Au Bon Roman

Le Traquet kurde

La première chose que j’ai remarqué dans ce Traquet Kurde est la très belle reproduction de l’oiseau en question juste derrière la page de titre. Car il s’agit bien d’un oiseau et non comme je l’avais cru en entendant le titre (sur une base phonétique) d’un réfugié kurde traqué par je ne sais qui. La seconde est la qualité du papier – je suis presque sûr que le grain du papier est plus fin que celui des autres livres P.

Le problème à trois corps

C’est tout simplement, derrière Hypérion1, le meilleur livre de SF que j’ai lu. C’est vrai que je ne suis pas un grand spécialiste du genre, mais quand même. Il s’agit en fait – comme souvent en SF – du premier tome d’une trilogie. Formellement la trilogie Remembrance of Earth’s Past – je ne sais pas si ce nom apparaît en français –, mais l’on y fait plus souvent référence en empruntant le titre du premier tome, ce qui donne la trilogie du problème à trois corps – ça fait beaucoup de 3 – écrite par l’auteur chinois Liu Cixin.

Némésis

Némésis est le dernier roman du cycle éponyme et le dernier roman de Philip Roth avant qu’il raccroche définitivement pour attendre le Nobel et son entrée dans la Pléiade – ça, c’est fait. Ce roman n’a rien à voir avec ceux du cycle Nathan Zuckerman qui est certainement le plus connu. Autant je trouve que les romans mettant en scène Nathan Zuckerman sont denses et complexes – tout simplement difficiles à lire pour dire les choses – autant je trouve que ce livre et d’autres comme Le Complot contre l’Amérique sont l’exact opposé, simples et accessibles.

Klezmer T2

Dans ce second tome (vous pouvez lire l’article consacré au premier ici), c’est vraiment la joie qui domine, celle incomparable transmise par la musique. Cette sensation est parfaitement rendue, on a l’impression de participer à la fête. Des éléments comme la scène isolée dans la salle de bain ou le récit enchâssé du conte narré par Tchokola sont des respirations, des contrepoints qui donnent de l’ampleur au récit. Tout ceci fait de ce tome le point d’orgue de la série.

La classe de rétho

Antoine Compagnon est un historien de la littérature française, professeur au Collège de France et l’un des plus grands spécialistes de Marcel Proust. Je vous passe son cursus complet, mais il n’y a pas besoin d’en rajouter pour se convaincre que nous n’avons pas affaire au premier venu. J’admire le savoir de cet homme que j’ai eu l’occasion d’écouter plusieurs fois lors de ses passages à la radio ou dans le cadre de ses cours disponibles en podcast et j’apprécie son humilité et sa façon de transmettre ses connaissances.

Perceval

Perceval est un personnage, un chevalier, de la légende arthurienne bien connu. Si l’on faisait un sondage je dirais qu’il finirait au pied du podium après Arthur (cf. L’Enchanteur), Lancelot et Merlin et juste devant Gauvain (cf. Le géant enfoui). Cette bande dessinée est librement inspirée du texte Perceval ou le conte du Graal de Chrétien de Troyes, daté de 1180. Autant que je puisse en juger puisque je n’ai pas lu le texte original – c’est au-delà de mes compétences –, je trouve que c’est plutôt bien fait.

Les secrets du pommier

Tout le monde connaît l’image d’Épinal de cet enfant tellement passionné par son ouvrage qu’il brave l’interdiction de ses parents en lisant à la lumière d’une lampe de poche cachée sous sa couette jusqu’à une heure avancée de la nuit – dans les faits combien de parents rêveraient de réprimander leur enfant pour une telle désobéissance. Le sous-titre nous enjoint à nous munir d’une lampe de poche, mais rassurez-vous il ne s’agit pas de lire dans le noir, elle va être d’une toute autre utilité, plus originale.

L’annulaire

C’est en écoutant une émission de radio consacrée à Françoise Nyssen récemment nommée ministre de la culture, que j’ai pensé à Yoko Ogawa. Pourquoi ? Parce qu’avant d’exercer ces hautes fonctions elle fut la directrice des éditions Actes Sud créées par son père. Il faut se souvenir que pour se faire une place parmi les grands, Actes Sud a d’abord misé sur un terrain relativement délaissé par ses concurrents, la littérature étrangère.

Le Météorologue

Un coup de coeur pour un livre comme l’on en a peu au cours d’une année de lecture, le dernier de ce genre est _L’ordre du jour_ et il a eu le Goncourt en 2017. Olivier Rolin rend avec ce livre un bel hommage à Alexéï Féodossévitch Vangengheim, le météorologue, et avec lui à toutes les victimes de la grande Terreur en URSS. Météorologue avec les aléas que cela comporte – surtout à l’époque – est une profession à risque dans le monde paranoïaque sur lequel régnait le tyran Staline.

L'ami Javin

L’ami Javin est le tome qui inaugure le premier cycle de La Quête de l’oiseau du temps. Ca fait déjà une bonne raison de commencer la lecture de cette série incontournable de la fantasy par ce volume. La deuxième est que ce cycle, appelé Avant la Quête, a été publié après le cycle principal, La Quête, et qu’il bénéficie de dessins plus modernes dirons-nous. Ils sont d’ailleurs un des points forts de cette BD qui n’en manque pas.

Silo T1

Actes Sud s’intéresse à la science fiction – c’est déjà une très bonne nouvelle – et vient de publier une intégrale consacrée à un petit phénomène de l’édition aux Etats-Unis, Silo. L’objet est très beau – j’ai une attirance pour les gros livres – et j’ai dû faire preuve d’une volonté de fer pour ne pas l’acheter immédiatement et attendre patiemment que le premier tome (sur trois) soit disponible à la bibliothèque.

Bjorn le Morphir T1

Le terme morphir désigne une certaine classe de héros nordiques, la plus rare. Le morphir se distingue par l’évolution soudaine de son caractère et de ses aptitudes physiques: d’abord peureux et malingre, il se «lève» un beau jour pour devenir un guerrier d’exception. Il s’agit d’une adaptation en bande dessinée du roman éponyme1 destiné à la jeunesse et publié par L’école des loisirs. Lorsque j’ai appris cette information à la toute fin de ce premier tome, je n’ai pas été surpris une seconde puisque j’avais justement pioché cette BD dans la rayon jeunesse de ma bibliothèque – depuis que j’emprunte leurs BD les enfants me détestent.

Une rivière

Une petite fille rêve devant la fenêtre de sa chambre. Elle regarde la rivière et se laisse emporter par les flots. Elle est seule à présent à bord d’un petit bateau. Il vogue à travers la ville et quitte peu à peu le monde des hommes et la pollution pour rejoindre la nature. Elle traverse ainsi de nombreux paysages et se dirige vers l’océan. J’ai tout de suite aimé ce livre lorsqu’un enfant l’a choisi – par hasard ou intrigué par la couverture – pour me le faire lire lors d’une sortie à la médiathèque.

Les Formidables aventures de Lapinot T8

L’un de nous va mourir, je l’ai lu dans les cartes … Et voilà toute l’intrigue du livre. Dans ce qui pourrait ressembler à un huis clos, les dangers vont se multiplier pour les principaux protagonistes. Evidemment Lewis Trondheim multiplie les fausses pistes. C’est un secret de polichinelle, mais je ne vais pas révéler l’identité de la victime – c’est un véritable sacrilège. Cette histoire illustre bien la difficulté d’échapper à son destin.

Harry Potter T1

Comme pour _Game of Thrones_ je dois être le dernier arriéré à n’avoir ni lu ni vu la série des Harry Potter. La raison est un simple et bête entêtement à ne pas vouloir voir les films avant d’avoir lu les livres dont ils sont tirés – une obsession comme une autre. Un évènement et un contexte propice m’ont mis le pied à l’étrier. L’évènement est l’écoute d’une passionnante série d’émissions de La compagnie des auteurs consacrée à l’oeuvre de J.

Architecting for Scale

Ce livre est simple et bien conçu. Il aborde les thèmes essentiels auxquels il est nécessaire de s’intéresser si l’on veut construire, déployer et opérer des applications à grande échelle. Les voici, je n’invente rien, ce sont les cinq sections du livre: Disponibilité: Comment rendre les systèmes hautement disponibles et comment s’assurer qu’ils le sont via la mise en place de mesures. Gestion des risques: Comment construire une analyse de risques et mener des actions de remédiation.

Théorème vivant

Cédric Villani est l’un de nos plus brillants mathématiciens, lauréat de l’équivalent du prix Nobel pour les mathématiques: la médaille Fields – depuis il a un peu mal tourné puisqu’il est devenu député, mais ça c’est une autre histoire. Mais si c’est le gars qui a l’air bizarre avec les cheveux longs, un costume, une lavallière, une montre à gousset et, pour couronner le tout, il porte toujours une broche araignée.

Idéal Standard

J’avais quitté Aude Picault après une escapade en voilier (_Transat) et une feria bien arrosée (Fanfare_). Je la retrouve avec grand plaisir après quelques années même si elle s’est un peu empâtée, c’est l’âge. Je plaisante évidemment puisque le personnage principal de cette histoire est une infirmière en néonatalogie de 32 ans prénommée Claire. Peut-être partagent-elles toutes les deux les mêmes interrogations sur la vie de couple et les enfants. Il est vrai que la pression sociale sur ce sujet est énorme – qui plus est lorsque l’on travaille avec des nouveaux nés.

Le géant enfoui

Le géant enfoui est l’un des livres préférés du critique et éditeur Florent Georgesco. Je l’ai souvent entendu en parler lors de ses participations à l’excellente émission de radio La Dispute diffusée sur France Culture. Comme j’ai beaucoup d’estime pour son travail et que je ne connaissais pas Kazuo Ishiguro, je l’ai emporté – le livre pas Florent – dans ma valise pour les vacances d’été. Il s’agit d’une grande allégorie qui prend la forme d’un roman de fantasy se déroulant en Angleterre pendant la période du haut Moyen Âge (la première période du Moyen Âge au Ve siècle selon Wikipédia) lorsque des conflits opposaient les saxons aux bretons.

Rue des boutiques obscures

La simple évocation du nom de Modiano convoque toute une idée de la littérature des quarante dernières années. Rue des Boutiques Obscures est certainement l’un de ses romans les plus connus, peut-être parce qu’il fut couronné par le prix Goncourt en 1978. Si je devais qualifier ce roman sur le fond en quelques mots, je dirais: quête identitaire, mémoire, disparition et mystère. Non, il ne m’avait pas reconnu. Personne ne me reconnaissait.

La vie secrète des jeunes T1

Je me souviens d’une émission géniale qui s’appelait _Strip-tease_. Le principe était méchamment simple. Il s’agissait juste de filmer des gens. Il n’y avait aucun commentaire, pas d’effet de caméra, pas de mise en scène. Rien que la réalité crue – et moche. Tout le monde adorait cette émission pour une simple et bonne raison, la réalité dépassait de loin la fiction – la télé-réalité la vraie n’a pas commencé avec Loft Story.

Le grand jeu

Céline Minard est coutumière des livres originaux. J’avais pour la première fois entendu parler d’elle lorsqu’elle avait publié Bastard Battle1, un roman médiéval écrit en ancien français qui puisait également son inspiration dans le monde des samouraïs. Avant cela, elle avait écrit Le Dernier Monde2 un roman de SF imaginant le destin du dernier survivant de l’espèce humaine. Mais c’est surtout avec Faillir être flingué3 qu’elle s’est fait connaître du grand public notamment par le biais d’une critique élogieuse.

L’univers

C’est le premier livre dont je parle appartenant à la collection «La Petite Bédéthèque des Savoirs» publiée par les éditions Le Lombard. Ce sont de petits formats – donc pas chers – dont le principe simple est selon moi une grande idée – j’ai toujours été un ardent défenseur de la BD, convaincu qu’elle est dotée d’un potentiel pédagogique énorme encore trop peu exploité. Un spécialiste et un dessinateur s’unissent pour vous faire comprendre le monde en bande dessinée.

Chaos Team - Intégrale Saison 1

La Chaos Team est une équipe de mercenaires appartenant à la société Blackfire – si ça ne vous dit rien, c’est normal, c’est une fiction ;-). Comme tout milice privée, elle n’a pas l’habitude de travailler pour la gloire ni pour défendre la veuve et l’orphelin. Elle met simplement – et sans trop se poser de questions – ses talents au service du plus offrant: narcotrafiquants, extrémistes religieux ou politiques, bref, que du beau monde.

Le jour ne se lève pas pour nous

Il fait nuit à la surface de l’Océan, mais demain le jour se lèvera sur lui. Pas sur nous. Là où nous sommes, dans la coque et hors de la coque, ce ne sont que ténèbres. J’ai commencé la lecture du roman Le jour ne se lève pas pour nous non pour ses qualités romanesques – pas qu’il n’en ait pas –, mais à titre documentaire. J’ai toujours été intrigué par la vie à bord d’un sous-marin.

Même les princesses pètent

Eh oui, même elles – et même Rihanna. Les problèmes gastro-intestinaux n’épargnent personne et font rire les enfants depuis des générations. Démystifier ces princesses qui nous, parents de petite fille, nous pourrissent la vie, les faire tomber violemment de leur piédestal n’est pas une entreprise dénuée de sens. Et ce n’est que justice que ce soit justement un papa qui s’en charge en l’expliquant à sa fille grâce à un livre relatant l’histoire cachée des princesses.

Dans l’ombre de la peur

Commençons par une clarification. Puisque je travaille dans ce domaine, je peux en parler. Le sous-titre choisi par l’éditeur français, Ça et Là, Le Big Data et nous ne me semble pas approprié. Ce livre traite de la collecte et de l’utilisation des données personnelles. Le Big Data n’est qu’un moyen. Un ensemble de technologies permettant de stocker et de traiter de très gros volumes de données. Il ne présume donc en rien de la nature des données qu’il permet de manipuler.

Adieu, Alice

J’ai acheté ce livre édité par la Table Ronde dans sa très belle collection de poche «La petite vermillon» simplement sur l’impression laissée par sa couverture. J’ai commencé à le lire sans rien connaître de l’histoire ni de son auteur, John Hopkins – je ne lis jamais les quatrièmes de couverture. Lorsque je lis un livre j’aime particulièrement la découverte, les cent premières pages. Que nous apprend la couverture ?

Les meilleurs ennemis

Avant de lire ces livres, je savais que les relations entre les États-Unis et le Moyen-Orient étaient complexes, mais je n’imaginait pas qu’elles l’étaient à ce point et depuis si longtemps. Depuis les premiers conflits liés à des actes de piraterie il s’est passé des choses: Israël et la guerre quasi permanente avec ses voisins, les liens avec L’Arabie Saoudite, le théâtre de la guerre froide avec la Russie, la guerre en Irak, le post 11 septembre et Al-Qaida et enfin le printemps arabe et toutes ses conséquences – et j’ai oublié beaucoup de choses.

Masters of Doom

Ce livre raconte l’histoire de deux génies méconnus – en dehors du cercle des gamers – John Carmack et John Romero, les créateurs du mythique Doom. Nombreux sont ceux de ma génération qui se souviennent du choc ressenti lorsqu’ils ont testé pour la première fois ce jeu à la fois ultra addictif et assez répugnant. Ces deux facettes du jeu évoquent à elles seules le talent et la personnalité des deux John.

Jamais deux sans trois

Malgré un intérêt soutenu porté à la bande dessinée depuis une quinzaine d’années, je dois encore une fois constater – et bien avouer – mon ignorance. Je n’avais encore rien lu de l’illustrateur et dessinateur de BD de premier plan Jean-Claude Floch, dit Floc’h et de son compère scénariste Jean-Luc Fromental. A la bibliothèque, je suis tombé par hasard sur Jamais deux sans trois. J’ai pris une claque en feuilletant les pages de cet album.

Un chant d’amour

D’où vient ce titre ? Un chant d’amour est un film de Jean Genet. Depuis leurs cellules, deux prisonniers arrivent à communiquer grâce à un trou percé dans le mur qui les sépare. C’est un bon début, mais l’auteur nous donne une autre explication. Ces mots ont été prononcés par notre ancien président François Hollande – il est enfin parti, la meilleure décision de son quinquennat – lors d’un diner en compagnie du premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahou.

Les amants du Spoutnik

Les livres de Murakami sont pour moi comme un lieu où l’on aime se retrouver, où l’on se sent à l’aise. Je l’ai déjà dit – certainement à plusieurs reprises –, mais je le répète encore, j’adore ses descriptions du quotidien, l’ambiance de ses livres. Ses personnages aiment les plaisirs simples comme savourer une bière bien fraîche en écoutant un bon disque, certains arrêtent de fumer et j’aime à croire que ces comportements ont eu une influence sur moi – pas besoin de vous faire un dessin.

Ours blanc a perdu sa culotte

Mais où est-elle passée ? Ne riez pas – ou plutôt si – ce livre est un best-seller, une tuerie, un véritable phénomène chez les moins de 5 ans. Qu’est-ce qui fait son succès ? Voir des animaux affublés de culottes ridicules, certainement. Tourner les pages pour découvrir des effets de découpage, peut-être aussi. Mais voir la tête tour à tour hébétée, tour à tour dépitée d’ours blanc est à mourir de rire.

Macron par Macron

Rassurez-vous malgré le comportement jupitérien qu’on lui prête en ce moment, Emmanuel Macron n’a pas pris la grosse tête au point d’écrire un livre portant ce titre. Non, il s’agit en fait d’un petit recueil d’articles, de textes et d’interviews collectés par Éric Fottorino à partir de ceux parus dans l’hebdomadaire qu’il dirige (il comprend aussi un inédit), Le 1. Avant d’aller plus loin, il est important de préciser que la parution précède de peu le dénouement de l’élection présidentielle.

Une soeur

Bastien Vivès nous livre une chronique des vacances d’été une sorte D’Hôtel de la plage moderne car oui le téléphone portable à fait son apparition. Même s’il n’a pas – encore – pris le dessus sur les indétrônables de la période que sont les cuites et l’amour. C’est alors pour un jeune garçon un peu introverti préférant le dessin aux activités sportives l’épreuve de la confrontation aux autres. Ce ne sont ni les premiers ni les derniers abrutis qu’il croisera.

La plage magique

Parfois parmi le chalutage – 12 livres – pratiqué hebdomadairement à la bibliothèque on tombe sur une perle. Et quand il s’avère en plus que le livre a une histoire qui mérite d’être racontée, je me dois de prendre la plume. Il est l’oeuvre de Crockett Johnson – rassurez-vous Crockett est un surnom – qui fut un auteur de livres pour enfants renommés dont le fameux Harold et le crayon rose – je fais le malin, mais je ne fais que répéter ce que j’ai lu, je ne connaissais ni l’auteur ni son livre.

L’ordre du jour

Ce livre nous raconte le moment où les nazis se trouvant sur le seuil des Enfers ont poussé la porte et l’ont franchie. Il s’intéresse à une période temporelle très courte en comparaison du vaste carnage qui va suivre. Lorsque les nazis ont préparé et réalisé l’annexion de l’Autriche, opération connue sous le non d’Anschluss, début d’un long processus destructeur qui mènera à l’horreur que nous connaissons. Au sein de cet espace-temps, Éric Vuillard met en lumière deux choses.

Freedom

Pour moi Freedom est l’archétype du roman américain moderne. Ce n’est pas un hasard puisque Jonathan Franzen est un des plus grands représentant de cette littérature. Il dépeint dans ses livres de larges fresques représentant la société actuelle, celle qu’il connaît, il décrit le monde dans lequel il vit et c’est ce que les écrivains ont toujours fait de mieux. Si le roman du mariage, d’un autre grand écrivain américain Jeffrey Eugenides, contrairement à ce que pourrait laisser penser son titre est plus un campus novel qu’un wedding novel, Freedom est par contre un modèle du genre.

Les Mohamed

Cette bande dessinée est l’adaptation du livre Mémoires d’immigrés1 de Yamina Benguigui. J’avoue que j’étais depuis longtemps intrigué par cette couverture et ce titre lorsque je l’apercevais sur les rayonnages de la bibliothèque municipale. Le design des personnages n’est pas étranger à cette impression, il m’a rappelé Maus2, mais je ne sais pas si c’est intentionnel ou si ce procédé n’est là que pour rappeler que la parole a été donné à des sans voix par Yamina Benguigui et à des sans visages, par Jérôme Ruillier – en même temps à bien y réfléchir, ça n’aurait pas été simple de mettre des visages, forcément inventés, sur ces récits – à moins que des photos existent, j’avoue que je ne sais pas.

Les déserteurs

Syrie, 303 après Jésus-Christ. Nous suivons avec une vision panoramique le parcours de trois brigands dans ce monde en pleine mutation. C’est le début de la fin de l’Empire romain – à cette époque il est gouverné par quatre empereurs – et le christianisme est en train de remporter la bataille des religions. Bref, le monde est le théâtre de changements majeurs qui se traduisent de façon pratique, sur le terrain, par une grande agitation que nos trois compères vont subir de plein fouet.

Shangri-la

Shangri-la c’est bien le titre de cette BD. A cause de la police de caractère utilisée sur la couverture j’ai dû vérifier et donc je vous le confirme il est bien correct et n’a rien à voir avec la boisson fruitée que l’on peut déguster en grande quantité l’été en Espagne – ça aide pour les 5 fruits et légumes par jour. Redevenons sérieux pour parler du livre car nous sommes devant une très grosse et très belle BD de SF qui me fait un peu penser à Universal War One (UW1) lorsque je découvre l’objet et en feuillète les pages.

Chiisakobé T1-4

Dès que j’ai vu la couverture de ce manga, j’ai su qu’il était pour moi. J’ai alors immédiatement réservé les quatre tomes qui composent la série à la bibliothèque et attendu avec impatience – c’est la première fois que je réserve un livre à la bibliothèque. Deux choses très liées m’ont tout de suite attiré. La première est ce personnage énigmatique dont le visage est presque entièrement masqué par sa barbe et ses cheveux.

Petit guide à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués

Schématiquement il s’agit de l’opposition entre deux modes de pensée. La première, celle de la majorité des êtres humains (entre 70% et 85%), est séquentielle. C’est-à-dire que les étapes de la réflexion se succèdent les unes après les autres d’une façon analytique (logique) suivant le plus souvent un plan préétabli ou déduit des étapes précédentes. La seconde, celle qui est l’objet de ce livre, est globale. Les étapes de la réflexion s’effectuent en parallèle et ne suivent pas de plan préétabli, mais un réseau de relation tissé dans le cerveau qui ressemble à ce que l’on nomme souvent l’intuition et qui permet d’arriver à une solution sans avoir effectué de façon consciente l’ensemble du raisonnement.

Détective Popotin et le diamant arc-en-ciel

Il y a longtemps que je n’avais pas écrit sur un livre pour enfant (jeunesse), pas par manque d’envie, mais tout simplement car nous n’étions pas tombé sur quelque chose d’exceptionnel malgré notre petite douzaine de livre empruntée hebdomadairement à la bibliothèque. Cette fois nous avons lorgné du côté des livres-jeux. Pour les jeunes enfants ce ne sont pas des «livres dont vous êtes le héros», mais plutôt des «cherche et trouve» un peu à la manière de Où est Charlie ?

La Présidente T1

Et si le 7 mai 2017, d’une poignée de voix, Marine Le Pen était élue présidente de la République ? La Présidente est de circonstance. Ecrit en 2015, son actualité est brulante. Si François Durpaire avait imaginé une revanche Hollande / Sarkozy – qui pourrait lui en vouloir – le risque et sa probabilité restent les mêmes. Pour réaliser ce document de politique fiction – le terme d’uchronie apparaît à raison dans son avant-propos – l’auteur, lui-même universitaire et historien, s’est entouré de plusieurs spécialistes (Emmanuel Lechypre, Thomas Legrand, Ulysse Gosset et Wallès Kotra) dans les différents domaines abordés.

Les Ignorants

Je n’avais pas lu du Davodeau depuis le poignant Un homme est mort1. Quelle erreur ! La lecture des Ignorants me conforte dans ma première impression, nous avons affaire à un très grand auteur – je pense que je vais rafler tout le rayon Davodeau lors de mon prochain passage à la bibliothèque. Il nous parle de la rencontre entre deux arts celui du vin et celui de la bande dessinée.

Lookbook T1

Ce livre est affreux, mais tellement drôle. L’auteur ne censure rien, c’est très cru – très vulgaire diront certains –, mais tellement bon. Je suis tombé dessus par hasard au magasin de BD. Je l’ai feuilleté et j’ai commencé à lire une page par curiosité et je me suis marré, puis une autre et puis j’ai décidé de l’acheter, il me rappelait un livre que j’avais bien aimé, J’aime pas la chanson française.

Data Analysis with Open Source Tools

Les reproches faits à ce livre sont de deux ordres. Le premier porte sur sa structure – voire son contenu – qui n’est pas conventionnelle pour un livre intitulé Data analysis. C’est vrai que l’on s’attend à suivre une méthodologie, à être guidé et il faut bien reconnaître que ce n’est pas le cas. Si vous cherchez ce type d’ouvrage, je vous conseille de vous plonger dans Practical Data Science with R qui est un excellent ouvrage tout à fait dans ce registre.

Le Château

Ce n’est pas une surprise, mais une confirmation de l’avis que je m’en faisais. J’adore la politique en BD depuis Quai d’Orsay et je n’ai pas été déçu par ce livre. J’ai passé un bon et long moment en sa compagnie. Pourtant la presse n’a pas été unanime lors de sa sortie, à tel point que j’avais renoncé à l’acheter. Je me doute que les reproches qui lui ont été faits concernent son manque de critique envers le président et son gouvernement.