5 Étoiles

Turn the Ship Around!

L’histoire de Turn the Ship Around! ressemble un peu à celle de nombreux films américains dans lesquels un entraîneur se retrouve propulsé à la tête d’une équipe de loosers qu’il parvient par sa sagacité à transformer en winners. Mais est-ce lui qui a agit dans ce cas alors qu’il n’est pas sur le terrain ou plutôt les joueurs qui mieux organisés, plus confiants sont parvenus à exprimer tout leur potentiel pour décrocher des victoires?

Invincible T1

Robert Kirkman est surtout connu pour sa série Walking Dead1. Avant cet énorme succès, il avait créé une série de super-héros main stream nommée Invincible. On pourrait penser que cette BD n’est qu’un hommage à l’âge d’or des comics. Et il y a indéniablement de ça, les clins d’oeil sont suffisamment appuyés pour qu’un piètre connaisseur comme moi les détecte immédiatement. De la référence à Tom Strong en passant par de grosses similitudes avec l’univers DC, notamment avec Superman et la JLA – je ne parle même pas de la présence des héros d’Image Comics.

Presque toute la vérité sur les lutins

Je suis sûr que vous avez toujours voulu en savoir plus sur les lutins. Vous savez ces petits êtres habillés en rouge et vert portant barbe et chapeau pointu. Certains les aiment tellement qu’ils leur érigent des statues dans leur jardin. Kitschs ou mignons, ils font indéniablement parti de notre imaginaire commun et sont même appelés à la rescousse lorsque le Père Noël manque de main d’oeuvre pour fabriquer ses jouets à la fin de l’année.

Gatsby

Gatsby le Magnifique ou Gatsby tout simplement pour cette version traduite par Julie Wolkenstein est un grand classique de la littérature. C’est le style qui m’a le plus frappé dans ce roman. Francis Scott Fitzgerald réalise une prouesse en proposant une écriture à la fois épurée et poétique, ce qui semble antinomique et pourtant. […] et nous traversâmes Astoria à 100 kilomètres / heure avant d’apercevoir, sous les pylônes arachnéens du métro aérien, le coupé bleu qui filait tranquillement devant nous.

Le combat ordinaire

Le titre est un oxymore. Un combat n’est jamais ordinaire même si c’est celui de la vie. Le fond et la forme jouent également sur le contraste. Un dessin gai et des couleurs chatoyantes qui pourraient convenir à un récit humoristique alors qu’ils servent un propos globalement très sérieux – voire parfois un peu triste. Soyons clairs, nous sommes en présence d’un oeuvre de très grande qualité. Ce que j’ai dit concernant les dessins n’est d’ailleurs pas péjoratif, ils procurent un grand plaisir de lecture et mettent en scène des personnages attachants et expressifs.

Fondation

Fondation est un classique parmi les classiques de la science-fiction – je dirais qu’il figure aisément dans les dix livres les plus connus du genre. Je parle ici du premier tome du cycle, mais il existe des préludes et des suites ainsi que d’autres oeuvres d’Isaac Asimov qui se situent dans le même univers. Ce livre et ce cycle se démarquent de leurs semblables par une approche très scientifique (hard SF) et historique.

From Hell

Trop éprouvé par la lecture de From Hell du grand Alan Moore, je ne suis pas parvenu à écrire quelque chose de cohérent. Tout ce que j’ai réussi à faire est d’établir cette liste d’observations que je livre en l’état. Le grand scénariste Alan Moore, l’adaptation du film, l’ambition folle de cette BD font que j’avais envie de ce livre depuis qu’il est sorti chez Delcourt il y a une quinzaine d’année et voilà que je le reçois en cadeau pour ma fête – elle est pas belle la vie.

Tokyo Vice

Jake Adelstein est, comme il se définit lui-même un juif américain, mais au pays du soleil levant, il n’est qu’un gaijin. Ce gaijin, à peine ses études terminées, a réussi la prouesse d’être embauché dans l’un des plus prestigieux quotidien du pays, le Yomiuri. C’est à ce point un exploit que les japonais ne le croyaient pas. Après des débuts à couvrir des petites affaires locales il s’est spécialisé dans le monde de la nuit.

Rebel Code

Si vous cherchez un livre sur l’histoire de Linux et plus généralement sur celle du mouvement open source, vous l’avez trouvé. Glyn Moody nous propose une longue page d’histoire qui part des origines aux années 2000. Tout ou presque est abordé dans ce livre: la technologie, les hommes, la philosophie et l’économie. On verra comment le travail d’un étudiant a fini par être adopté par l’ensemble des fabricants de machines professionnelles et fait aujourd’hui tourner Internet et tous les vendeurs de cloud – même Microsoft vient de sortir son propre Linux (Azure Sphere), c’est dire !

Gérard

Mathieu Sapin commence a être un habitué des portraits. Après avoir suivi l’ancien pensionnaire de l’Elysée dans Le Château, il file le train à un autre personnage public. Ce dernier est bien plus truculent puisqu’il s’agit du monstre sacré du cinéma français, celui que le monde entier – enfin surtout les russes – nous envie, le grand, l’inimitable, Gérard Depardieu. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on a définitivement quitté le registre policé de la communication bien maîtrisée pour entrer avec fracas dans le brut de décoffrage.

Faire la loi

Je ne sais pas si l’idée du jeu de l’oie est partie d’un jeu de mots douteux par rapport au titre – je n’ose pas y croire. Illustrer le parcours du combattant que représente l’adoption d’une loi par une partie de jeu de société est une vraie bonne idée. L’exemple utilisé est celui de la loi Macron. Comme celui qui lui a donné son nom est devenu depuis notre président c’est aussi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur l’homme et sur sa force de caractère.

Release It!

Ce livre est une bible pour tout professionnel qui souhaite déployer une solution en production – c’est quand même l’objectif normalement, les POC ça va un moment et le titre de ce livre vous y incite fortement. C’est une référence reconnue puisqu’il a contribué à populariser certains patterns comme le circuit breaker et qu’il caracole en tête de toutes les listes de lecture (must read) du domaine. Il est bourré de bons conseils issus d’un énorme retour d’expérience puisque Michael T.

Le problème à trois corps

C’est tout simplement, derrière Hypérion1, le meilleur livre de SF que j’ai lu. C’est vrai que je ne suis pas un grand spécialiste du genre, mais quand même. Il s’agit en fait – comme souvent en SF – du premier tome d’une trilogie. Formellement la trilogie Remembrance of Earth’s Past – je ne sais pas si ce nom apparaît en français –, mais l’on y fait plus souvent référence en empruntant le titre du premier tome, ce qui donne la trilogie du problème à trois corps – ça fait beaucoup de 3 – écrite par l’auteur chinois Liu Cixin.

Klezmer T2

Dans ce second tome (vous pouvez lire l’article consacré au premier ici), c’est vraiment la joie qui domine, celle incomparable transmise par la musique. Cette sensation est parfaitement rendue, on a l’impression de participer à la fête. Des éléments comme la scène isolée dans la salle de bain ou le récit enchâssé du conte narré par Tchokola sont des respirations, des contrepoints qui donnent de l’ampleur au récit. Tout ceci fait de ce tome le point d’orgue de la série.

Le Météorologue

Un coup de coeur pour un livre comme l’on en a peu au cours d’une année de lecture, le dernier de ce genre est _L’ordre du jour_ et il a eu le Goncourt en 2017. Olivier Rolin rend avec ce livre un bel hommage à Alexéï Féodossévitch Vangengheim, le météorologue, et avec lui à toutes les victimes de la grande Terreur en URSS. Météorologue avec les aléas que cela comporte – surtout à l’époque – est une profession à risque dans le monde paranoïaque sur lequel régnait le tyran Staline.

Harry Potter T1

Comme pour _Game of Thrones_ je dois être le dernier arriéré à n’avoir ni lu ni vu la série des Harry Potter. La raison est un simple et bête entêtement à ne pas vouloir voir les films avant d’avoir lu les livres dont ils sont tirés – une obsession comme une autre. Un évènement et un contexte propice m’ont mis le pied à l’étrier. L’évènement est l’écoute d’une passionnante série d’émissions de La compagnie des auteurs consacrée à l’oeuvre de J.

Théorème vivant

Cédric Villani est l’un de nos plus brillants mathématiciens, lauréat de l’équivalent du prix Nobel pour les mathématiques: la médaille Fields – depuis il a un peu mal tourné puisqu’il est devenu député, mais ça c’est une autre histoire. Mais si c’est le gars qui a l’air bizarre avec les cheveux longs, un costume, une lavallière, une montre à gousset et, pour couronner le tout, il porte toujours une broche araignée.

Ours blanc a perdu sa culotte

Mais où est-elle passée ? Ne riez pas – ou plutôt si – ce livre est un best-seller, une tuerie, un véritable phénomène chez les moins de 5 ans. Qu’est-ce qui fait son succès ? Voir des animaux affublés de culottes ridicules, certainement. Tourner les pages pour découvrir des effets de découpage, peut-être aussi. Mais voir la tête tour à tour hébétée, tour à tour dépitée d’ours blanc est à mourir de rire.

La plage magique

Parfois parmi le chalutage – 12 livres – pratiqué hebdomadairement à la bibliothèque on tombe sur une perle. Et quand il s’avère en plus que le livre a une histoire qui mérite d’être racontée, je me dois de prendre la plume. Il est l’oeuvre de Crockett Johnson – rassurez-vous Crockett est un surnom – qui fut un auteur de livres pour enfants renommés dont le fameux Harold et le crayon rose – je fais le malin, mais je ne fais que répéter ce que j’ai lu, je ne connaissais ni l’auteur ni son livre.

L’ordre du jour

Ce livre nous raconte le moment où les nazis se trouvant sur le seuil des Enfers ont poussé la porte et l’ont franchie. Il s’intéresse à une période temporelle très courte en comparaison du vaste carnage qui va suivre. Lorsque les nazis ont préparé et réalisé l’annexion de l’Autriche, opération connue sous le non d’Anschluss, début d’un long processus destructeur qui mènera à l’horreur que nous connaissons. Au sein de cet espace-temps, Éric Vuillard met en lumière deux choses.

Freedom

Pour moi Freedom est l’archétype du roman américain moderne. Ce n’est pas un hasard puisque Jonathan Franzen est un des plus grands représentant de cette littérature. Il dépeint dans ses livres de larges fresques représentant la société actuelle, celle qu’il connaît, il décrit le monde dans lequel il vit et c’est ce que les écrivains ont toujours fait de mieux. Si le roman du mariage, d’un autre grand écrivain américain Jeffrey Eugenides, contrairement à ce que pourrait laisser penser son titre est plus un campus novel qu’un wedding novel, Freedom est par contre un modèle du genre.

Détective Popotin et le diamant arc-en-ciel

Il y a longtemps que je n’avais pas écrit sur un livre pour enfant (jeunesse), pas par manque d’envie, mais tout simplement car nous n’étions pas tombé sur quelque chose d’exceptionnel malgré notre petite douzaine de livre empruntée hebdomadairement à la bibliothèque. Cette fois nous avons lorgné du côté des livres-jeux. Pour les jeunes enfants ce ne sont pas des «livres dont vous êtes le héros», mais plutôt des «cherche et trouve» un peu à la manière de Où est Charlie ?

Les Ignorants

Je n’avais pas lu du Davodeau depuis le poignant Un homme est mort1. Quelle erreur ! La lecture des Ignorants me conforte dans ma première impression, nous avons affaire à un très grand auteur – je pense que je vais rafler tout le rayon Davodeau lors de mon prochain passage à la bibliothèque. Il nous parle de la rencontre entre deux arts celui du vin et celui de la bande dessinée.

Lookbook T1

Ce livre est affreux, mais tellement drôle. L’auteur ne censure rien, c’est très cru – très vulgaire diront certains –, mais tellement bon. Je suis tombé dessus par hasard au magasin de BD. Je l’ai feuilleté et j’ai commencé à lire une page par curiosité et je me suis marré, puis une autre et puis j’ai décidé de l’acheter, il me rappelait un livre que j’avais bien aimé, J’aime pas la chanson française.

Boussole

Le mot qui revient le plus souvent lorsque l’on entend parler de ce livre est érudition. Et, après seulement quelques pages, on comprend pourquoi et on ne peut que se rallier à cette opinion. C’est vrai que c’est surprenant, impressionnant – et beaucoup d’autres superlatifs – et même si l’on sait que Mathias Enard est un spécialiste de l’Orient, on se demande comment il a fait pour réunir dans ce roman une telle somme de connaissances, d’anecdotes, d’histoires – avec un petit et un grand H –, bref de tout, une somme, un monde.

Éloge de la névrose en 10 syndromes

Le titre n’est pas trop engageant, mais ne vous y fiez pas. Leslie Plée parle de ses problèmes – disons les choses comme elles sont – avec tellement de légèreté et d’humour que ça devient un régal. Evidemment il s’agit d’une BD très autocentrée – on s’en doute – qu’elle parvient à rendre à la fois sincère et drôle. On se situe un peu dans le même registre que certains de ses collègues comme Boulet ou Margaux Motin, tout en restant bien différent.

Le tigre et le chat

L’adaptation de légendes en livres pour enfant donne souvent de très bons résultats – il font en tout cas partie de ceux que j’apprécie le plus. Avant celui-ci, notre dernière expérience en date était La naissance du dragon . Mais Le Tigre et le Chat est encore mieux, bien mieux. Le tigre est un poltron, un balourd qui ne sait même pas chasser. Alors que le chat est un remarquable prédateur, il maîtrise toutes les techniques à la perfection et n’est jamais à court de gibier.

Klezmer T1

Raconter les choses comme elles se sont vraiment produites, c’est tellement moche que ça devrait être interdit. Je t’invente une histoire, c’est la moindre des politesses. Lorsque j’ai lu Klezmer pour la première fois, j’ai été tellement séduit par le travail à l’aquarelle que j’ai acheté une petite boîte de peinture de voyage. De retour à la maison je me suis mis à reproduire la vue d’Odessa, tout en bleu pétrole et Orange coucher de soleil, qui est reprise dans la préface – je l’ai toujours et je garde un bon souvenir de cette expérience.

Le piano oriental

Je tournais autour depuis longtemps. J’ai souvent vu son visage jovial qui me faisait de l’oeil derrière les vitrines et j’ai fini par céder au festival de BD de Colomiers – je ne pouvais décemment pas repartir les mains vides. Après seulement quelques pages, je peux dire clairement que je ne regrette pas mon achat. En fait, en étant honnête, même avant de tourner les pages. A vrai dire dès le moment où je l’ai posé sur ma table de chevet j’étais content de posséder ce livre et je devais arborer a peu près le même sourire qu’Abdallah Kamanja sous son tarbouche.

14

D’habitude je ne cite pas les quatrièmes de couverture, mais là je ne peux pas résister. Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d’entre eux. Reste à savoir s’ils vont revenir. Quand. Et dans quel état. Jean Echenoz va bien aux éditions de Minuit et vice-versa. Ainsi le contenant ressemble au contenu: sobre, épuré et élégant. Si vous voulez vous convaincre du lien qui existe entre l’écrivain et cette maison, lisez Jérôme, l’hommage qu’il a rendu à Jérôme Lindon qui en fut l’emblématique directeur.

Ulysse

Lorsque j’ai aperçu cette BD sur la table du libraire, j’ai tout de suite su qu’elle allait me plaire. Tout d’abord pour une raison complètement subjective qui est que j’adore les gros volumes reliés et qu’il faut bien reconnaître qu’Actes Sud a fait là du très beau travail. Ensuite je porte depuis toujours un grand intérêt à la Grèce antique. Enfin, j’apprécie tout particulièrement ce type de dessin simples et travaillés à l’aquarelle.

Asterios Polyp

Depuis que j’entends parler de ce livre, que j’hésite à l’acheter, j’ai enfin eu l’occasion de l’emprunter à la bibliothèque. Il correspond à l’image que je m’en été fait. C’est un livre intelligent, cultivé et même un brin élitiste pour tout dire. Ce roman graphique – puisqu’il faut l’appeler ainsi – est techniquement très maitrisé, que ce soit sur le plan graphique, sur le plan narratif et sur le fond. Le style graphique épuré n’a pas empêché David Mazzucchelli de truffer ses dessins de détails qui ne sont jamais là par hasard.

Steve Jobs

Si vous prenez Steve Jobs pour un vulgaire fabriquant de gadgets, vous devriez lire ce livre de toute urgence. Vous vous rendrez alors compte du génie d’un personnage hors-norme qui a modifié durablement le monde de l’informatique et très certainement le cours de nos vies – je n’exagère même pas. Enfant abandonné à sa naissance, il semblerait qu’il ait toujours été animé pour une rage de revanchard. Le livre le répète assez – bien trop en fait –, il n’avait pas un caractère facile.

Python for data analysis

Si vous souhaitez faire de l’analyse de données en Python, l’utilisation de pandas est indispensable. D’ailleurs le sous-titre est clair Data Wrangling with Pandas, NumPy, and IPython. Si vous souhaitez utiliser pandas, la lecture de ce livre est indispensable – Stack Overflow aussi. D’ailleurs il aurait dû porter le titre pandas for data analysis. Ce livre a été écrit par le créateur de pandas, Wes McKinney, lorsqu’il travaillait pour une société effectuant des analyses financières.

Sacré Père Noël

Nous sommes en novembre et Noël pointe déjà le bout de son nez – enfin pas que le nez. Tout le monde s’y met et les libraires ne font pas exception. La table centrale de la librairie Ombres Blanches a été réquisitionnée pour l’occasion. Elle regorge de suggestions qui l’ont parée de rouge et de blanc. Mon oeil fut d’abord attiré par l’équivalent d’un calendrier de l’Avent en livre de conte: 24 histoires pour attendre Noël – je n’avais jamais vu ça, mais je ne suis pas vraiment étonné les calendriers sont déclinés à toutes les sauces cette année, ils sont malins.

Ciseaux

Une histoire d’amour, celle de Maryann et de Raymond. Une histoire qui a démarré un peu trop vite. Raymond et Maryann sont mariés lors de la naissance de leur deuxième enfant, Raymond a 20 ans et Maryann deux ans de moins que lui. On était des gamins, avec deux enfants arrivés trop tôt. Qu’est-ce que vous faites quand la route se resserre et que vous ne pouvez plus reculer ?

Lanfeust de Troy

Je ne pense pas l’être tout le temps, mais cette fois c’est sûr, je ne vais pas être objectif. Il y a, pour l’instant, trois grandes périodes dans ma vie de lecteur de bandes dessinées. D’abord l’enfance avec Tintin un peu, Gaston Lagaffe beaucoup et surtout Astérix. Puis l’âge adulte avec des titres comme Maus ou Watchmen puis la découverte de ce que l’on appelle la bande dessinée indépendante. Et au milieu, une période d’adolescence dont la série emblématique est et restera Lanfeust de Troy.

Discours à l’Académie suédoise

Le discours prononcé par Patrick Modiano à l’occasion de la remise de son prix Nobel de littérature a été édité par Gallimard, comme pour les autres livres de l’auteur, dans la collection «NRF» – le timing n’a pas été bon car il aurait pu figurer en bonne place dans le Quarto rassemblant la majorité de ses romans 1. Tout le monde connaît Modiano pour ses hésitations lorsqu’il s’exprime à l’oral qui passent souvent pour de la timidité.

Premier bilan après l’apocalypse

«Mes 100 livres préférés (pour le prix d’1)» nous dit Frédéric Beigbeder sur le bandeau promotionnel rouge entourant le livre. L’ancien publicitaire n’a pas perdu le sens de la formule et il avait même créé un site web pour l’occasion – les liens pointant vers Amazon, le malin, il n’y a pas de petits profits. Je ne parlerai pas de la préface qui n’est, selon moi, pas l’intérêt de ce livre de chroniques et qui même le dessert.

Le trône de fer T1

Je dois être le dernier arriéré à ne pas avoir vu tous les épisodes de Game of Thrones. Pour ne pas faire comme tout le monde, j’ai plutôt décidé de lire les livres – et le défis est de taille. Même s’il paraît qu’ils ont fait du très bon travail sur cette série télé, je n’apprécie pas toujours le travail des scénaristes qui adaptent tout en puisant dans l’oeuvre originale la matière nécessaire pour répondre au cahier des charges de toute série à succès dont les deux piliers sont le sexe et la violence.

Joel on software

Je suis tombé sur un commentaire (en anglais) qui disait à peu près ceci «C’est le livre qu’aurait écrit Jerry Seinfeld s’il avait été ingénieur en informatique». Je n’aurais pas trouvé mieux pour caractériser ce livre. On retrouve chez les deux hommes le même humour fait d’intelligence. C’est toujours très plaisant, mais très rare de tomber sur des érudits qui ne se prennent pas au sérieux. C’est bien le cas de Joel Spolsky.

Le pou et la puce

C’est le vent qui a tout déclenché en s’engouffrant par la fenêtre. Il a soulevé le pou qui est retombé sur la cuisinière et s’est brûlé le derrière. De là est partie une réaction en chaîne qui menace de ne jamais s’arrêter: la puce se met à pleurer, la fenêtre à claquer et etc. Les protagonistes de ce conte en randonnée sont pour le moins originaux – on apprendra en lisant la notice, située à la fin du livre, qu’il existe des variantes mettant en scène d’autres animaux –, il en va de même pour les dessins.

Le Royaume

J’écoutais Florent Georgesco parler de ce livre à la radio. Il a dit une chose très vraie sur Emmanuel Carrère. Il sait trouver le ton juste pour écrire. Tout s’enchaîne, ce n’est ni trop ni pas assez, on dirait qu’il nous parle. Le journaliste du Monde disait qu’il avait l’impression d’être assis en face de lui dans sa cuisine et de simplement l’écouter parler – il a reçu le prix littéraire du Monde, ce n’est certainement pas un hasard.

Aurais-je été résistant ou bourreau ?

Aurais-je été résistant ou bourreau ? C’est une question que tout le monde devrait se poser et pour laquelle personne ne devrait avoir de réponse évidente. Pierre Bayard tente d’y répondre en employant un procédé original. Il se met lui-même dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale en opérant une sorte de voyage dans le temps. Il se retrouve donc en 1940 étudiant en hypokhâgne, khâgne et entre à l’École normale après avoir réussi son concours d’entrée.

Petite taupe, ouvre-moi ta porte !

Par cette froide nuit d’hiver, Petite Taupe est bien au chaud dans son lit douillet quand soudain. Toc, toc, toc ! Qui frappe à la porte ? Son bonnet de nuit encore sur la tête, elle se lève, met ses chaussons, prend une bougie et va ouvrir. Qui peut bien être dehors une nuit pareille ? Ce livre est génial, nous l’avons beaucoup apprécié. Il s’agit d’un conte en randonnée assez évolué puisqu’il y a un intrus et un dénouement assez inattendu.

Fun Home

Le titre de cette BD ne porte pas le sens que l’on pourrait lui prêter de prime à bord. Ce n’est pas du tout une maison fun, mais plutôt une drôle de maison dans le sens français de curieux ou étrange – je ne sais pas si ce double sens est vrai en anglais. Fun est en fait le diminutif de funeral home (funérarium) ce qui est tout de suite beaucoup moins drôle.

Le premier oeuf de Pâques

La petite poule a pondu son premier oeuf. Elle est toute fière et décide de le présenter à la fête aux oeuf. On y élit le plus bel oeuf. Pourtant, tout le monde tente de l’en dissuader. Ils la trouvent certainement naïve, mais se cachent derrière des bon sentiments en faisant mine de la préserver d’une grosse déception. Elle ne baisse pas les bras pour autant – enfin les ailes. Elle court, trotte et vole, se précipite à tel point qu’elle fait tomber son trésor dans la marre aux cochons.

Pascal Brutal T1-3

Dans un futur proche, un homme porte un bouc parfaitement taillé … Aux pieds, des chaussettes blanches dans une paire d’Adidas torsion 1992 … Au poignet droit, une gourmette étincelante avec « Pascal » gravé dessus … C’est PASCAL BRUTAL. Dans ce futur proche, Alain Madelin est le président de la France – là, si on ne l’avait pas encore compris, on en est sûr, on est bien dans le registre humoristique.

Le secret

La petite souris a trouvé une jolie pomme dorée. Elle va la cacher et ce sera son secret. Pourtant, chaque animal va venir la voir pour lui poser la même question à laquelle elle répondra invariablement C’est mon secret, je ne le dirai jamais. Mais quelque chose se met à pousser derrière son dos, va prendre de plus en plus d’ampleur et mettre son secret en danger. Encore une fois un ouvrage d’Eric Battut rempli de poésie et superbement illustré qui inculque au passage une belle valeur, celle du partage.

L’Ascension du Haut Mal

Connaissant uniquement David B. pour sa série Les Chercheurs de trésor1, j’entends parler depuis longtemps de son chef-d’oeuvre, sans avoir eu l’envie de m’y plonger. L’Ascension du Haut Mal était disponible à la bibliothèque, j’ai donc sauté sur l’occasion. D’emblée, la préface rédigée par sa soeur m’a touché – je sais, je suis un grand sensible. Puis la découverte de l’oeuvre. La comparaison est facile, mais elle vient tout de suite à l’esprit.