Bd

Le triangle secret T1

Le triangle secret est avec Le troisième testament et Le décalogue l’un des désormais classiques de la BD ésotérique. J’avais acheté les deux derniers, mais lu uniquement Le troisième testament, c’est dire si ce sujet m’intéresse. J’avais toujours dans le viseur Le triangle secret même si l’aspect graphique me rebutait un peu – le mot est fort, disons ne m’attirait pas vraiment. Comme pour le décalogue chaque tome est confié à un dessinateur différent, mais ici la différence de style est subtile voire difficilement perceptible.

L'été Diabolik

L’été Diabolik est un plongeon dans un grand bain de nostalgie. Celle des années 60, des vacances au soleil, des premiers émois et des magasines de bande dessinées achetés dans les kiosques. Tout ceci sous fond de guerre froide dans la grande tradition des romans d’espionnage à la John le Carré. L’histoire se décompose en deux parties distinctes. La première est le récit des souvenirs et des événements plus que troublants relatifs à la période des années 60.

Invincible T1

Robert Kirkman est surtout connu pour sa série Walking Dead1. Avant cet énorme succès, il avait créé une série de super-héros main stream nommée Invincible. On pourrait penser que cette BD n’est qu’un hommage à l’âge d’or des comics. Et il y a indéniablement de ça, les clins d’oeil sont suffisamment appuyés pour qu’un piètre connaisseur comme moi les détecte immédiatement. De la référence à Tom Strong en passant par de grosses similitudes avec l’univers DC, notamment avec Superman et la JLA – je ne parle même pas de la présence des héros d’Image Comics.

En cuisine avec Kafka

Des strips – ou du dessin de presse – sur le thème de la littérature, avec un petit zeste de culture geek, tout ceci dans un style minimaliste irrésistible: que demander de plus ! Ce livre est l’oeuvre de Tom Gauld qui illustre ainsi chaque dimanche le cahier littéraire du Guardian – pas mal. Comme toujours avec ce genre d’exercice, c’est un numéro d’équilibriste. Il y a du très bon et du moins bien.

L’Homme qui tua Lucky Luke

Comment remettre Lucky Luke au goût du jour, comment sortir une nouvelle aventure qui intéressera un public plus large que les nostalgiques et les aficionados – ou les amateurs de Laurent Gerra ? L’équation semble compliquée à résoudre et pourtant, selon moi, Matthieu Bonhomme y est parvenu haut la main. Il est vrai que Lucky Luke a pas mal vieilli – enfin pas le personnage qui a toujours le même âge, mais la série.

Black Op T1

J’avais envie d’une BD un peu à l’ancienne, un bon vieux franco-belge. Je tombe sur le premier tome de Black Op à la bibliothèque dont la couverture aguicheuse avait déjà attiré mon regard à la librairie. Je ne risque pas grand-chose, allez je l’embarque. Je voulais du classique et je n’ai pas été déçu sur ce point, c’est du très – trop – classique : le traumatisme de l’enfance, la rivalité / trahison amoureuse, un complot pour faire élire les méchants républicains.

Les Phalanges de l’Ordre Noir

Un baroud d’honneur Combat désespéré avant l’issue fatale d’une bataille, militaire ou non. – Wiktionnaire Cette expression résume à elle seule ce livre. C’est celui que d’anciens extrémistes de gauche face à des extrémistes de droite vont mener de nombreuses années après la guerre d’Espagne. A présent, ils sont devenus des vieillards et vont mener leur dernière bataille. Il s’agit d’un one shot touffu paru en 1979 – 1 an après ma naissance, ça commence à faire – que l’on doit à la collaboration entre Enki Bilal et Pierre Christin.

Le combat ordinaire

Le titre est un oxymore. Un combat n’est jamais ordinaire même si c’est celui de la vie. Le fond et la forme jouent également sur le contraste. Un dessin gai et des couleurs chatoyantes qui pourraient convenir à un récit humoristique alors qu’ils servent un propos globalement très sérieux – voire parfois un peu triste. Soyons clairs, nous sommes en présence d’un oeuvre de très grande qualité. Ce que j’ai dit concernant les dessins n’est d’ailleurs pas péjoratif, ils procurent un grand plaisir de lecture et mettent en scène des personnages attachants et expressifs.

Les Pauvres Aventures de Jérémie

Je n’ai pas beaucoup d’inspiration, mais je tenais tout de même à écrire quelque chose pour dire le plaisir que m’a procuré la lecture de ces trois albums mettant en scène Jérémie. Jérémie est un post-adolescent qui travaille dans l’industrie du jeu vidéo. Il passe beaucoup de temps avec son meilleur ami et la soeur de celui-ci. Sa préoccupation numéro une est un sujet qui reste plus complexe à maîtriser pour notre anti-héros qu’une console de jeu, les filles.

Missionnaire

En farfouillant dans mes exemplaires des notes de Boulet, je suis tombé sur une série de livres au même format (parus dans la même collection Shampooing) dont certains comme le carnet de Joann Sfar intitulé Missionnaire que je n’ai pas encore lu – il faut bien se garder une petite réserve. Lors de la Master Class que lui a consacré France Culture, il disait que ses carnets ne se vendaient pas – il ne s’en plaignait pas, mais disait simplement qu’ils n’intéressaient que ses proches et encore, il en existe pourtant 12 à l’heure actuelle.

The Woods T1

Tout un lycée se retrouve transporté sur une lointaine planète où la flore et la faune semblent plutôt hostiles – en lisant ce livre on se rend compte que c’est un doux euphémisme. Ce n’est pas très rationnel car aucune explication n’est fournie au lecteur. Mais c’est un point de départ, c’est comme ça. On dirait un sujet de rédaction. A partir de là, imaginez ce qui va arriver, écrivez la suite.

Les nouvelles aventures de Lapinot T1

– Si tu mourais, tu voudrais que j’aille dans un univers parallèle où tu n’es pas mort et que je te ramène ici ? – N’importe quoi. – Bâh non … Ça ferait plaisir aux gens ici à qui tu manquerais. – Oui. Mais après, je manquerais aux autres de l’univers parallèle où je ne serais plus. Lapinot est de retour, bonne nouvelle. Lewis Trondheim nous a fait une bonne blague – ou avait besoin d’argent.

Groenland Vertigo

Adapter les Racontars Arctiques en BD a donné des idées à Hervé Tanquerelle. Il met en scène son alter ego qui embarque pour une exploration digne d’une aventure de Tintin. Il ne cache pas ses sources d’inspiration puisque même la police de caractère utilisée sur la couverture rappelle – c’est peut-être la même d’ailleurs, les éditions Moulinsart pourraient lui faire un procès – les albums d’Hergé. Il exploite comme son ainé le contraste entre les paysages, et plus généralement les décors, détaillés et les personnages volontairement stylisés – les yeux de certains personnages rappellent ceux des personnages d’Hergé.

La Grande Odalisque

C’est quoi déjà, la Grande Odalisque ? C’est la peinture de la nana qui a trois vertèbres en plus que tout le monde. Connue justement pour ce truc de vraisemblance sacrifié au profit de la beauté. La définition est posée et nos deux puis trois héroïnes vont tenter de la subtiliser en plein musée du Louvre. Si vous vous intéressez un peu à la BD, vous avez très certainement entendu parler de cette association de trois jeunes talents – stars montantes – de la scène française qui se sont associés pour livrer leur version de l’excellente série d’animation – qui a bercé ma jeunesse – Cat’s Eyes.

Gantz T1

Gantz ou comment enfoncer tous les tabous. Ultra-violence, vengeance, sexe, jalousie, tous les côtés sombres de l’être humain y passent. Femmes, enfants, vieillards, personne n’est épargné. Il semblerait que le no limit soit la règle que s’est imposé l’auteur pour le scénario de ce manga hors-norme. A chaque fois où l’on pourrait se dire «non là il ne va pas oser», il fonce sans état d’âme. En deux mots, des personnes décédées se retrouvent dans un petit appartement – une sorte de purgatoire – depuis lequel ils sont téléportés dans une ville pour accomplir des missions qui consistent à dézinguer des aliens.

From Hell

Trop éprouvé par la lecture de From Hell du grand Alan Moore, je ne suis pas parvenu à écrire quelque chose de cohérent. Tout ce que j’ai réussi à faire est d’établir cette liste d’observations que je livre en l’état. Le grand scénariste Alan Moore, l’adaptation du film, l’ambition folle de cette BD font que j’avais envie de ce livre depuis qu’il est sorti chez Delcourt il y a une quinzaine d’année et voilà que je le reçois en cadeau pour ma fête – elle est pas belle la vie.

Kairos

J’ai piqué cette BD dans le rayon jeunesse et bien mal m’en a pris – rassurez-vous je ne l’ai pas arrachée des mains d’un enfant qui s’est mis à hurler. Il faut bien se résoudre à grandir un jour et, malheureusement, côté BD, j’ai perdu un peu de ma candeur au fil des années. Pourtant je m’étais dit qu’il devait m’en rester un peu. Disons assez pour un petit récit d’aventure pas trop ambitieux aux jolis dessins d’inspiration manga à lire les soirs de la semaine.

Gérard

Mathieu Sapin commence a être un habitué des portraits. Après avoir suivi l’ancien pensionnaire de l’Elysée dans Le Château, il file le train à un autre personnage public. Ce dernier est bien plus truculent puisqu’il s’agit du monstre sacré du cinéma français, celui que le monde entier – enfin surtout les russes – nous envie, le grand, l’inimitable, Gérard Depardieu. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on a définitivement quitté le registre policé de la communication bien maîtrisée pour entrer avec fracas dans le brut de décoffrage.

Faire la loi

Je ne sais pas si l’idée du jeu de l’oie est partie d’un jeu de mots douteux par rapport au titre – je n’ose pas y croire. Illustrer le parcours du combattant que représente l’adoption d’une loi par une partie de jeu de société est une vraie bonne idée. L’exemple utilisé est celui de la loi Macron. Comme celui qui lui a donné son nom est devenu depuis notre président c’est aussi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur l’homme et sur sa force de caractère.

Les marais du temps

Cet album est le deuxième d’une collection initiée en 2006 intitulée Une aventure de Spirou et Fantasio par … Le titre de la collection parle de lui-même et offre à des auteurs et des dessinateurs de talent l’occasion de se frotter à l’un des mythes de la bande dessinée franco-belge. Le duo Yoann (Chivard) / Fabien Vehlmann a ouvert la voie et c’est Franck Le Gall qui a pris la suite en solo.

Sillage T1-3

C’est en tombant sur le rayon de la série Sillage à la bibliothèque que j’ai eu la surprise de constater qu’elle comptait à présent 19 tomes ! J’en ai a peu près une dizaine à la maison et mon premier achat correspond à la découverte de la série au début des années 2000 – je dirais 2001. C’était la grande époque de la découverte des séries Delcourt, que de bons souvenirs Garulfo, De Cape et de Crocs … Et je dois dire que Sillage faisait partie de mes préférées.

Choc T1

Monsieur Choc apparaît pour la première fois en 1955 dans le journal de Spirou. Créé par le dessinateur Willy Maltaite – dit Will – et par le scénariste Maurice Rosy, Monsieur Choc est alors destiné à devenir l’indestructible adversaire de Tif et Tondu. […] Presque cinquante ans après sa dernière apparition dans une aventure de Tif et Tondu, Monsieur Choc revient sur le devant de la scène. Seul, cette fois.

Chroniques de la vigne

J’ai été incapable de voter pour Nicolas Sarkozy. Je me méfie des gens qui ne boivent pas du tout – sauf contre-indications médicales ou religieuses, bien sûr. Je suis persuadé qu’ils craignent de perdre le contrôle avec trois verres dans le nez. S’ils s’estiment potentiellement dangereux à table alors j’imagine au pouvoir ! L’homme qui tient ces propos a 90 ans, 40 000 bouteilles au compteur et beaucoup d’histoires à raconter.

Klezmer T2

Dans ce second tome (vous pouvez lire l’article consacré au premier ici), c’est vraiment la joie qui domine, celle incomparable transmise par la musique. Cette sensation est parfaitement rendue, on a l’impression de participer à la fête. Des éléments comme la scène isolée dans la salle de bain ou le récit enchâssé du conte narré par Tchokola sont des respirations, des contrepoints qui donnent de l’ampleur au récit. Tout ceci fait de ce tome le point d’orgue de la série.

Perceval

Perceval est un personnage, un chevalier, de la légende arthurienne bien connu. Si l’on faisait un sondage je dirais qu’il finirait au pied du podium après Arthur (cf. L’Enchanteur), Lancelot et Merlin et juste devant Gauvain (cf. Le géant enfoui). Cette bande dessinée est librement inspirée du texte Perceval ou le conte du Graal de Chrétien de Troyes, daté de 1180. Autant que je puisse en juger puisque je n’ai pas lu le texte original – c’est au-delà de mes compétences –, je trouve que c’est plutôt bien fait.

L'ami Javin

L’ami Javin est le tome qui inaugure le premier cycle de La Quête de l’oiseau du temps. Ca fait déjà une bonne raison de commencer la lecture de cette série incontournable de la fantasy par ce volume. La deuxième est que ce cycle, appelé Avant la Quête, a été publié après le cycle principal, La Quête, et qu’il bénéficie de dessins plus modernes dirons-nous. Ils sont d’ailleurs un des points forts de cette BD qui n’en manque pas.

Bjorn le Morphir T1

Le terme morphir désigne une certaine classe de héros nordiques, la plus rare. Le morphir se distingue par l’évolution soudaine de son caractère et de ses aptitudes physiques: d’abord peureux et malingre, il se «lève» un beau jour pour devenir un guerrier d’exception. Il s’agit d’une adaptation en bande dessinée du roman éponyme1 destiné à la jeunesse et publié par L’école des loisirs. Lorsque j’ai appris cette information à la toute fin de ce premier tome, je n’ai pas été surpris une seconde puisque j’avais justement pioché cette BD dans la rayon jeunesse de ma bibliothèque – depuis que j’emprunte leurs BD les enfants me détestent.

Les Formidables aventures de Lapinot T8

L’un de nous va mourir, je l’ai lu dans les cartes … Et voilà toute l’intrigue du livre. Dans ce qui pourrait ressembler à un huis clos, les dangers vont se multiplier pour les principaux protagonistes. Evidemment Lewis Trondheim multiplie les fausses pistes. C’est un secret de polichinelle, mais je ne vais pas révéler l’identité de la victime – c’est un véritable sacrilège. Cette histoire illustre bien la difficulté d’échapper à son destin.

Idéal Standard

J’avais quitté Aude Picault après une escapade en voilier (_Transat) et une feria bien arrosée (Fanfare_). Je la retrouve avec grand plaisir après quelques années même si elle s’est un peu empâtée, c’est l’âge. Je plaisante évidemment puisque le personnage principal de cette histoire est une infirmière en néonatalogie de 32 ans prénommée Claire. Peut-être partagent-elles toutes les deux les mêmes interrogations sur la vie de couple et les enfants. Il est vrai que la pression sociale sur ce sujet est énorme – qui plus est lorsque l’on travaille avec des nouveaux nés.

La vie secrète des jeunes T1

Je me souviens d’une émission géniale qui s’appelait _Strip-tease_. Le principe était méchamment simple. Il s’agissait juste de filmer des gens. Il n’y avait aucun commentaire, pas d’effet de caméra, pas de mise en scène. Rien que la réalité crue – et moche. Tout le monde adorait cette émission pour une simple et bonne raison, la réalité dépassait de loin la fiction – la télé-réalité la vraie n’a pas commencé avec Loft Story.

L’univers

C’est le premier livre dont je parle appartenant à la collection «La Petite Bédéthèque des Savoirs» publiée par les éditions Le Lombard. Ce sont de petits formats – donc pas chers – dont le principe simple est selon moi une grande idée – j’ai toujours été un ardent défenseur de la BD, convaincu qu’elle est dotée d’un potentiel pédagogique énorme encore trop peu exploité. Un spécialiste et un dessinateur s’unissent pour vous faire comprendre le monde en bande dessinée.

Chaos Team - Intégrale Saison 1

La Chaos Team est une équipe de mercenaires appartenant à la société Blackfire – si ça ne vous dit rien, c’est normal, c’est une fiction ;-). Comme tout milice privée, elle n’a pas l’habitude de travailler pour la gloire ni pour défendre la veuve et l’orphelin. Elle met simplement – et sans trop se poser de questions – ses talents au service du plus offrant: narcotrafiquants, extrémistes religieux ou politiques, bref, que du beau monde.

Dans l’ombre de la peur

Commençons par une clarification. Puisque je travaille dans ce domaine, je peux en parler. Le sous-titre choisi par l’éditeur français, Ça et Là, Le Big Data et nous ne me semble pas approprié. Ce livre traite de la collecte et de l’utilisation des données personnelles. Le Big Data n’est qu’un moyen. Un ensemble de technologies permettant de stocker et de traiter de très gros volumes de données. Il ne présume donc en rien de la nature des données qu’il permet de manipuler.

Les meilleurs ennemis

Avant de lire ces livres, je savais que les relations entre les États-Unis et le Moyen-Orient étaient complexes, mais je n’imaginait pas qu’elles l’étaient à ce point et depuis si longtemps. Depuis les premiers conflits liés à des actes de piraterie il s’est passé des choses: Israël et la guerre quasi permanente avec ses voisins, les liens avec L’Arabie Saoudite, le théâtre de la guerre froide avec la Russie, la guerre en Irak, le post 11 septembre et Al-Qaida et enfin le printemps arabe et toutes ses conséquences – et j’ai oublié beaucoup de choses.

Jamais deux sans trois

Malgré un intérêt soutenu porté à la bande dessinée depuis une quinzaine d’années, je dois encore une fois constater – et bien avouer – mon ignorance. Je n’avais encore rien lu de l’illustrateur et dessinateur de BD de premier plan Jean-Claude Floch, dit Floc’h et de son compère scénariste Jean-Luc Fromental. A la bibliothèque, je suis tombé par hasard sur Jamais deux sans trois. J’ai pris une claque en feuilletant les pages de cet album.

Un chant d’amour

D’où vient ce titre ? Un chant d’amour est un film de Jean Genet. Depuis leurs cellules, deux prisonniers arrivent à communiquer grâce à un trou percé dans le mur qui les sépare. C’est un bon début, mais l’auteur nous donne une autre explication. Ces mots ont été prononcés par notre ancien président François Hollande – il est enfin parti, la meilleure décision de son quinquennat – lors d’un diner en compagnie du premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahou.

Une soeur

Bastien Vivès nous livre une chronique des vacances d’été une sorte D’Hôtel de la plage moderne car oui le téléphone portable à fait son apparition. Même s’il n’a pas – encore – pris le dessus sur les indétrônables de la période que sont les cuites et l’amour. C’est alors pour un jeune garçon un peu introverti préférant le dessin aux activités sportives l’épreuve de la confrontation aux autres. Ce ne sont ni les premiers ni les derniers abrutis qu’il croisera.

Les Mohamed

Cette bande dessinée est l’adaptation du livre Mémoires d’immigrés1 de Yamina Benguigui. J’avoue que j’étais depuis longtemps intrigué par cette couverture et ce titre lorsque je l’apercevais sur les rayonnages de la bibliothèque municipale. Le design des personnages n’est pas étranger à cette impression, il m’a rappelé Maus2, mais je ne sais pas si c’est intentionnel ou si ce procédé n’est là que pour rappeler que la parole a été donné à des sans voix par Yamina Benguigui et à des sans visages, par Jérôme Ruillier – en même temps à bien y réfléchir, ça n’aurait pas été simple de mettre des visages, forcément inventés, sur ces récits – à moins que des photos existent, j’avoue que je ne sais pas.

Les déserteurs

Syrie, 303 après Jésus-Christ. Nous suivons avec une vision panoramique le parcours de trois brigands dans ce monde en pleine mutation. C’est le début de la fin de l’Empire romain – à cette époque il est gouverné par quatre empereurs – et le christianisme est en train de remporter la bataille des religions. Bref, le monde est le théâtre de changements majeurs qui se traduisent de façon pratique, sur le terrain, par une grande agitation que nos trois compères vont subir de plein fouet.

Shangri-la

Shangri-la c’est bien le titre de cette BD. A cause de la police de caractère utilisée sur la couverture j’ai dû vérifier et donc je vous le confirme il est bien correct et n’a rien à voir avec la boisson fruitée que l’on peut déguster en grande quantité l’été en Espagne – ça aide pour les 5 fruits et légumes par jour. Redevenons sérieux pour parler du livre car nous sommes devant une très grosse et très belle BD de SF qui me fait un peu penser à Universal War One (UW1) lorsque je découvre l’objet et en feuillète les pages.

Chiisakobé T1-4

Dès que j’ai vu la couverture de ce manga, j’ai su qu’il était pour moi. J’ai alors immédiatement réservé les quatre tomes qui composent la série à la bibliothèque et attendu avec impatience – c’est la première fois que je réserve un livre à la bibliothèque. Deux choses très liées m’ont tout de suite attiré. La première est ce personnage énigmatique dont le visage est presque entièrement masqué par sa barbe et ses cheveux.

La Présidente T1

Et si le 7 mai 2017, d’une poignée de voix, Marine Le Pen était élue présidente de la République ? La Présidente est de circonstance. Ecrit en 2015, son actualité est brulante. Si François Durpaire avait imaginé une revanche Hollande / Sarkozy – qui pourrait lui en vouloir – le risque et sa probabilité restent les mêmes. Pour réaliser ce document de politique fiction – le terme d’uchronie apparaît à raison dans son avant-propos – l’auteur, lui-même universitaire et historien, s’est entouré de plusieurs spécialistes (Emmanuel Lechypre, Thomas Legrand, Ulysse Gosset et Wallès Kotra) dans les différents domaines abordés.

Les Ignorants

Je n’avais pas lu du Davodeau depuis le poignant Un homme est mort1. Quelle erreur ! La lecture des Ignorants me conforte dans ma première impression, nous avons affaire à un très grand auteur – je pense que je vais rafler tout le rayon Davodeau lors de mon prochain passage à la bibliothèque. Il nous parle de la rencontre entre deux arts celui du vin et celui de la bande dessinée.

Lookbook T1

Ce livre est affreux, mais tellement drôle. L’auteur ne censure rien, c’est très cru – très vulgaire diront certains –, mais tellement bon. Je suis tombé dessus par hasard au magasin de BD. Je l’ai feuilleté et j’ai commencé à lire une page par curiosité et je me suis marré, puis une autre et puis j’ai décidé de l’acheter, il me rappelait un livre que j’avais bien aimé, J’aime pas la chanson française.

Le Château

Ce n’est pas une surprise, mais une confirmation de l’avis que je m’en faisais. J’adore la politique en BD depuis Quai d’Orsay et je n’ai pas été déçu par ce livre. J’ai passé un bon et long moment en sa compagnie. Pourtant la presse n’a pas été unanime lors de sa sortie, à tel point que j’avais renoncé à l’acheter. Je me doute que les reproches qui lui ont été faits concernent son manque de critique envers le président et son gouvernement.

Pascal Brutal T4

Je suis un grand fan de Pascal depuis ma lecture des tomes 1 à 3. Avec sa projection dans un monde d’anticipation, Riad Sattouf ne fait pas que nous divertir. Il dénonce la bêtise et la laideur dans laquelle notre monde est en train de basculer – au moins et je ne suis pas loin de partager son avis. L’éclat de rire provoqué par certaines scènes a un arrière goût amer quand on songe que la caricature n’est parfois, malheureusement, pas très loin de la réalité.

Vinland Saga T1

Par curiosité, j’ai commencé à lire le premier tome de Vinland Saga. Je voulais savoir s’il y est question de mythologie nordique qui est un sujet que j’adore. Pour l’instant je n’ai rien vu de tel, mais plutôt ce qui semble être une troupe de mercenaires Viking. Comme le font les bons mercenaires, ils se mettent au service des chefs de guerre en échange d’argent. Ils assurent la victoire contre une – très grosse – part du butin.

Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B

En ouvrant ce livre on sait tout de suite que c’est du Tardi, mais on pense aussi évidemment à un des chefs-d’oeuvre du neuvième art, le Maus1 de Art Spiegelman. Les deux oeuvres traitent du même sujet, la Seconde Guerre mondiale, mais c’est surtout le fait que ces deux grands de la BD racontent l’histoire de leur père respectif qui pousse à ce rapprochement. Ils utilisent des procédés narratifs similaires en s’incluant dans le récit pour apporter un contrepoint au témoignage du vécu.

Okko T1-2

Okko est un samouraï sans maître, un ronin – je fais mon malin dès le début en employant un terme technique. Pourtant, il n’est pas seul. Il est accompagné d’un bonze – et hop un autre pour dire moine bouddhiste – ayant un fâcheux penchant pour le saké et d’un personnage très énigmatique voire même assez effrayant. On ne sait pas si c’est un homme ou un démon. Pour ajouter au mystère, son visage est toujours caché sous un masque d’Oni – décidément les recherches sur Wikipedia m’auront donné du fil à retordre, ce sont des démons, des sortes d’ogres japonais – et l’on croit bien discerner des griffes au bout de ses doigts.

Aldebaran T1-5

J’ai toujours regardé cette série du coin de l’oeil, mais rebuté par les dessins, j’avais toujours renoncé à la lire. Enfin plus précisément par le dessin des personnages. Il y a vraiment quelque chose qui cloche. Ils sont trop académiques, trop statiques, ils sont à l’opposé du naturel et ressemblent un peu à ces mannequins de bois dont les dessinateurs se servent comme modèles. Leur visage est particulièrement surprenant on dirait que leur expression est figée et je ne parle pas des coiffures sorties tout droit des années 80 – en même temps la série n’est pas toute jeune puisque le premier tome a paru en 1994.