Depuis l’invention de l’écriture, l’obscurantisme quel que soit la forme qu’il prend s’est toujours attaqué à la connaissance, car elle émancipe, et donc aux livres qui en sont le récipient. La bonne nouvelle est qu’ils n’y sont a priori pas parvenus – Trump est en train de faire une nouvelle tentative. Cette histoire, comme beaucoup d’autres donc le plus connu reste certainement le Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, raconte la révolte contre la destruction des livres.
Bien que voir une flamme s’approcher d’un livre me donne des sueurs froides, je n’ai pas été séduit par l’histoire. La narration est dans le canon des grands classiques de la BD. Un groupe de héros – ou plutôt des antihéros – qui n’ont aucune chance de s’entendre et encore moins de réussir vont se lancer à corps perdu dans l’aventure. J’ai malheureusement perdu depuis longtemps ma naïveté d’enfant et j’ai trouvé cette aventure trop longue et ses rebondissements trop attendus.
Les dessins sont à la hauteur. Dans ce style classique, ils sont un régal pour les yeux et donnent envie d’aller faire un tour du côté du sud de l’Espagne pour visiter l’Alhambra. Il y a du travail et de grande qualité, j’en veux pour preuve l’excellente notice qui figure en fin d’ouvrage et qui donne des éléments sur cette ville qui était à cette époque la capitale européenne de la culture.
Wilfrid Lupano & Léonard Chemineau. La Bibliomule de Cordoue.Dargaud, 2021.