Le projet Manhattan eut pour objectif — et il y parvint — de produire la première bombe atomique. Les plus grands scientifiques de l’époque, dont un grand nombre avait été chassé par les nazis, ont participé à ce projet afin de mettre fin à la guerre. C’est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement et quand j’ai vu le titre The Manhattan Projects — notez le “S” — sur une grosse intégrale de chez Urban Comics, j’ai foncé.

Dans les faits cette série est très — mais alors très — librement inspirée de la réalité. On pourrait dire que le point de départ et les protagonistes — ou une grande partie — sont les mêmes, mais pour tout le reste c’est une mélange de science-fiction et d’horreur pas toujours très digeste. C’est même parfois très décousu. On ne voit pas très bien où l’auteur veut en venir et on à l’impression d’assister à une succession d’histoires sans queue ni tête. Il faut avouer que l’histoire devient même relativement incompréhensible par moment. Si vous ajoutez à cela des passages assez dégoûtants — en particulier ceux mettant en scène le schizophrène Robert Oppenheimer — le résultat est très décevant.

C’est surprenant car un gros travail de documentation a été effectué, mais l’extrapolation réalisée à partir de ce travail est assez délirante, hallucinante. J’ai un peu regardé les avis d’autres lecteurs et je ne suis manifestement pas le seul à donner cette opinion très contrastée. Je le déplore car je pense qu’il y avait mieux à faire à partir d’un tel matériau de départ — et aussi parce que j’ai acheté les deux tomes :-(.


Collectif, The Manhattan projects T1: Pseudo-science, Urban Comics, 2018, 472 p, Amazon.