J’étais curieux de lire celle qui a figuré – en tant qu’outsider, mais qui a finalement terminé en deuxième position – dans la liste finale du Goncourt 2025. Avec Le Bel Obscur, Caroline Lamarche était parfaitement dans la tendance de l’année, le roman – ou l’autofiction – familial.

J’ai soulevé le couvercle au bois gonflé et sorti une pile de documents.

La photo retrouvée dans une vielle malle, on a déjà vu ça assez souvent. Anne Berest avec La carte postale et cette année Finistère, Christophe Boltanski dans Les vies de Jacob sans oublier le maître de la mémoire partiellement effacée, Patrick Modiano. Et il faut avouer que ça fonctionne plutôt bien, les enquêtes sont par essence prenantes et l’écriture dynamique teintée d’ironie de l’autrice rend la lecture agréable.

Jusqu’à ce que ses problèmes de couple prennent le dessus – dommage. Votre mari bien aimé qui vous annonce son homosexualité après des années de vie en commun, ça chamboule une vie – petite précision pour dire que je ne divulgâche pas puisque cette information est révélée dès la deuxième phrase de présentation du livre. Bien que ce mélange entre l’aïeul et le mari ne soit pas fortuit, j’ai eu le sentiment qu’elle a fait ce choix car elle se trouvait à court de matière. Même si l’écriture est convaincante, la liaison entre ces deux récits n’est pas très convaincante.


Caroline Lamarche. Le Bel Obscur. Seuil, 2025.