Fondation

Fondation est un classique parmi les classiques de la science-fiction – je dirais qu’il figure aisément dans les dix livres les plus connus du genre. Je parle ici du premier tome du cycle, mais il existe des préludes et des suites ainsi que d’autres oeuvres d’Isaac Asimov qui se situent dans le même univers. Ce livre et ce cycle se démarquent de leurs semblables par une approche très scientifique (hard SF) et historique. Isaac Asimov a pour cela inventé une science qu’il a baptisé la psychohistoire. ...

The Woods T1

Tout un lycée se retrouve transporté sur une lointaine planète où la flore et la faune semblent plutôt hostiles – en lisant ce livre on se rend compte que c’est un doux euphémisme. Ce n’est pas très rationnel car aucune explication n’est fournie au lecteur. Mais c’est un point de départ, c’est comme ça. On dirait un sujet de rédaction. A partir de là, imaginez ce qui va arriver, écrivez la suite. Et la suite en question est plus qu’intéressante. ...

24 nov. 2018 ·  BD

Les nouvelles aventures de Lapinot T1

– Si tu mourais, tu voudrais que j’aille dans un univers parallèle où tu n’es pas mort et que je te ramène ici ? – N’importe quoi. – Bâh non … Ça ferait plaisir aux gens ici à qui tu manquerais. – Oui. Mais après, je manquerais aux autres de l’univers parallèle où je ne serais plus. Lapinot est de retour, bonne nouvelle. Lewis Trondheim nous a fait une bonne blague – ou avait besoin d’argent. Pas grand chose de neuf et bien au contraire. Nous ne sommes pas dans un univers parallèle ou alors il ressemble beaucoup à celui que nous avons quitté dans La vie comme elle vient. Il est toujours séparé de sa petite amie, son copain Titi est en convalescence et Richard est toujours aussi con. Cette fois l’élément qu’il insère au milieu de ses personnages est un cocktail médicamenteux qui permet à celui qui le prend de visualiser l’aura des personnes qu’il rencontre. Le genre de truc que l’on pense faire des fois lorsque l’on rencontre quelqu’un, mais qui est ici matérialisé, bien visible. ...

18 nov. 2018 ·  BD

Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973

Écoute le chant du vent et Flipper, 1973 sont les deux premiers romans d’Haruki Murakami. Il les a écrits sur la table de sa cuisine. Ils forment avec La Course au mouton sauvage La trilogie du Rat – le Rat est une personne d’où la majuscule. Le Rat tourna la tête vers le plafond et puis, lentement, il ferma les yeux. Ensuite, il éteignit toutes les lumières qui peuplaient son cerveau, et son esprit s’engouffra dans de nouvelles ténèbres. ...

Groenland Vertigo

Adapter les Racontars Arctiques en BD a donné des idées à Hervé Tanquerelle. Il met en scène son alter ego qui embarque pour une exploration digne d’une aventure de Tintin. Il ne cache pas ses sources d’inspiration puisque même la police de caractère utilisée sur la couverture rappelle – c’est peut-être la même d’ailleurs, les éditions Moulinsart pourraient lui faire un procès – les albums d’Hergé. Il exploite comme son ainé le contraste entre les paysages, et plus généralement les décors, détaillés et les personnages volontairement stylisés – les yeux de certains personnages rappellent ceux des personnages d’Hergé. Son autre idée était de mettre en scène une sorte de Jørn Riel (l’auteur des Racontars Arctiques qui a tiré ses récits de son expérience de plusieurs années au Groenland) en capitaine Haddock. ...

28 oct. 2018 ·  BD

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

Patrick Modiano creuse toujours le même sillon. Celui de son enfance et des souvenirs évanescents. Des noms, des lieux qui emergent à la surface de sa conscience et qui peu à peu prennent forme sans jamais se clarifier complètement. De cette période trouble de l’occupation et de l’après guerre. Il l’a fait sous les traits de multiples personnages, celui de Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, comme d’autres avant lui, se prénomme Jean, Jean Daragane. ...

La Grande Odalisque

C’est quoi déjà, la Grande Odalisque ? C’est la peinture de la nana qui a trois vertèbres en plus que tout le monde. Connue justement pour ce truc de vraisemblance sacrifié au profit de la beauté. La définition est posée et nos deux puis trois héroïnes vont tenter de la subtiliser en plein musée du Louvre. Si vous vous intéressez un peu à la BD, vous avez très certainement entendu parler de cette association de trois jeunes talents – stars montantes – de la scène française qui se sont associés pour livrer leur version de l’excellente série d’animation – qui a bercé ma jeunesse – Cat’s Eyes. Si vous avez entre 30 et 40 ans, vous ne pouvez pas avoir loupé le dimanche sur France 3 les aventures de ces trois jeunes filles en justaucorps qui virevoltaient au nez et à la barbe de la police – et surtout du candide et passablement amoureux Quentin – pour dérober des objets d’art. Personnellement c’est un souvenir troublant – pas pour les justaucorps, je vous vois venir –, un mélange de joie de retrouver ce dessin animé et de tristesse d’être déjà au dimanche soir, le début de la mélancolie en quelque sorte. ...

14 oct. 2018 ·  BD

Effective Monitoring and Alerting

Juste une courte note à propos de ce livre que j’ai utilisé dans le cadre de mon travail. Tout d’abord deux points positifs. Le premier est qu’il traite des sujets monitoring, alerting et reporting en général, c’est-à-dire indépendamment de l’outillage utilisé. C’est à la fois un point fort et un point faible puisqu’il pourrait être utile d’identifier des familles d’outils adaptés à chaque usage. Cette volonté de s’écarter des outils est assez rare pour être soulignée. Cette prise de recul permet d’introduire de la structure – je pense par exemple à l’organisation du monitoring en stacks qui est absolument cruciale –, des notions et des définitions générales et applicables en toutes circonstances – ou presque. Et on en vient au deuxième point fort, les définitions donc. Il est essentiel dans le cadre professionnel de s’appuyer sur des définitions précises qui permettent d’encadrer des concepts que la plupart des gens ont une fâcheuse tendance à confondre comme monitoring et alerting par exemple. ...

Gantz T1

Gantz ou comment enfoncer tous les tabous. Ultra-violence, vengeance, sexe, jalousie, tous les côtés sombres de l’être humain y passent. Femmes, enfants, vieillards, personne n’est épargné. Il semblerait que le no limit soit la règle que s’est imposé l’auteur pour le scénario de ce manga hors-norme. A chaque fois où l’on pourrait se dire “non là il ne va pas oser”, il fonce sans état d’âme. En deux mots, des personnes décédées se retrouvent dans un petit appartement – une sorte de purgatoire – depuis lequel ils sont téléportés dans une ville pour accomplir des missions qui consistent à dézinguer des aliens. S’ils en réchappent, ils peuvent espérer retrouver leur vie ou atteindre le paradis, personne ne sait vraiment. ...

23 sept. 2018 ·  BD

Sorbonne plage

[…] Paul Tibbets ayant changé de front mais pas d’activité, fut le commandant du bombardier qui anéantit la ville d’Hiroshima le 6 aout 1945. Il est celui qui a largué la première bombe atomique, tuant instantanément 80 000 personnes. Jamais, ni avant ni après, autant d’êtres humains n’ont été liquidés en si peu de temps, c’est-à-dire en une fraction de seconde: la durée d’un grand flash blanc comme surgi d’un monstrueux appareil photo. ...

From Hell

Trop éprouvé par la lecture de From Hell du grand Alan Moore, je ne suis pas parvenu à écrire quelque chose de cohérent. Tout ce que j’ai réussi à faire est d’établir cette liste d’observations que je livre en l’état. Le grand scénariste Alan Moore, l’adaptation du film, l’ambition folle de cette BD font que j’avais envie de ce livre depuis qu’il est sorti chez Delcourt il y a une quinzaine d’année et voilà que je le reçois en cadeau pour ma fête – elle est pas belle la vie. Une oeuvre qui nécessite un certain investissement. Même s’il s’agit d’un monument de la bande dessinée – fait partie de ce que j’ai lu de plus abouti doit être rangé à côté d’un Mauss ou d’un Watchmen – même si ce n’est pas forcément le cadeau parfait à distribuer autour de vous – cf. plus bas. Le notes de fin très détaillées aident bien à la compréhension. Il faut faire l’effort de les lire si l’on veut éviter de passer à côté de trop de choses. C’est une lapalissade de dire ça, mais l’ambiance est vraiment pesante que ce soit les meurtres, le milieu de la prostitution, le quartier de Whitechapel, les dessins, les visions que prête Moore au personnage principal – c’est certainement un des trucs les plus flippants –, Sir William Gull – ah non c’est lui le plus flippant. Cette BD a reçu une avalanche de prix. La ballade dans Londres montre toute l’ampleur de la connaissance de Moore sur le sujet. Ça force le respect. On comprend mieux son énervement lorsque les studios hollywoodiens ont sorti cette stupide adaptation de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires. L’angle que choisit Moore semble étrange au premier abord car la première idée qui vient à l’esprit lorsque l’on imagine comment raconter l’histoire de Jack l’éventreur et d’écrire un polar une sorte de wodunit – j’ai appris ce mot en lisant Agatha Christie (cf. Le meurtre de Roger Ackroyd). Suivre les policiers sur la piste du tueur étudier les indices, le mode opératoire, bref mener l’enquête avec eux. Mais c’est bien mal connaître l’histoire car dans ce cas le lecteur se ferait balader comme eux et ça ne serait pas très agréable. Non il prend le partie de faire quelque chose de très simple. Il a une thèse et la démontre tout simplement sans suspense ni mystère pour le lecteur. Et c’est diablement efficace. Moore va donc nous démontrer de façon magistrale qui était Jack l’éventreur! Franc-maçonnerie, architecture, époque victorienne, toponymie, connaissance parfaite de Londres. L’adaptation en film avec Johnny Depp. Je ne peux pas en parler car je n’ai jamais voulu la voir avant d’avoir lu le livre – je vais quand même prendre le temps de me remettre de la lecture avant de le visionner sur Netflix. Les dessins d’Eddie Campbell peuvent paraitre moches et fouillis au premier abord lorsque l’on feuillette simplement ce gros livre dans une librairie – il faut dire que c’est dense. Mais ils se révèlent d’une efficacité redoutable lorsqu’il s’agit de représenter un point de vue, une ambiance – la voiture dans Londres, j’ai des frissons rien que d’en parler –, ou tout simplement la laideur des gens. Je ne vous cache pas que la lecture a été éprouvante, une fois le livre terminé je me suis empressé de le cacher dans un coin reculé de ma bibliothèque de façon à l’oublier pendant quelques temps. Netley, j’ai vu Dieu. Je me suis agenouillé devant lui et il m’a dit quoi faire. Et Gull le médecin dit: “Mais converser avec les Dieux, c’est de la folie”. Et Gull l’homme répond: “Alors qui souhaiterait être sain d’esprit ?”. ...

9 sept. 2018 ·  BD

Tokyo Vice

Jake Adelstein est, comme il se définit lui-même un juif américain, mais au pays du soleil levant, il n’est qu’un gaijin. Ce gaijin, à peine ses études terminées, a réussi la prouesse d’être embauché dans l’un des plus prestigieux quotidien du pays, le Yomiuri. C’est à ce point un exploit que les japonais ne le croyaient pas. Après des débuts à couvrir des petites affaires locales il s’est spécialisé dans le monde de la nuit. A trainer le soir, il n’a pas tardé à croiser les dangereux yakuzas. Et à trop se frotter à ce genre d’individus, on peut vite s’attirer des ennuis, surtout lorsque l’on commence à fourrer son nez dans des affaires de trafic d’êtres humains. ...

1 sept. 2018 ·  Noir  ♥

Kairos

J’ai piqué cette BD dans le rayon jeunesse et bien mal m’en a pris – rassurez-vous je ne l’ai pas arrachée des mains d’un enfant qui s’est mis à hurler. Il faut bien se résoudre à grandir un jour et, malheureusement, côté BD, j’ai perdu un peu de ma candeur au fil des années. Pourtant je m’étais dit qu’il devait m’en rester un peu. Disons assez pour un petit récit d’aventure pas trop ambitieux aux jolis dessins d’inspiration manga à lire les soirs de la semaine. Ça aurait dû passer, mais non. ...

19 août 2018 ·  BD

Les locataires de l’été

Je pense – mais j’ai la flemme de vérifier – que ce titre m’a été conseillé par Frédéric Beigbeder dans son livre Premier bilan après l’apocalypse. Je ne connaissais pas du tout Charles Simmons avant de lire ce livre et le titre Les Locataires de l’été ne m’aurait pas attiré. Seule la belle couverture du Phébus libretto, illustrée par un détail d’une oeuvre d’Edward Hopper, aurait pu allumer une étincelle dans mon regard. Il est vrai que ce titre, Les Locataires de l’été, n’est pas une grande trouvaille du traducteur. Le titre original, même s’il est simple, Salt Water, me semble beaucoup plus approprié car je suppose qu’il fait précisément référence à ce passage très évocateur du livre. ...

Le bain de Berk

Les enfants et le bain, c’est une grande histoire. Parfois ils ne veulent pas y aller. Puis quand ils y sont ils ne veulent plus en sortir et ils vident tous les shampoings et les gels douche pour fabriquer de la mousse ou pour laver les jouets – si vous n’avez qu’une douche à l’italienne, c’est moins animé. Si vous cherchez une bonne histoire pour évoquer ce moment si particulier, Le bain de Berk est un excellent choix. C’est une histoire toute bête d’un doudou qui tombe dans la baignoire. Tout le monde le sais – sauf certains enfants vraiment pas sages – les doudous ne savent pas nager et ne doivent donc surtout pas aller dans la baignoire. Heureusement les jouets de bains – autre grands classiques qui encombrent la salle de bain, sèchent mal et finissent parfois par moisir – se mobilisent pour le sauver. Mais tout ne va pas se passer comme prévu et l’histoire connaîtra de multiples rebondissements. De très beaux dessins pleine page illustrent cette histoire vraiment très drôle et très plaisante à lire. Un bon moment de lecture – au moins autant qu’un bain ou même mieux. ...

Rebel Code

Si vous cherchez un livre sur l’histoire de Linux et plus généralement sur celle du mouvement open source, vous l’avez trouvé. Glyn Moody nous propose une longue page d’histoire qui part des origines aux années 2000. Tout ou presque est abordé dans ce livre: la technologie, les hommes, la philosophie et l’économie. On verra comment le travail d’un étudiant a fini par être adopté par l’ensemble des fabricants de machines professionnelles et fait aujourd’hui tourner Internet et tous les vendeurs de cloud – même Microsoft vient de sortir son propre Linux (Azure Sphere), c’est dire ! Cette véritable prouesse n’a été rendue possible que par un subtil équilibre entre des bénévoles, des militants et des entreprises. Les bénévoles sont la cheville ouvrière, ils ont toujours contribué avec enthousiasme. Les militants, dont la figure de proue est Richard Stallman, peuvent être considérés comme les gardiens du temple du monde libre. Enfin, les entreprises sont les émanations des intérêts économiques, elles ont irrigué cet écosystème avec de l’argent, mais elles ont aussi contribué d’une autre manière. Elles ont donné la caution, les garanties professionnelles nécessaires à l’adoption de ces logiciels à grande échelle au sein des entreprises. Je pense en particulier à Red Hat, mais aussi à IBM qui a fait le choix courageux d’abandonner certaines lignes de produits comme les serveurs web au profit de leur équivalent open source. En faisant ce choix ils ont envoyé un message fort, mais ont aussi très concrètement contribué à leur développement en investissant des moyens humains importants dans leur développement. Cette politique a donné le jour à un logiciel comme Apache – et à la fondation qui porte son nom – qui est devenu la référence dans le domaine. ...

Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas

Comme l’indique le sous-titre, il s’agit d’un livre de souvenirs. Ceux d’un historien spécialiste de la Rome antique devenu professeur au Collège de France. Très classiquement il raconte son enfance, ses études, s’attarde sur son passage à l’école normale supérieure. A cette époque le communisme n’était pas encore mort – on ne connaissait pas ou on ne voulait pas croire à Staline et ses goulags – et Paul Veyne revient sans ambages sur son passé de communiste. A l’en croire – et il n’y a pas de raison de ne pas le croire puisqu’il fait preuve tout au long du livre d’une extrême franchise – il a adhéré au parti plus pour être dans l’air du temps que par conviction. Il est très lucide et n’hésite pas à être critique envers lui-même. Il est toujours honnête, il ne cache pas les zones d’ombres comme le comportement de son père pendant la guerre. Il est sensible au regard que portent les autres sur lui – peut-être est-ce à cause de sa malformation congénitale à la joue dite Leontiasis ossea – et sait qu’il est toujours passé pour être un original. Il évoque ensuite ses débuts peu convaincants en tant qu’archéologue et sa carrière de professeur. Il est une fois de plus très franc en insistant sur sa fâcheuse tendance à procrastiner quand il s’est agi de rédiger sa thèse et sur son ingratitude vis à vis de ses maîtres. Il ne nourrit pas vraiment de regrets, il sait que c’est comme ça et qu’il ne pouvait pas en être autrement. Enfin ce qui fut pour lui la véritable consécration, sa nomination au Collège de France. ...

Gérard

Mathieu Sapin commence a être un habitué des portraits. Après avoir suivi l’ancien pensionnaire de l’Elysée dans Le Château, il file le train à un autre personnage public. Ce dernier est bien plus truculent puisqu’il s’agit du monstre sacré du cinéma français, celui que le monde entier – enfin surtout les russes – nous envie, le grand, l’inimitable, Gérard Depardieu. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on a définitivement quitté le registre policé de la communication bien maîtrisée pour entrer avec fracas dans le brut de décoffrage. Et ce n’est pas triste – enfin si un peu parfois. ...

8 juil. 2018 ·  BD  ♥

Le lion et l'oiseau

Nous n’avions pas croisé Marianne Dubuc depuis Devant ma maison lorsque nous sommes tombés sur ce livre – ça fait un petit moment. La première constatation est qu’elle n’a pas abandonné ses crayons de couleurs. C’est d’ailleurs grâce à cette particularité que nous avons reconnu la patte de la canadienne. J’ai tout de suite trouvé la couverture très belle, très douce. Le contenu l’est tout autant. Il s’agit d’une histoire simple sur les valeurs de l’entraide et de l’amitié. C’est aussi celle du temps qui passe, du bonheur fait des plaisirs simples, ceux du quotidien. Les illustrations aux crayons dans des tons pastels font merveille et ajoutent au charme de l’ensemble. Encore une fois rien de très original, mais du calme et de la sérénité qui se dégage de cette lecture. Quoi de mieux avant de s’endormir ? ...

Faire la loi

Je ne sais pas si l’idée du jeu de l’oie est partie d’un jeu de mots douteux par rapport au titre – je n’ose pas y croire. Illustrer le parcours du combattant que représente l’adoption d’une loi par une partie de jeu de société est une vraie bonne idée. L’exemple utilisé est celui de la loi Macron. Comme celui qui lui a donné son nom est devenu depuis notre président c’est aussi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur l’homme et sur sa force de caractère. Pour quelqu’un comme moi qui ne travaille pas du tout dans le domaine juridique – j’ai commis des erreurs dans ma vie, mais pas celle-là – le travail requis depuis le projet de loi jusqu’à sa mise en application et à l’observation de ses effets semble colossal. Quelque chose entre les travaux d’Héraclès et le mythe de Sisyphe. Loin de trouver tout cela inutile, je suis assez admiratif devant ce processus éminemment démocratique – je ne parle pas du fameux 49.3 qui semble rendre bien des services. C’est un savant mélange entre de la technique très précise, de l’expérience, du savoir faire et évidemment une bonne dose de tactique politique. ...

26 juin 2018 ·  BD  ♥