J’ai commencé ce livre avec envie, porté par le très bon En un monde parfait de Laura Kasischke et avec l’espoir d’y retrouver un peu du Maître des illusions de Donna Tartt. Il faut dire que le roman semblait cocher beaucoup de cases susceptibles de me plaire, un campus américain, une atmosphère étrange, un mystère diffus et cette sensation que quelque chose ne tourne pas rond derrière l’apparente banalité du quotidien universitaire.

Et de fait, le début fonctionne très bien. Laura Kasischke installe rapidement une ambiance intrigante et met en place des personnages crédibles. Mon souvenir du roman de Donna Tartt est sans doute trop ancien pour me prononcer sur les similitudes entre les deux livres, mais elles tiennent peut-être davantage à l’atmosphère générale et au décor qu’au contenu lui-même. Mais peu importe finalement, car Les revenants parvient dans sa première moitié à créer son propre mystère et à éveiller suffisamment la curiosité pour donner envie d’avancer.

Malheureusement, le livre finit par s’enliser. Le roman s’étire inutilement, au point qu’il m’a semblé compter facilement deux cents pages de trop. L’histoire avance alors à une allure d’escargot et l’attrait initial s’émousse progressivement.


Laura Kasischke. Les Revenants. Traduit par Éric Chédaille, Christian Bourgois, 2011.