L’Homme qui tua Lucky Luke

Comment remettre Lucky Luke au goût du jour, comment sortir une nouvelle aventure qui intéressera un public plus large que les nostalgiques et les aficionados – ou les amateurs de Laurent Gerra ? L’équation semble compliquée à résoudre et pourtant, selon moi, Matthieu Bonhomme y est parvenu haut la main. Il est vrai que Lucky Luke a pas mal vieilli – enfin pas le personnage qui a toujours le même âge, mais la série.

Presque toute la vérité sur les lutins

Je suis sûr que vous avez toujours voulu en savoir plus sur les lutins. Vous savez ces petits êtres habillés en rouge et vert portant barbe et chapeau pointu. Certains les aiment tellement qu’ils leur érigent des statues dans leur jardin. Kitschs ou mignons, ils font indéniablement parti de notre imaginaire commun et sont même appelés à la rescousse lorsque le Père Noël manque de main d’oeuvre pour fabriquer ses jouets à la fin de l’année.

Le Sillon

Lorsque j’ai appris que Le sillon de Valérie Manteau avait été couronné par le prix Renaudot, je suis retourné à la bibliothèque pour l’emprunter à nouveau. J’en avais entendu parler à La Dispute et j’avais lu une centaine de pages avant de devoir le rendre. Ce n’était pas par manque d’intérêt, mais parce que je lisais en même temps à ce moment-là L’Origine de la violence. Je n’avais donc tout simplement pas eu le temps de le terminer et l’attribution de ce prix m’a renforcé dans l’idée que j’étais peut-être passé à côté de quelque chose.

Gatsby

Gatsby le Magnifique ou Gatsby tout simplement pour cette version traduite par Julie Wolkenstein est un grand classique de la littérature. C’est le style qui m’a le plus frappé dans ce roman. Francis Scott Fitzgerald réalise une prouesse en proposant une écriture à la fois épurée et poétique, ce qui semble antinomique et pourtant. […] et nous traversâmes Astoria à 100 kilomètres / heure avant d’apercevoir, sous les pylônes arachnéens du métro aérien, le coupé bleu qui filait tranquillement devant nous.

Black Op T1

J’avais envie d’une BD un peu à l’ancienne, un bon vieux franco-belge. Je tombe sur le premier tome de Black Op à la bibliothèque dont la couverture aguicheuse avait déjà attiré mon regard à la librairie. Je ne risque pas grand-chose, allez je l’embarque. Je voulais du classique et je n’ai pas été déçu sur ce point, c’est du très – trop – classique : le traumatisme de l’enfance, la rivalité / trahison amoureuse, un complot pour faire élire les méchants républicains.

Les Phalanges de l’Ordre Noir

Un baroud d’honneur Combat désespéré avant l’issue fatale d’une bataille, militaire ou non. – Wiktionnaire Cette expression résume à elle seule ce livre. C’est celui que d’anciens extrémistes de gauche face à des extrémistes de droite vont mener de nombreuses années après la guerre d’Espagne. A présent, ils sont devenus des vieillards et vont mener leur dernière bataille. Il s’agit d’un one shot touffu paru en 1979 – 1 an après ma naissance, ça commence à faire – que l’on doit à la collaboration entre Enki Bilal et Pierre Christin.

Le monde englouti

Ce roman du mythique écrivain anglais James Graham Ballard dont le nom est souvent abrégé en J. G. Ballard est l’un des romans du cycle des Quatre apocalypses. Tous écrits dans les années 60, ils imaginent l’humanité confrontée à plusieurs fléaux: montée des eaux, tempête, canicule et fossilisation. Dans celui dont il est question ici, la montée des eaux est une conséquence d’un sujet qui est plus que jamais d’actualité: le réchauffement climatique – même si ici il est lié a des explosions solaires et non à la décision de Donald Trump.

Le combat ordinaire

Le titre est un oxymore. Un combat n’est jamais ordinaire même si c’est celui de la vie. Le fond et la forme jouent également sur le contraste. Un dessin gai et des couleurs chatoyantes qui pourraient convenir à un récit humoristique alors qu’ils servent un propos globalement très sérieux – voire parfois un peu triste. Soyons clairs, nous sommes en présence d’un oeuvre de très grande qualité. Ce que j’ai dit concernant les dessins n’est d’ailleurs pas péjoratif, ils procurent un grand plaisir de lecture et mettent en scène des personnages attachants et expressifs.

Les Pauvres Aventures de Jérémie

Je n’ai pas beaucoup d’inspiration, mais je tenais tout de même à écrire quelque chose pour dire le plaisir que m’a procuré la lecture de ces trois albums mettant en scène Jérémie. Jérémie est un post-adolescent qui travaille dans l’industrie du jeu vidéo. Il passe beaucoup de temps avec son meilleur ami et la soeur de celui-ci. Sa préoccupation numéro une est un sujet qui reste plus complexe à maîtriser pour notre anti-héros qu’une console de jeu, les filles.

J'apprends à lire avec Sami et Julie

J’apprends à lire avec Sami et Julie est une série de petits livres destinés à l’apprentissage de la lecture – voici une phrase bien creuse qui ne fait que paraphraser le titre. Il existe trois niveaux de CP, qui sont fonction de la capacité des enfants à lire certaines lettres ou syllabes, et un niveau CE1. La mise en page est simple et efficace, une page de texte fait face à une page illustrée.

Le Meurtre du Commandeur T1

La sortie d’un nouveau Murakami est devenue au fil du temps un événement mondial. L’auteur japonais a acquis une notoriété qui lui aurait certainement valu une reconnaissance par le comité Nobel littérature si celui-ci n’était pas tombé en disgrâce. A une bien moindre échelle, j’ai moi même été victime de cet engouement qui m’a conduit à me procurer à prix d’or (près de 50 €) les deux tomes, dès leur sortie en librairie – alors que je préfère habituellement attendre l’arrivée des livres sur le marché de l’occasion.

Missionnaire

En farfouillant dans mes exemplaires des notes de Boulet, je suis tombé sur une série de livres au même format (parus dans la même collection Shampooing) dont certains comme le carnet de Joann Sfar intitulé Missionnaire que je n’ai pas encore lu – il faut bien se garder une petite réserve. Lors de la Master Class que lui a consacré France Culture, il disait que ses carnets ne se vendaient pas – il ne s’en plaignait pas, mais disait simplement qu’ils n’intéressaient que ses proches et encore, il en existe pourtant 12 à l’heure actuelle.

Fondation

Fondation est un classique parmi les classiques de la science-fiction – je dirais qu’il figure aisément dans les dix livres les plus connus du genre. Je parle ici du premier tome du cycle, mais il existe des préludes et des suites ainsi que d’autres oeuvres d’Isaac Asimov qui se situent dans le même univers. Ce livre et ce cycle se démarquent de leurs semblables par une approche très scientifique (hard SF) et historique.

The Woods T1

Tout un lycée se retrouve transporté sur une lointaine planète où la flore et la faune semblent plutôt hostiles – en lisant ce livre on se rend compte que c’est un doux euphémisme. Ce n’est pas très rationnel car aucune explication n’est fournie au lecteur. Mais c’est un point de départ, c’est comme ça. On dirait un sujet de rédaction. A partir de là, imaginez ce qui va arriver, écrivez la suite.

Les nouvelles aventures de Lapinot T1

– Si tu mourais, tu voudrais que j’aille dans un univers parallèle où tu n’es pas mort et que je te ramène ici ? – N’importe quoi. – Bâh non … Ça ferait plaisir aux gens ici à qui tu manquerais. – Oui. Mais après, je manquerais aux autres de l’univers parallèle où je ne serais plus. Lapinot est de retour, bonne nouvelle. Lewis Trondheim nous a fait une bonne blague – ou avait besoin d’argent.

Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973

Écoute le chant du vent et Flipper, 1973 sont les deux premiers romans d’Haruki Murakami. Il les a écrits sur la table de sa cuisine. Ils forment avec La Course au mouton sauvage La trilogie du Rat – le Rat est une personne d’où la majuscule. Le Rat tourna la tête vers le plafond et puis, lentement, il ferma les yeux. Ensuite, il éteignit toutes les lumières qui peuplaient son cerveau, et son esprit s’engouffra dans de nouvelles ténèbres.

Groenland Vertigo

Adapter les Racontars Arctiques en BD a donné des idées à Hervé Tanquerelle. Il met en scène son alter ego qui embarque pour une exploration digne d’une aventure de Tintin. Il ne cache pas ses sources d’inspiration puisque même la police de caractère utilisée sur la couverture rappelle – c’est peut-être la même d’ailleurs, les éditions Moulinsart pourraient lui faire un procès – les albums d’Hergé. Il exploite comme son ainé le contraste entre les paysages, et plus généralement les décors, détaillés et les personnages volontairement stylisés – les yeux de certains personnages rappellent ceux des personnages d’Hergé.

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

Patrick Modiano creuse toujours le même sillon. Celui de son enfance et des souvenirs évanescents. Des noms, des lieux qui emergent à la surface de sa conscience et qui peu à peu prennent forme sans jamais se clarifier complètement. De cette période trouble de l’occupation et de l’après guerre. Il l’a fait sous les traits de multiples personnages, celui de Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, comme d’autres avant lui, se prénomme Jean, Jean Daragane.

La Grande Odalisque

C’est quoi déjà, la Grande Odalisque ? C’est la peinture de la nana qui a trois vertèbres en plus que tout le monde. Connue justement pour ce truc de vraisemblance sacrifié au profit de la beauté. La définition est posée et nos deux puis trois héroïnes vont tenter de la subtiliser en plein musée du Louvre. Si vous vous intéressez un peu à la BD, vous avez très certainement entendu parler de cette association de trois jeunes talents – stars montantes – de la scène française qui se sont associés pour livrer leur version de l’excellente série d’animation – qui a bercé ma jeunesse – Cat’s Eyes.

Effective Monitoring and Alerting

Juste une courte note à propos de ce livre que j’ai utilisé dans le cadre de mon travail. Tout d’abord deux points positifs. Le premier est qu’il traite des sujets monitoring, alerting et reporting en général, c’est-à-dire indépendamment de l’outillage utilisé. C’est à la fois un point fort et un point faible puisqu’il pourrait être utile d’identifier des familles d’outils adaptés à chaque usage. Cette volonté de s’écarter des outils est assez rare pour être soulignée.