Cet objet remarquable attire immanquablement le regard. Dos toilé, signet en tissu rouge, couverture épaisse et débossée (en relief). En l’ouvrant on découvre des personnages anthropomorphiques tout mignons dans un dessin à se damner – quelque part entre Blacksad et le Vent dans les Saules – le tout dans ce qui ressemble à de la couleur directe réalisée à l’aquarelle dans des tons pastels. Ces animaux habitent un petit village bien tranquille et l’histoire se déroule dans les années 80. De quoi à passer un bon moment de détente. Mais en observant la couverture d’un peu plus près on est pris d’un doute affreux, que contient le sac que traîne l’ourse ? Ne serait-ce pas …, non ce n’est pas possible.

Tout est propre et bien rangé.

L’histoire n’est donc pas aussi idyllique qu’il n’y paraît, elle est même très bien pensée et, ni une ni deux, on se retrouve embarqué dans cet univers sans pouvoir lâcher le livre, tiraillé entre l’envie de prendre le temps de contempler chaque case et celle de tourner les pages pour connaître la suite. J’adore ce contraste entre le style et le fond, ce n’est pas nouveau, mais à ce niveau de qualité ce n’est pas si fréquent.

Patrick Horvath n’avait rien publié avant ce livre et on peut dire que c’est un coup de maître. Sans aucun doute, une des BD de 2025 et, bonne nouvelle, il travaille sur la suite qui devrait être publiée l’année prochaine.


Patrick Horvath, Beneath the Trees Where Nobody Sees, Anakama, 2025.