Georges Frog T2

Nous retrouvons la suite des aventures de notre grenouille musicienne dans ce deuxième tome. Georges poursuit son rêve et tente de percer dans la musique tout en ne négligeant pas sa vie sentimentale. Mais la vie n’est pas facile et il faudra faire face à des désillusions. Dans ces moments là, les instruments de musique avec lesquels Georges est capable de converser – je n’avais pas remarqué cette faculté dans le premier tome – seront toujours d’un grand réconfort. ...

27 févr. 2010 · #49 ·  BD

Des garçons épatants

Ce roman se déroule dans le milieu universitaire, département littérature. Il aurait pu être écrit par un David Lodge sous cocaïne ou un Bret Easton Ellis sous Valium. Du coup, il est un peu en demi teinte et ne transmet ni le charme et la drôlerie d’un Changement de décor ni le côté complètement déjanté d’un livre comme Les lois de l’attraction. L’histoire est racontée par le personnage principal d’un seul jet sans chapitrage ni pause dans la narration. Cette technique, comme le tournage caméra à l’épaule au cinéma, est utilisée pour donner au lecteur une impression de réalité. Si elle s’avère payante au début, elle finit, comme au cinéma, par donner la nausée. Bref, un bon divertissement sans plus. ...

12 févr. 2010 · #47 ·  Roman

Le Lièvre de Vatanen

Vatanen est un journaliste qui va, au détour d’une route, croiser le chemin d’un lièvre. Ce lièvre sera pour lui le déclencheur et le symbole du changement de vie. Le retour à la nature. Tout arrêter et vivre une vie simple en homme libre. Voici ce que nous raconte ce livre dans un style extrêmement simple voire trop simple. Les aventures causasses de Vatanen prêtent plus à sourire qu’à rire. Les évènements s’enchaînent de manière décousue sans véritable liens entre eux. Le découpage à la hache des chapitres et la narration monocorde ne font que conforter la déception ressentie à la lecture de ce livre. ...

23 janv. 2010 · #44 ·  Roman

L'ombre du vent

L’histoire se déroule à Barcelone sous le régime de Franco. Elle s’intéresse au parcours du jeune fils d’un bouquiniste. Son père, en guise d’initiation l’amène dans un endroit secret où sont conservés des livres rares afin qu’il choisisse et s’approprie un livre. Le jeune garçon va se passionner pour le volume qu’il a choisi et pour son auteur dont l’histoire est plus qu’étrange et mystérieuse. L’idée de départ est intéressante et l’écriture assez belle et divertissante. Par contre, à trop exploiter et délayer ces éléments, le roman perd beaucoup en intérêt et en crédibilité. Je suis rapidement sorti de l’histoire et j’ai eu beaucoup de mal à terminer ma lecture. ...

Le moustiquaire de Berlin

L’album dont je vous parle est le lauréat de la deuxième édition du concours de bande dessinée Glénat / Arte. Ce concours prône l’ouverture et se tourne résolument vers l’avenir car il est européen et n’est ouvert qu’à des auteurs n’ayant jamais publié. J’avais lu, à sa sortie, la bande dessinée des premiers lauréats polonais de ce concours (Essence par par Gawronkiewicz et Janusz) et en avait apprécié l’originalité et la fraîcheur. C’est donc plein d’enthousiasme que j’ai abordé la lecture du travail des nouveaux lauréats, qui sont, cette année, des français. Premier constat, on ne rompt pas avec les recettes du précédent lauréat: une histoire complète en un seul volume, un dessin sympathique, une couverture bleue (je plaisante mais c’est vrai) mais surtout un scénario hors du commun. Qui n’a jamais rêvé de l’extermination pure et simple de ces satanés moustiques. Je parle bien de ces insectes qui semblent n’avoir d’autres buts que nous persécuter allant même jusqu’à nous attaquer lâchement pendant notre sommeil. Nous avons pourtant tout essayé: insecticides, citronnelle, répulsifs odorants, sonores, … Sans penser, comme les assaillants de naguère, à polluer la source de leur alimentation, c’est à dire notre propre sang. Car c’est bien l’extinction qui guette nos héros à trompe s’ils ne peuvent plus s’alimenter en sang de qualité. En effet le sang de la plupart des humains est devenu, malgré eux et involontairement, impropre à la consommation. Mais quelle est la cause de cette affection qui frappe les hommes et indirectement les moustiques. Cette maladie n’est ni génétique, ni d’origine virale, ni due à la pollution mais elle liée à la crise ! ...

2 mars 2008 · #26 ·  BD

Le rituel de l'ombre

Tout d’abord, il faut savoir que ce roman a été rédigé par un duo improbable composé d’un maître franc-maçon, Jacques Ravenne (c’est un pseudonyme), et d’un journaliste ayant enquêté sur les dérives liés à l’ordre, Eric Giacometti. Le rituel de l’ombre est le premier opus d’une série mettant en scène le personnage récurrent du commissaire Antoine Marcas. Ce commissaire, comme vous devez vous en douter, est lié de très près à la franc-maçonnerie. Il a été élevé au grade de maître au sein d’une loge. Durant cette aventure, il se retrouve mêlé, bien malgré lui, à une affaire trouvant ses origines durant la deuxième guerre mondiale. Les francs-maçons sont à nouveau menacés par leur ennemi de toujours. Tout au long du roman, les échanges entre Marcas et les autres protagonistes sont prétextes à évoquer l’univers de la franc-maçonnerie. Ils constituent également un habile moyen d’exposer les différents points de vues sur un sujet aussi controversé que celui-ci, et de poser une fois de plus l’inévitable question : Les francs-maçons sont-ils les bienfaiteurs de la société ou au contraire une communauté de nantis se rendant mutuellement des services ? ...

L'énigme

Ce roman est construit comme une pièce de théâtre – Serge Rezvani est aussi dramaturge – où une courte phrase décrivant le contexte de la scène laisse immédiatement place aux dialogues. Ces conversations se déroulent exclusivement entre trois personnages : un enquêteur du domaine maritime, un criminologiste, poète à ces heures, et un “théseur”. Ces trois protagonistes ont la lourde charge de résoudre l’énigme de la disparition de toute une famille d’écrivains. Les membres de cette étonnante famille ont tous disparu en mer alors qu’ils effectuaient une croisière à bord de leur cabin-cruiseur l’Ouranos. Les seuls indices dont disposent les enquêteurs sont d’étranges symboles gravés sur la coque immaculée du bateau ainsi qu’une masse d’écrits en encombrant les cabines. Curieusement, le “théseur” est l’élément central de ce triumvirat. Il connaît parfaitement la vie de chacun des membres de la famille Knight et est le seul capable d’explorer avec discernement les nombreux écrits retrouvés à bord du bateau. Les deux hommes chargés de l’affaire sont donc à la merci de ce lettré passionné qui va mener du début à la fin cette danse macabre. Il laissera peser le suspens jusqu’au bout, jouant avec les nerfs de ses deux commanditaires. Il distille les informations au compte gouttes, trouve des mobiles à chacun des membres et semble s’en amuser. ...