Noir

Eloge de la pièce manquante

L’auteur du roman Les falsificateurs avait écrit, avant ce succès, un curieux livre. S’il s’agit bien d’un roman policier, sa forme est d’une très grande originalité. Il est composé de divers supports dont l’auteur maîtrise manifestement bien les codes: correspondances, comptes rendus de réunion, interviews, articles scientifiques, économiques, fait divers, etc. Chacun de ces éléments compose les pièces d’un récit dont le thème central est non moins original puisqu’il s’agit du puzzle.

Le maître des illusions

Encore une sombre histoire se déroulant sur le campus d’une université qui fait immanquablement penser au livre de Bret Easton Ellis Les lois de l’attraction1. Ce n’est pas un hasard, Donna Tartt et le célèbre romancier se sont connus lorsqu’ils étaient étudiants dans la même université du Vermont. Elle dit d’ailleurs que c’est à cette époque qu’elle a démarré la rédaction de son livre qui a duré près de dix ans.

Moloch

En apercevant sur l’étal d’un bouquiniste ce titre caractéristique de la série noire se détachant en lettres jaunes sur fond noir quelque chose a résonné en moi. Moloch, ce titre me parlait. Je pense que la première image qui m’est venue à l’esprit est celle de ce drôle de petit lézard couvert de pointes qui vit dans le désert australien – de son vrai nom, après avoir fait la recherche sur Wikipédia, Moloch horridus.

Noir océan

Neuf hommes embarquent depuis l’Islande sur un cargo direction le Surinam. Chacun, ou presque, emporte avec lui pour ce périple un lourd fardeau ou de profondes blessures. Contrairement à un équipage classique, tous les marins n’ont pas le même intérêt à ce que le voyage aille à son terme. Les ambitions personnelles et les conflits d’ordre professionnel vont venir bousculer l’ordre des choses et compliquer une traversée qui ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices.

Les Six jours du Condor

C’est un roman de jeunesse de James Grady rendu célèbre par la suite grâce à son adaptation au cinéma sous le titre Les trois jours du Condor – bizarre les jours ont été divisés par deux, il faut que ça aille vite au cinéma. Nous devons cette adaptation à Sydney Pollack qui avait bien choisi ses acteurs pour les deux rôles principaux: Robert Redford et Faye Dunaway. Bref revenons au livre.

Le club des policiers yiddish

On plonge dans ce roman de Michael Chabon comme dans les eaux glacées de l’Alaska. Les premiers moments sont douloureux et l’on ressent d’emblée un profond étourdissement. On est submergé par les dialogues colorés truffés d’expressions yiddish – à tel point que le livre dispose d’un glossaire. On ne sait pas trop où l’auteur veut en venir puis, aux détours de ses circonlocutions, commence à émerger la trame de l’histoire.

Les âmes grises

J’avais attendu longtemps avant de lire ce livre, il était là tout proche prenant, depuis de longs mois déjà, la poussière sur l’une de mes étagères. C’est un livre que j’avais acheté d’occasion, je ne sais pas ce qui a poussé son ancien propriétaire à le revendre mais je ne pense pas que ce soit lié à la qualité du texte. Après l’avoir lu, j’ai dû encore attendre longtemps avant de m’atteler à la rédaction de ce billet tant la claque je j’avais reçu lors de la lecture des âmes grises était grande.

Julius Winsome

Julius Winsome vit seul, dans son chalet isolé au fin fond du Maine. Sa seule compagnie, son seul ami est son chien Hobbes. Jusqu’ici rien de neuf. Si ce n’est que dans son chalet se trouvent plus de trois mille livres qu’il a hérité de son père qui avait l’habitude de lire au coin du feu. Pour ne rien vous cacher et comme vous vous en doutez en voyant que ce livre est publié dans la collection «Roman Noir» de chez Points, il va y avoir du sang.

Bad Monkeys

Avant ce Bad Monkeys, j’avais lu deux livres de Matt Ruff: Un requin sous la lune0 et *La proie des âmes *1. Ces deux livres partagent avec Bad Monkeys une grosse dose d’originalité frisant la loufoquerie. Il faut donc une bonne ouverture d’esprit pour apprécier l’oeuvre de cet auteur américain. Cette fois, j’ai du en manquer … Pourtant, j’avais adoré Un requin sous la lune dans lequel on croisait, parmi bien d’autres choses étranges, la tête d’Ayn Rand ramenée à la vie par des ordinateurs ou un sous-marin rempli d’écologistes.

L'absolue perfection du crime

L’absolue perfection du titre ! Encore un de ces titres qui déclenche l’achat d’un livre. C’est ce qui m’est arrivé. Ce titre froid et tranchant m’a tapé dans l’oeil ou dans l’oreille, l’impression de l’avoir déjà entendu quelque part. Si le titre m’a séduit, l’illustration de couverture a franchement modéré mon enthousiasme. Une rade brumeuse où l’on aperçoit, juste à côté d’un hangar en tôles rouillées, l’avant d’une Citroën C15 – blanche évidemment.