Jérôme Lindon
Six mois ont passé et l’on peut trouver en librairie un petit livre de 64 pages, sans indication de genre, avec, comme tous les livres de Jean Echenoz, le liseré bleu et l’étoile qu’avait dessinée Vercors pour les Éditions de Minuit, et ce titre inédit Jérôme Lindon, comme si, et c’est peut-être vrai, le plus bel hommage qu’un éditeur puisse recevoir fût de devenir un titre de son propre catalogue, non pas un nom gravé sur un monument aux morts, mais une simple ligne vivante parmi tous les textes qu’il a fait naître pour qu’ils nous survivent.[…] Jérôme Lindon est l’essence même de ce qui liait Jean Echenoz à Jérôme Lindon : l’auteur porte un texte à son éditeur, parce que c’est ce que l’un fait de mieux, et c’est ce que l’autre préfère. (Jean-Baptiste Harang – Libération, 18 octobre 2001) ...