La condition pavillonnaire

C’est LE roman de la classe moyenne des années 1960-1970. Un roman où l’on peine à trouver le romanesque tant il est froid et clinique – c’est évidemment voulu. J’ai pensé aux Choses de Georges Perec, notamment à cette même façon de décrire une existence depuis une position en surplomb. La narration à la deuxième personne du singulier renforce encore cette impression de distance. Cette aridité ne signifie pourtant pas que le roman soit dépourvu d’émotions, bien au contraire. Il plonge progressivement le lecteur dans une mélancolie proche de la dépression. Il en ressort quelque chose d’inéluctable, comme s’il n’était pas possible d’échapper à sa condition. ...

18 sept. 2026 · #1017 ·  Roman  ♥