou novella de plus de 100 pages – c'est-à-dire plus long qu'un roman d’Amélie Nothomb. Elle constitue l'attrait majeur de ce recueil, les autres nouvelles d'un format plus court sont beaucoup plus classiques et, à mon humble avis, beaucoup moins intéressantes.

Pragmatic Thinking and Learning

Ce livre est écrit par l'auteur du best seller qui caracole depuis 20 ans désormais – une édition anniversaire vient de sortir – en tête de toutes les listes de livres d'informatique: The Pragmatic Programmer. Il a depuis créé sa propre maison d'édition dont le nom reprend le titre de son livre: The Pragmatic Bookshelf. Practical Thinking and Learning – et non Pragmatic – n'est pas un livre d'informatique, mais un hybride entre un livre d'informatique et un livre de développement personnel – genre que l'on nomme parfois aussi soft skills.