Le Vent dans les Saules est une série que j’ai lu à plusieurs reprises avec toujours autant de plaisir. Je parle de l’adaptation en bande dessinée par Michel Plessix du classique de la littérature jeunesse de Kenneth Grahame – plus connu au Royaume-Uni qu’en France. Le livre s’intéresse à un groupe d’animaux anthropomorphiques qui mènent une vie paisible à la campagne. Ils profitent de la douceur de vivre en fins gastronomes, leur quiétude n’étant troublée que par les frasques de leur incorrigible voisin Crapaud.

L’adaptation est magnifique, les dessins fourmillent de détails et leur style classique leur assure un caractère aussi intemporel que l’oeuvre originale. Ce parti pris ne doit pas occulter un cadrage plus moderne qu’il n’y parait avec notamment de très belles cases sur plusieurs plans. Cette série est un refuge de papier glacé, un endroit que l’on connait où l’on se sent bien et dans lequel on a plaisir à revenir. Ce n’est pas ce cher Taupe qui me contredirait.

Il se dit que c’était bon d’avoir un lieu à soi, un refuge. Peu importait d’y vivre souvent. Simplement savoir qu’il existe, toujours accueillant. Comme un ami.


Michel Plessix. Le vent dans les saules. Delcourt, 1996.