Méfiez-vous des sorcières et encore plus de leur reine car elles sont partout. Elles camouflent leur apparence sous des perruques, des gants et des chaussures. Le dernier point est certainement le moins connu et le plus facile à identifier, elles n’ont pas d’orteils – vous n’en croiserez donc pas en tongs à la plage. Dans la masterclasse1 qui lui a été consacrée, Pénélope Bagieu avoue avoir trouvé et utilisé ce subterfuge pour éviter de dessiner les pieds car elle dit ne pas savoir. Il faudra vérifier dans le livre de Roald Dahl2 s’il évoque cette particularité physique, puisqu’il s’agit d’une adaptation de son livre en BD. Méfiez-vous donc surtout si vous êtes un enfant puisqu’elles les détestent par dessus tout et veulent les éradiquer. Cette mise en garde est faite par la grand-mère à l’intention de son petit fils qu’elle a recueilli et qu’elle élève désormais. Mais que penser alors des pieds de la grand-mère ?

Les dessins ne sont clairement pas le point fort de cette bande dessinée. L’auteur a indiqué, dans cette même émission, les avoir réalisé entièrement sur tablette et dans des délais assez serrés – de là à y voir une relation de cause à effet. Au final une déception car l’ouvrage avait été plébiscité lors de sa sortie – serait-ce dû à l’efficacité de la communication ou à l’aura de Roald Dahl dans l’univers de la littérature jeunesse ? Ni les dessins donc ni l’histoire ne sont convaincants ou alors nous sommes complètement passés à côté.

P.-S.: Merci à Éva avec qui j’ai lu ce livre et écrit cet article.


Bagieu, Pénélope & Dahl, Roald. Sacrées sorcières. Gallimard Jeunesse, 2020.