Le marquis d’Anaon quitte les frontières françaises pour se rendre en Egypte sur les traces de la pyramide de Khéops. Cette fois ce n’est pas pour répondre à l’appel d’une âme en peine mais suite au legs surprise de 10 000 livres par un inconnu. Un original, un explorateur qui aurait péri en Egypte dévoré par trois crocodiles – voilà une manière peu banale et peut-être un peu trop romanesque de trouver la mort.

La série poursuit son virage vers l’aventure puisque le fantastique est, dans ce cinquième tome, très peu présent voire quasiment absent. Le dessin est toujours aussi somptueux – dans la grande tradition franco-belge – et sert parfaitement les décors égyptiens et notamment le centre ville du Caire. La qualité de l’ensemble est elle aussi toujours au rendez-vous. Par contre, l’interêt de l’histoire est moindre comparé au tome précédent et la chute est un peu décevante. Ce n’est pas grave, on suit toujours les aventures de cet homme intelligent et droit avec autant de plaisir.


Fabien Vehlmann et Matthieu Bonhomme, Le Marquis d’Anaon #5, Dargaud, 2008, 48 p, Amazon.