Enfance

Cet été-là

BD
En découvrant ce livre, je n’ai pu m’empêcher de penser à Une soeur de Bastien Vivès. Ces deux ouvrages, des BD, s’intéressent à la même période de la vie et sont toutes deux d’une grande qualité graphique. La période est celle de la fin de l’adolescence jalonnée par ce passage si particulier que sont les vacances d’été, les grandes vacances. Cette pause estivale catalyse les changements, donne une occasion de faire des découvertes, de se remettre en question et sera souvent la transition entre deux périodes de la vie.

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

Patrick Modiano creuse toujours le même sillon. Celui de son enfance et des souvenirs évanescents. Des noms, des lieux qui emergent à la surface de sa conscience et qui peu à peu prennent forme sans jamais se clarifier complètement. De cette période trouble de l’occupation et de l’après guerre. Il l’a fait sous les traits de multiples personnages, celui de Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, comme d’autres avant lui, se prénomme Jean, Jean Daragane.

Rue des boutiques obscures

La simple évocation du nom de Modiano convoque toute une idée de la littérature des quarante dernières années. Rue des Boutiques Obscures est certainement l’un de ses romans les plus connus, peut-être parce qu’il fut couronné par le prix Goncourt en 1978. Si je devais qualifier ce roman sur le fond en quelques mots, je dirais: quête identitaire, mémoire, disparition et mystère. Non, il ne m’avait pas reconnu. Personne ne me reconnaissait.

Une soeur

BD
Bastien Vivès nous livre une chronique des vacances d’été une sorte D’Hôtel de la plage moderne car oui le téléphone portable à fait son apparition. Même s’il n’a pas – encore – pris le dessus sur les indétrônables de la période que sont les cuites et l’amour. C’est alors pour un jeune garçon un peu introverti préférant le dessin aux activités sportives l’épreuve de la confrontation aux autres. Ce ne sont ni les premiers ni les derniers abrutis qu’il croisera.

Extrêmement fort et incroyablement près

Extrêmement original et incroyablement émouvant voilà comment résumer ce livre en reprenant les termes préférés d’Oskar. Oskar est un petit garçon surdoué qui a perdu son père lors des attentats du 11 septembre. Ils entretenaient une relation très fusionnelle et très complice et son père lui manque bien sûr beaucoup. Un jour en cherchant dans ses affaires, il casse un vase et découvre une enveloppe au nom de Black contenant une clé.

De si braves garçons

Après un Nobel et le visionnage d’un reportage de Bernard Pivot lui étant consacré, j’ai voulu lire du Modiano – j’ai seulement deux livres à mon actif. On était dimanche – non je ne voulais pas acheter de livre sur mon Kindle –, j’ai donc commandé le «Quarto» 1 qui compile «l’épine dorsale de ses autres romans» et je suis parti au marché de Saint-Aubin bien décidé à dénicher chez les nombreux bouquinistes un volume, à la belle couverture crème et aux liserés rouges, siglé «NRF».

Quartier lointain

BD
Hiroshi Nakahara est un homme de 48 ans qui, lors d’un déplacement professionnel, va un peu trop arroser la soirée et se réveiller le lendemain avec une gueule de bois carabinée. Tellement carabinée qu’il va se tromper de train. Lorsqu’il s’en aperçoit, il reconnaît vaguement le paysage et se fait rapidement confirmer par une hôtesse que le train roule en direction de la ville où il a vécu enfant. Résigné, il décide de profiter de cette occasion donnée par le destin – ou plutôt par l’alcool – pour visiter la ville, voir ce qu’est devenue sa maison, se rendre au cimetière pour se recueillir sur la tombe de ses proches.

Messieurs les enfants

Dès les premières lignes, on reconnaît le style caractéristique de Daniel Pennac. Un style simple, vivant et faussement naïf. Voici le sujet du livre: Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants. Racontez la suite. Cette rédaction a été donnée comme punition à trois gamins, trois copains par un professeur craint des élèves depuis des générations, le terrible Crastaing.

Moloch

En apercevant sur l’étal d’un bouquiniste ce titre caractéristique de la série noire se détachant en lettres jaunes sur fond noir quelque chose a résonné en moi. Moloch, ce titre me parlait. Je pense que la première image qui m’est venue à l’esprit est celle de ce drôle de petit lézard couvert de pointes qui vit dans le désert australien – de son vrai nom, après avoir fait la recherche sur Wikipédia, Moloch horridus.

Sa Majesté des Mouches

Si je vous dis Robinson Crusoé, Seul au monde, Lost ou même Battle Royale. Vous me répondez sans hésiter île déserte ! Sa Majesté des mouches raconte la destinée d’un groupe d’enfants livrés à eux-mêmes sur une île, après le crash de leur avion. Comment vont-ils réagir, eux qui sont seuls pour la première fois de leur vie, sans aucun adulte pour encadrer le groupe ? Les enfants ont parfois peur d’un monstre imaginaire qui aurait élu domicile sous leur lit.