Casterman

Les Phalanges de l’Ordre Noir

BD
Un baroud d’honneur Combat désespéré avant l’issue fatale d’une bataille, militaire ou non. – Wiktionnaire Cette expression résume à elle seule ce livre. C’est celui que d’anciens extrémistes de gauche face à des extrémistes de droite vont mener de nombreuses années après la guerre d’Espagne. A présent, ils sont devenus des vieillards et vont mener leur dernière bataille. Il s’agit d’un one shot touffu paru en 1979 – 1 an après ma naissance, ça commence à faire – que l’on doit à la collaboration entre Enki Bilal et Pierre Christin.

Groenland Vertigo

BD
Adapter les Racontars Arctiques en BD a donné des idées à Hervé Tanquerelle. Il met en scène son alter ego qui embarque pour une exploration digne d’une aventure de Tintin. Il ne cache pas ses sources d’inspiration puisque même la police de caractère utilisée sur la couverture rappelle – c’est peut-être la même d’ailleurs, les éditions Moulinsart pourraient lui faire un procès – les albums d’Hergé. Il exploite comme son ainé le contraste entre les paysages, et plus généralement les décors, détaillés et les personnages volontairement stylisés – les yeux de certains personnages rappellent ceux des personnages d’Hergé.

Une soeur

BD
Bastien Vivès nous livre une chronique des vacances d’été une sorte D’Hôtel de la plage moderne car oui le téléphone portable à fait son apparition. Même s’il n’a pas – encore – pris le dessus sur les indétrônables de la période que sont les cuites et l’amour. C’est alors pour un jeune garçon un peu introverti préférant le dessin aux activités sportives l’épreuve de la confrontation aux autres. Ce ne sont ni les premiers ni les derniers abrutis qu’il croisera.

Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B

BD
En ouvrant ce livre on sait tout de suite que c’est du Tardi, mais on pense aussi évidemment à un des chefs-d’oeuvre du neuvième art, le Maus1 de Art Spiegelman. Les deux oeuvres traitent du même sujet, la Seconde Guerre mondiale, mais c’est surtout le fait que ces deux grands de la BD racontent l’histoire de leur père respectif qui pousse à ce rapprochement. Ils utilisent des procédés narratifs similaires en s’incluant dans le récit pour apporter un contrepoint au témoignage du vécu.

Le piano oriental

BD
Je tournais autour depuis longtemps. J’ai souvent vu son visage jovial qui me faisait de l’oeil derrière les vitrines et j’ai fini par céder au festival de BD de Colomiers – je ne pouvais décemment pas repartir les mains vides. Après seulement quelques pages, je peux dire clairement que je ne regrette pas mon achat. En fait, en étant honnête, même avant de tourner les pages. A vrai dire dès le moment où je l’ai posé sur ma table de chevet j’étais content de posséder ce livre et je devais arborer a peu près le même sourire qu’Abdallah Kamanja sous son tarbouche.

Le goût du chlore

BD
Il y a bien longtemps que je lorgne sur cette BD. Je suis un grand fan de Bastien Vivès pour son talent de dessinateur évidemment, mais aussi pour sa grande sensibilité qu’il dévoile avec des albums comme Polina, Dans mes yeux1 ou encore Le goût du chlore. J’ai tout de suite été attiré par le titre, je le trouve tout simplement magnifique – alors qu’il peut paraître tout à fait insignifiant.

Asterios Polyp

BD
Depuis que j’entends parler de ce livre, que j’hésite à l’acheter, j’ai enfin eu l’occasion de l’emprunter à la bibliothèque. Il correspond à l’image que je m’en étais faite. C’est un livre intelligent, cultivé et même un brin élitiste pour tout dire. Ce roman graphique – puisqu’il faut l’appeler ainsi – est techniquement très maitrisé, que ce soit sur le plan graphique, sur le plan narratif et sur le fond. Le style graphique épuré n’a pas empêché David Mazzucchelli de truffer ses dessins de détails qui ne sont jamais là par hasard.

Le policier qui rit

BD
Il y a très longtemps que je n’ai pas lu de polar. Tomber sur un polar adapté en BD est l’occasion rêvée de se remettre en selle. L’heureux élu est Le policier qui rit, l’un des dix romans que compte la série des enquêtes de Martin Beck écrite par un couple d’écrivain suédois, Maj Sjöwall et Per Wahlöö. Lorsque le passage du roman à la BD est bien réalisé, l’expérience se révèle très convaincante.

La patience du tigre

BD
J’ai entendu parler de Frédéric Bernard pour la première fois lors de la sortie de Chroniques de la vigne: conversations avec mon grand-père1 – je l’avais offert à un ami (amateur de vin) et j’avais raté de peu la séance de dédicace organisée à Toulouse à la librairie Terres de Légendes. C’est d’ailleurs à l’issue d’une discussion avec le libraire que mon regard s’est posé pour la première fois sur La patience du tigre – très belle couverture.

Devant ma maison

J’aime beaucoup les imagiers pour les petits. Ils contiennent plein de choses à découvrir, à identifier et à nommer. L’inconvénient est qu’il sont décousus, il n’y pas ou peu de liant entre les planches et ils ressemblent parfois un peu trop à un catalogue. Marianne Dubuc a trouvé une parade, elle combine dans son livre l’imagier et le livre de conte. Tout part de la maison – l’un des premiers dessins réalisés par les enfants.