Je ne m’étais pas intéressé à Laura Kasischke depuis la lecture d’Esprit d’hiver qui m’avait laissé une impression mitigée. J’avais récupéré En un monde parfait lors de la vente annuelle de livres à la bibliothèque – il faut certainement en conclure qu’il avait eu du mal à trouver son public. Et en tombant sur sa belle couverture (y figure un détail d’un tableau de l’artiste réaliste John Register), je me suis mis à le lire. C’est souvent lorsque nos attentes sont les moins grandes que l’on vit les meilleures expériences. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé.
J’ai beaucoup aimé cette histoire qui débute par le portrait très réussi d’une femme un peu paumée. On sent une fragilité, un manque de confiance en soi. Puis l’histoire a pris un tour inattendu mais, je ne vais pas en dire beaucoup plus pour ne pas gâcher le plaisir aux futurs lecteurs. Cette lecture m’a donné envie de me pencher sur les nombreux autres ouvrages qu’elle a écrit.
Laura Kasischke. En un monde parfait. Traduit par Éric Chédaille, Christian Bourgois, 2010.