Musique

Klezmer T2

BD
Dans ce second tome (vous pouvez lire l’article consacré au premier ici), c’est vraiment la joie qui domine, celle incomparable transmise par la musique. Cette sensation est parfaitement rendue, on a l’impression de participer à la fête. Des éléments comme la scène isolée dans la salle de bain ou le récit enchâssé du conte narré par Tchokola sont des respirations, des contrepoints qui donnent de l’ampleur au récit. Tout ceci fait de ce tome le point d’orgue de la série.

Boussole

Le mot qui revient le plus souvent lorsque l’on entend parler de ce livre est érudition. Et, après seulement quelques pages, on comprend pourquoi et on ne peut que se rallier à cette opinion. C’est vrai que c’est surprenant, impressionnant – et beaucoup d’autres superlatifs – et même si l’on sait que Mathias Enard est un spécialiste de l’Orient, on se demande comment il a fait pour réunir dans ce roman une telle somme de connaissances, d’anecdotes, d’histoires – avec un petit et un grand H –, bref de tout, une somme, un monde.

Vernon Subutex T1

Virginie Despentes a écrit son voyage au bout de la nuit. Enfin celui de Vernon, un disquaire qui n’a plus que son iPod en poche. La fête est finie, plus de disque ou au moins de magasin qui en vend, les trente ans sont loin, les pots qui ont un peu trop abusé des bonnes choses tombent comme des mouches et c’est carrément tout notre monde occidental d’opulence qui est en train de méchamment se casser la gueule.

Klezmer T1

BD
Raconter les choses comme elles se sont vraiment produites, c’est tellement moche que ça devrait être interdit. Je t’invente une histoire, c’est la moindre des politesses. Lorsque j’ai lu Klezmer pour la première fois, j’ai été tellement séduit par le travail à l’aquarelle que j’ai acheté une petite boîte de peinture de voyage. De retour à la maison je me suis mis à reproduire la vue d’Odessa, tout en bleu pétrole et Orange coucher de soleil, qui est reprise dans la préface – je l’ai toujours et je garde un bon souvenir de cette expérience.

Le piano oriental

BD
Je tournais autour depuis longtemps. J’ai souvent vu son visage jovial qui me faisait de l’oeil derrière les vitrines et j’ai fini par céder au festival de BD de Colomiers – je ne pouvais décemment pas repartir les mains vides. Après seulement quelques pages, je peux dire clairement que je ne regrette pas mon achat. En fait, en étant honnête, même avant de tourner les pages. A vrai dire dès le moment où je l’ai posé sur ma table de chevet j’étais content de posséder ce livre et je devais arborer a peu près le même sourire qu’Abdallah Kamanja sous son tarbouche.

Love in vain

BD
Robert Johnson 1911 - 1938 En lisant ce sous-titre, j’ai tout de suite fait le calcul: 27 ans. Robert Johnson est le premier membre du club des 27 qui a pourtant vu le jour longtemps après sa mort, lors des décès rapprochés de Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin et Jim Morrison entre les années 1969 et 1970. Amy Winehouse est la dernière à avoir rejoint, en 2011, ce triste club.

Glenn Gould

BD
Cette BD ne se suffit pas à elle-même. Vous aurez besoin à un moment donné (avant, pendant ou après) d’un enregistrement – voire d’une vidéo – de Glenn Gould pour mettre des notes sur les images. Sandrine Revel a pensé à vous et propose sa playlist ainsi qu’une discographie raisonnée dans les annexes. Il n’est en effet pas facile de faire ressentir l’émotion véhiculée par la musique au travers d’un livre – qu’il soit illustré ou pas.

Le Cinquième Beatles

BD
Je dois définir un axiome important dès le départ. Je ne connais rien aux Beatles – enfin si, je connais ce que toute personne n’ayant pas vécu loin de la civilisation depuis les années 60 doit décemment connaître. On peut déduire de ce premier axiome deux affirmations 1/ je ne serai pas à même de juger du fond, disons de la véracité des faits et je suis donc obligé de faire une confiance aveugle au scénariste 2/ je vais forcément apprendre plein de choses et ça c’est plutôt une bonne nouvelle.

J’aime pas la chanson française

BD
Je viens de lire d’une traite J’aime pas la chanson française et je me suis vraiment bien marré. Luz a un talent de caricaturiste énorme, on reconnaît tout de suite les tronches – puisqu’il faut bien parler ainsi dans ce contexte – trop souvent vues à la télé. Ses victimes sont en en priorité ceux que l’on appelle communément les chanteurs à texte : Delerm, Bénabar, Cali, pour ne citer que les principaux.

Ravel

Ravel est le premier volet de la trilogie des vies imaginaires. Comme vous pouvez aisément le deviner, celui-ci est consacré à l’art et plus précisément à la musique. Les deux autres s’intéressent au sport avec Courir (Emil Zátopek) et à la science avec Des éclairs (Nikola Tesla). Vies imaginaires contient une figure de style, une opposition entre vie qui renvoie à la biographie et imaginaire qui renvoie au roman. Cette opposition est représentative de ce qu’a souhaité faire Echenoz, puiser dans la vie de personnalités marquantes l’essence d’un roman – ou romancer leur vie selon comment on voit les choses.

Musique absolue

Le public n’en revient pas de ce qu’il a entendu. À la dernière mesure, il n’applaudit pas, il reste muet, on entend juste le souffle du micro, ensuite seulement quelques applaudissements partent, des applaudissements timides, puis encore un silence, et la salle explose en salves longues et bruyantes. Munich. 7 novembre 1983. Symphonie n°6 de Beethoven dite Pastorale. Si vous me demandez quel est mon enregistrement préféré de Carlos Kleiber, vous avez votre réponse.

Tous les matins du monde

J’appréhendais de lire mon premier livre de Pascal Quignard. J’avais une image d’un auteur exigeant envers ses lecteurs voire austère – ce n’est pas vraiment la même chose mais c’est ce que son nom m’évoquait. J’ai choisi Tous les matins du monde un peu par hasard ou plus certainement parce que ce titre m’a séduit ou, plus certainement encore, parce qu’il sonnait bien à mon oreille. J’ai appris, en rédigeant ce billet – un peu tard donc – que ce livre est fortement lié à un précédent roman La Leçon de musique1.

Juliet, Naked

Connaissez-vous Tucker Crowe ? Non ? Pourtant, une page de l’encyclopédie Wikipedia reproduite dans le livre lui est consacrée. Je vais essayer d’en résumer les principaux éléments. Tucker Crowe est un chanteur, compositeur et guitariste américain. Sa musique rock l’a rendu célèbre dans les années 80. L’album considéré comme son chef-d’oeuvre est Juliet dont les chansons sont inspirées de sa rupture avec Julie Beatty. Durant la tournée de promotion de l’album, il a subitement disparu de la scène médiatique après un prétendu accident survenu dans les toilettes d’un club de rock de Minneapolis.

Scott Pilgrim T1

BD
Scott Pilgrim est un adulescent (il a 23 ans) canadien. Comme tout jeune qui se respecte il est cool, arbore une superbe mèche, joue dans un groupe de rock, fait chavirer le coeur des filles et est capable de tomber amoureux au premier regard. Au début, on pense être en train de lire une comédie romantique, certes originale, mais une comédie romantique quand même. Puis, vers la fin du livre, tout bascule dans une exagération non feinte pour nous offrir un duel théâtralisé et loufoque à la Kill Bill.

Stéréoclub T1

BD
Guy est un quadragénaire grand amateur de Jazz et de grands vins ne parvient pas à refouler un plaisir coupable. Il apprécie, ô comble de la beaufitude, la chanteuse pour ados Britney. Avec tout ça, il ne manquerait plus qu’il délaisse les grands crus pour se mette à boire du burp-cola (sic). Déjà que sa vie privée partait à la dérive, ses certitudes, ses passions de toujours volent en éclats.

Georges Frog T2

BD
Nous retrouvons la suite des aventures de notre grenouille musicienne dans ce deuxième tome. Georges poursuit son rêve et tente de percer dans la musique tout en ne négligeant pas sa vie sentimentale. Mais la vie n’est pas facile et il faudra faire face à des désillusions. Dans ces moments là, les instruments de musique avec lesquels Georges est capable de converser – je n’avais pas remarqué cette faculté dans le premier tome – seront toujours d’un grand réconfort.

Georges Frog T1

BD
Dans le New York des années 30, pendant la crise, nous suivons les aventures d’une grenouille musicienne. Georges (la grenouille) décide de laisser tomber le conservatoire pour se lancer dans sa passion, le Jazz. L’Amérique découvre alors cette musique qui va passionner des générations. On suivra les aventures de Georges entre amour, amitié, vie professionnelle et musique bien évidement ! Une série animalière agréable, plaisante, les dessins sont très sympas vous n’avez qu’à jeter un oeil à la couverture pour vous en convaincre.