Hope démarre en trombe. La première partie est excellente avant que le livre ne retombe comme un soufflé. On retrouve ce grand classique du roman américain, la famille parfaite qui éclate en plein vol.

Andrew Ridker a choisi une narration basée sur la multiplicité des points de vue. Les différents membres de la famille reviennent sur la même période mais avec de légers décalages temporels – un peu plus dans le passé ou un peu plus loin dans le futur. Le procédé est efficace car l’auteur est bon lorsqu’il s’agit de camper des personnages et de dérouler leurs histoires. La palme revient à la grand-mère qui – malgré le stéréotype – est de loin le personnage le mieux réussi du livre.

Comme dans Les altruistes, le résultat reste agréable à lire, rythmé et souvent drôle, mais pas aussi profond qu’il le laisse espérer dans ses premières pages. Un espoir déçu.


Andrew Ridker. Hope. Rivages, 2023.