Après la surprise du premier tome et la lecture des deux suivants, je me suis attaqué au point d’orgue de la série, le quatrième tome. Ce n’est pas moi qui l’auteur qui le dit dans la masterclass que lui a consacré France Culture1. Il dit que l’une des raisons d’écrire les précédents tomes est de donner le contexte suffisant pour présenter les évènements qui se produisent dans le quatrième. Si ça ce n’est pas du teasing.

C’est toujours le père qui est le balancier dans cette série, c’est lui qui oscille entre les deux mondes. L’une des choses qui change dans ce tome est la perception du jeune Riad qui évolue. Il perçoit plus de choses, il se rend mieux compte des événements, du comportement de ses parents et notamment de celui de son père qui semble de plus en plus erratique – c’est le moins que l’on puisse dire.

Sa vie en France lui donne un autre point de vue sur la vie en Syrie qui est particulièrement intéressant. Cette appartenance aux deux mondes offre un éclairage précieux sur les différences fondamentales qui les séparent. Elles sont en grande partie l’héritage d’un passé tumultueux qui a fait naître des rancoeurs qui ne sont pas prêtes de disparaître.

J’oubliais, ce n’est pas le dernier tome de la série, il y a une suite et une fin dans le tome 5.


Riad Sattouf, L’arabe du futur #4, Allary, 2014.


  1. Riad Sattouf: la bande dessinée est un moyen d’expression de la toute-puissance ↩︎