Elric T1
Il y a tellement de choses à dire que je ne sais pas par où commencer. Peut-être par le commencement. Lorsque j’ai découvert ce livre sa couverture sombre a fait ressurgir dans ma mémoire des souvenirs de lecture de l’un de ses nobles prédécesseurs dans la belle collection “Grafica” de la maison Glénat : Le Troisième Testament1. Et tout de suite après, j’ai pensé à l’intégrale d’Elric2, parue chez Omnibus, qui prends la poussière depuis quelques années dans ma bibliothèque – à ce propos, pour accompagner la sortie de la bande dessinée, les éditions Pocket rééditent le cycle d’Elric en trois intégrales 3. J’allais donc joindre l’utile à l’agréable en découvrant cet univers qui me tends les bras depuis trop longtemps par la belle porte d’entrée que constitue cette BD. Pour les amateurs de fantasy, c’est une lapalissade que de dire que le personnage d’Elric existe depuis bien longtemps (1945) sous la plume de l’un des plus grands auteurs du genre : Michael Moorcock. Il a créé son héros comme un anti Conan le Barbare. Né albinos et malade, Elric est également tourmenté moralement. On imagine alors très bien comment des générations d’adolescents – ce n’est pas péjoratif – férus de fantasy ont pu s’identifier à ce héros torturé. ...