Le titre du roman en anglais reprend le titre d’une chanson des Beatles, Norwegian Wood, l’histoire d’une rencontre entre un homme et une femme qui ne se termine pas très bien. C’est en quelque sorte un livre de jeunesse de l’auteur puisqu’il s’agit de son 5e roman. Ce qui me fait employer le terme roman de jeunesse se rapporte plus au narrateur qu’à l’auteur. Le narrateur est un étudiant. Cette époque est celle des amitiés et des amours passionnels, mais c’est aussi lors de cette période propice à de nombreux bouleversements que de profonds mal-êtres peuvent se révéler. Ce roman correspond à l’idée que je me fais du romantisme japonais qui met en scène autour du narrateur des personnages aussi opposés que le soleil l’est de la lune.

Contrairement à de nombreux romans d’Haruki Murakami, on ne peut pas ranger celui-ci dans la catégorie du réalisme magique, par contre il contient bien cette poésie du quotidien que j’affectionne tant.

A cinq heures et demie, je fermai mon livre [Lumière d’août de Faulkner] et sortis pour aller dîner légèrement. Je me demandai soudain combien de dizaines ou de centaines de fois allait se répéter un pareil dimanche. “Un dimanche calme, paisible et solitaire”, dis-je à haute voix. Je ne remontais pas mes ressorts le dimanche.


Haruki Murakami. La ballade de l’impossible. Traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle, 10 X 18, 2011.