Blacksad T2

Autant le dire tout de suite, ce deuxième tome est un cran – voire deux – au dessus du précédent – et pourtant il était vraiment très bien. Les dessins étaient déjà d’un excellent niveau et ceux du deuxième tome le sont tout autant – peut-être meilleurs, mais difficile à dire lors d’une simple lecture sans s’y pencher plus en détail. La couleur dominante du tome précédent était le noir, celui de ce tome est le blanc. Bien que très réussi sur le plan esthétique, ce choix est porteur de sens. ...

29 janv. 2021 ·  BD

Les chercheurs de trésor

C’est une de mes BD préférées. Je ne sais pas pourquoi, mais dès ma première lecture, et dès les premières pages, j’ai été envouté – c’est le mot juste – par cette histoire. Les dessins y sont évidemment pour beaucoup, j’y reviendrai, mais c’est plus que ça, c’est un tout. Commençons par le contexte, il s’agit pour faire simple d’un conte oriental dont les protagonistes sont les chercheurs de trésors. Ils sont sept – toujours ce chiffre qui revient – le Derviche, le Médecin, l’Hérétique, le Chevalier, le Bourreau, le Voleur et le Forgeron. La belle princesse Diya, le Prophète voilé et le calife Haroun-al-Rashid1 complètent le tableau. Ce dernier ne tient pas un rôle majeur dans l’histoire, mais permet de l’encrer dans une époque. ...

1 janv. 2021 ·  BD  ♥

Rosalie Blum

J’ai découvert Camille Jourdy via une BD jeunesse que j’avais beaucoup apprécié, Les vermeilles. Ces dessins très particuliers me rappelaient quelque chose, le souvenir de couvertures croisées lors d’explorations à la bibliothèque. Celui d’un dessin doux et expressif à la fois au style finalement assez unique. En retournant fouiller dans la section des “J”, je suis tombé sur Rosalie Blum qui fait l’objet de cet article. N’ayant pas trouvé Juliette1 dans les rayonnages et étant quasiment sûr de l’avoir déjà vu, j’ai demandé à le réserver et je pourrai ainsi le lire, je l’espère bientôt. ...

24 déc. 2020 ·  BD

C’est quoi, un terroriste ?

Doan Bui est journaliste à L’Obs spécialisée dans le “terro”. Elle s’est associée à la dessinatrice et auteur de BD Leslie Plée – dont j’apprécie tout particulièrement le travail depuis Éloge de la névrose en 10 syndromes – pour réaliser cet ouvrage. Le sujet principal est le procès d’Abdelkader Merah, mais par un travail de journaliste, un témoignage et une réflexion elle va plus loin en s’interrogeant plus largement sur le terrorisme et sur le rôle et la place des journalistes face à ce fléau. ...

9 déc. 2020 ·  BD  ♥

Walking Dead

Je ne suis pas un grand fan des zombies et je déteste tous les films du genre – sauf Shaun of the Dead qui est vraiment excellent –, idem pour les jeux vidéos, ils sont tout simplement affreux, les BD c’est à peine mieux – j’ai quand même bien aimé 30 jours de nuit1 de Ben Templesmith, pour ce qui est des livres, j’ai juste lu La nuit a dévoré le monde que j’ai beaucoup aimé, mais je ne pense pas qu’il soit représentatif du genre. Mais comment échapper à Walking Dead ? Bon j’ai essayé de regarder les 5 premières minutes de la série télé et je n’ai pas supporté. Mais peu de temps après, j’ai appris plusieurs choses sur le comic Walking Dead. ...

10 juil. 2020 ·  BD  ♥

Persepolis

Ce livre de la belle maison d’édition L’Association a connu la célébrité grâce à son adaptation très réussie au cinéma. Persepolis est une autobiographie puisque Marjane Satrapi raconte une partie de sa vie, de son enfance à l’entrée dans l’âge adulte. La particularité de Marjane – si l’on met de côté son caractère bien trempé – est qu’elle a grandi en Iran durant une période pendant laquelle ont eu lieu la révolution et l’instauration du régime islamique, puis la guerre contre l’Irak. Dès l’instauration du régime islamique les choses ont bien changé et les Satrapi devaient se cacher pour vivre en obturant leurs fenêtres à l’aide de rideaux noirs. Voici ce qui était arrivé à l’un de leurs voisins. ...

2 juin 2020 ·  BD  ♥

Portugal

Portugal est une oeuvre majeure de la bande dessinée moderne. L’avalanche de prix qu’elle a reçu est là pour en attester. Cette consécration est amplement méritée tant l’ouvrage est abouti sur tous les plans. Scénaristiquement c’est la perfection. Un jeune homme qui entre dans l’âge adulte est en plein doute, désorienté et franchement au bord de la déprime. Il a peur de s’engager et sa relation bat de l’aile. C’est à ce moment, qu’à l’occasion d’un mariage, il va retrouver sa famille et renouer avec elle. Ce sera pour lui le début d’une nouvelle vie, un retour aux sources. Il partira bientôt en quête de ses racines, sur les traces de son grand-père au Portugal. C’est émouvant, profond, subtil, poétique et parfaitement bien mené, sans temps mort. Une vraie réussite, un scénario et une narration qui frôlent la perfection s’ils ne l’ont pas atteinte. ...

15 mai 2020 ·  BD  ♥

Le Photographe

J’ai reçu cette belle intégrale lorsque j’ai quitté ma première entreprise – pour le dire vite, ça remonte un peu. Je ne sais pas pourquoi je ne l’avais pas lue depuis et je ne sais pas non plus pourquoi j’ai eu envie de la lire maintenant – peut-être que le confinement n’est pas étranger à cet appel des grands espaces. Et c’est peu de dire que j’ai pris une énorme claque, cette BD est un monument. ...

1 mai 2020 ·  BD  ♥

Le Grand Mort

Le grand mort est une série de bande dessinée en 8 volumes qui avait démarré en 2007 et vient d’être conclue l’année dernière, en 2019. J’ai eu la change de pouvoir les lire d’un trait ce qui permet de s’immerger dans l’histoire sans avoir à attendre plus d’une année entre chaque tome. Cette lecture en continue m’a permis d’effectuer une première constatation, en plus d’une dizaine d’années le changement dans les dessins n’est pas flagrant. Ils se sont certes affinés un peu avec le temps, mais à la marge, le tout restant très cohérent. Je commence en parlant des dessins car leur qualité constitue une porte d’entrée des plus accueillantes vers cette oeuvre. Même s’ils ne sont pas de Loisel ils sont tout à fait dans son style – le personnage de Gaelle est typique, elle ressemble un peu à la jeune Mara de La quête de l’oiseau du temps. Ils sont conventionnels – dans la sens ou ils devraient plaire au plus grand nombre, très travaillés et de grande qualité. Des couleurs vives, mais naturelles (utilisation de la couleur directe) viennent parachever ce travail visuellement extrêmement attractif. ...

11 avr. 2020 ·  BD

Préférence système

Depuis Aâma je n’avais plus lu une aussi grande BD de science fiction. A vrai dire, les deux ouvrages ne sont pas comparables, Aâma est une excellente BD, Préférence système est un petit chef d’oeuvre. Je vais essayer d’en résumer l’histoire. Dans un futur relativement proche – je dirais entre 2020 et 2100 – je ne pense pas que ce soit indiqué. Le protagoniste principal travaille au service de stockage. Sa principale activité consiste à présenter devant un comité les archives des oeuvres qui ne sont plus assez consultées – basé sur un calcul du nombre ou du pourcentage de consultations qui ne tient évidemment pas compte de la qualité des oeuvres. Le comité a alors la charge de décider de les conserver ou de les supprimer définitivement. Pourquoi cela me direz-vous ? Eh bien tout simplement pour faire de la place, car la capacité de stockage a atteint ses limites. ...

22 mars 2020 ·  BD  ♥

Donjon Parade

Pour commencer cette année, je conseille la série Donjon Parade. C’est une petite merveille, un concentré de bonne humeur. Elle se déroule pendant la période qui est pour moi la meilleure de la série Donjon, c’est-à-dire son apogée, le fameux Zénith – plus précisément entre les deux premiers tomes de Donjon Zénith. Ceux qui ne connaissent pas cet univers ne doivent rien comprendre, mais ce n’est pas grave, il n’est pas nécessaire de connaître pour apprécier pleinement ces aventures humoristiques. D’ailleurs, le premier tome plante assez bien le décor en expliquant les grands principes du Donjon au travers de l’échange entre le maître du Donjon et un jeune stagiaire, Morvinet. ...

4 janv. 2020 ·  BD

L’Affaire des affaires

Je me souviens très bien avoir emprunté à la bibliothèque gérée par le CE de mon premier employeur un titre qui m’avait intriqué, La Boîte noire1. Je ne savais pas du tout ce qu’il y avait à l’intérieur – je m’étais dit que ça devait être le concept. Et j’ai découvert un univers extrêmement complexe que je ne connaissais pas du tout – mais alors pas du tout. Il était question de flux financiers entre des comptes hébergés un peu partout autour du globe, des listings, du blanchiment d’argent. J’étais loin de tout cela, ma seule connaissance était l’informatique – c’était déjà mieux que rien. Mais je me souviens d’avoir paradoxalement été attiré par cette complexité, par cet univers. Ce travail de fourmis de David contre Goliath était l’oeuvre d’un journaliste dont le nom sera pour toujours associé à la société Clearstream, Denis Robert. ...

22 déc. 2019 ·  BD

Moi ce que j'aime, c'est les monstres

Celui qui s’intéresse un tant soit peu à la BD – je parle de moi avec cette formule toute faite – ne peut rater la sortie d’un tel OLNI. Et pourtant malgré le tombereau d’éloges je n’avais pas sauté le pas. Je pense que j’étais trop impressionné par l’objet, par les dessins, je n’étais pas sûr d’accrocher – l’horreur c’est pas trop mon truc. Je l’ai même eu a porté de main à plusieurs reprises à la bibliothèque sans oser l’emprunter. Et c’est un soir – tard, je n’en dirai pas plus sur les circonstances – qu’une amie très proche m’a sortie cette BD en me disant “Tu devrais la lire et me dire ce que tu en penses” – ou quelque chose du genre, mon souvenir est un peu vague. Dès le lendemain, n’écoutant que mon courage je me suis attelé à la tâche, mais j’ai mis du temps, beaucoup de temps. Chère Hélène, voici donc après plusieurs semaines – ou mois – ce que je peux en dire. ...

28 sept. 2019 ·  BD

Joe Bar Team T1

Pendant mon déménagement, j’étais tellement fatigué le soir que je n’avais pas le courage de me plonger dans une lecture – j’avais Les chroniques martiennes sur ma table de chevet. Alors en passant devant ma bibliothèque, j’ai eu l’idée de relire – pour la troisième fois au moins – mes Joe Bar Team. Allez hop la pile sous le bras et c’est parti. Facile à lire, format classique d’une histoire par planche. Le premier tome bien ancré dans les années 70 est excellent. Le bar comme point de repère, la clope au bec et le café ou le demi à la main et évidemment les bourres à moto. C’est de l’ultra classique ultra efficace. Certains grincheux pourraient dire que c’est ringard, mais pousser le côté ringard à ce niveau c’est un régal. Puis c’est assumé et revendiqué – c’est quand même mieux que de le devenir à son insu. ...

6 juil. 2019 ·  BD

Invincible T1

Robert Kirkman est surtout connu pour sa série Walking Dead1. Avant cet énorme succès, il avait créé une série de super-héros main stream nommée Invincible. On pourrait penser que cette BD n’est qu’un hommage à l’âge d’or des comics. Et il y a indéniablement de ça, les clins d’oeil sont suffisamment appuyés pour qu’un piètre connaisseur comme moi les détecte immédiatement. De la référence à Tom Strong en passant par de grosses similitudes avec l’univers DC, notamment avec Superman et la JLA – je ne parle même pas de la présence des héros d’Image Comics. L’apparente naïveté de l’histoire abonde également dans ce sens et le dessin est au diapason, ultra simple et très coloré par de larges aplats de couleurs chatoyantes – ce n’est pas une critique du dessin qui est très réussi. ...

9 avr. 2019 ·  BD  ♥

L’Homme qui tua Lucky Luke

Comment remettre Lucky Luke au goût du jour, comment sortir une nouvelle aventure qui intéressera un public plus large que les nostalgiques et les aficionados – ou les amateurs de Laurent Gerra ? L’équation semble compliquée à résoudre et pourtant, selon moi, Matthieu Bonhomme y est parvenu haut la main. Il est vrai que Lucky Luke a pas mal vieilli – enfin pas le personnage qui a toujours le même âge, mais la série. La recette qu’il a trouvé et de ne pas renier le passé, mais de le sublimer. Prenez par exemple ces planches monochromes (vertes ou rouges) qui sont l’une des signatures de la série. Elles pourraient passer pour un archaïsme et pourtant elles sont reprises ici, fonctionnent bien et apportent même un plus indéniable. En simplifiant on pourrait dire qu’il a repris beaucoup de choses tout en leur insufflant une dose de réalisme et de modernité. L’histoire elle même est classique, mais se tient très bien – sans être transcendante – et la narration la met parfaitement bien en valeur. ...

10 mars 2019 ·  BD  ♥

Le combat ordinaire

Le titre est un oxymore. Un combat n’est jamais ordinaire même si c’est celui de la vie. Le fond et la forme jouent également sur le contraste. Un dessin gai et des couleurs chatoyantes qui pourraient convenir à un récit humoristique alors qu’ils servent un propos globalement très sérieux – voire parfois un peu triste. Soyons clairs, nous sommes en présence d’un oeuvre de très grande qualité. Ce que j’ai dit concernant les dessins n’est d’ailleurs pas péjoratif, ils procurent un grand plaisir de lecture et mettent en scène des personnages attachants et expressifs. Le récit est ponctué de planches représentant des photos – le protagoniste principal est photographe – dans un style sobre et réaliste. Ces planches monochromes sont accompagnées de textes magnifiques et soulignent la profondeur du propos et les multiples talents de l’auteur. ...

4 janv. 2019 ·  BD  ♥

From Hell

Trop éprouvé par la lecture de From Hell du grand Alan Moore, je ne suis pas parvenu à écrire quelque chose de cohérent. Tout ce que j’ai réussi à faire est d’établir cette liste d’observations que je livre en l’état. Le grand scénariste Alan Moore, l’adaptation du film, l’ambition folle de cette BD font que j’avais envie de ce livre depuis qu’il est sorti chez Delcourt il y a une quinzaine d’année et voilà que je le reçois en cadeau pour ma fête – elle est pas belle la vie. Une oeuvre qui nécessite un certain investissement. Même s’il s’agit d’un monument de la bande dessinée – fait partie de ce que j’ai lu de plus abouti doit être rangé à côté d’un Mauss ou d’un Watchmen – même si ce n’est pas forcément le cadeau parfait à distribuer autour de vous – cf. plus bas. Le notes de fin très détaillées aident bien à la compréhension. Il faut faire l’effort de les lire si l’on veut éviter de passer à côté de trop de choses. C’est une lapalissade de dire ça, mais l’ambiance est vraiment pesante que ce soit les meurtres, le milieu de la prostitution, le quartier de Whitechapel, les dessins, les visions que prête Moore au personnage principal – c’est certainement un des trucs les plus flippants –, Sir William Gull – ah non c’est lui le plus flippant. Cette BD a reçu une avalanche de prix. La ballade dans Londres montre toute l’ampleur de la connaissance de Moore sur le sujet. Ça force le respect. On comprend mieux son énervement lorsque les studios hollywoodiens ont sorti cette stupide adaptation de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires. L’angle que choisit Moore semble étrange au premier abord car la première idée qui vient à l’esprit lorsque l’on imagine comment raconter l’histoire de Jack l’éventreur et d’écrire un polar une sorte de wodunit – j’ai appris ce mot en lisant Agatha Christie (cf. Le meurtre de Roger Ackroyd). Suivre les policiers sur la piste du tueur étudier les indices, le mode opératoire, bref mener l’enquête avec eux. Mais c’est bien mal connaître l’histoire car dans ce cas le lecteur se ferait balader comme eux et ça ne serait pas très agréable. Non il prend le partie de faire quelque chose de très simple. Il a une thèse et la démontre tout simplement sans suspense ni mystère pour le lecteur. Et c’est diablement efficace. Moore va donc nous démontrer de façon magistrale qui était Jack l’éventreur! Franc-maçonnerie, architecture, époque victorienne, toponymie, connaissance parfaite de Londres. L’adaptation en film avec Johnny Depp. Je ne peux pas en parler car je n’ai jamais voulu la voir avant d’avoir lu le livre – je vais quand même prendre le temps de me remettre de la lecture avant de le visionner sur Netflix. Les dessins d’Eddie Campbell peuvent paraitre moches et fouillis au premier abord lorsque l’on feuillette simplement ce gros livre dans une librairie – il faut dire que c’est dense. Mais ils se révèlent d’une efficacité redoutable lorsqu’il s’agit de représenter un point de vue, une ambiance – la voiture dans Londres, j’ai des frissons rien que d’en parler –, ou tout simplement la laideur des gens. Je ne vous cache pas que la lecture a été éprouvante, une fois le livre terminé je me suis empressé de le cacher dans un coin reculé de ma bibliothèque de façon à l’oublier pendant quelques temps. Netley, j’ai vu Dieu. Je me suis agenouillé devant lui et il m’a dit quoi faire. Et Gull le médecin dit: “Mais converser avec les Dieux, c’est de la folie”. Et Gull l’homme répond: “Alors qui souhaiterait être sain d’esprit ?”. ...

9 sept. 2018 ·  BD

Gérard

Mathieu Sapin commence a être un habitué des portraits. Après avoir suivi l’ancien pensionnaire de l’Elysée dans Le Château, il file le train à un autre personnage public. Ce dernier est bien plus truculent puisqu’il s’agit du monstre sacré du cinéma français, celui que le monde entier – enfin surtout les russes – nous envie, le grand, l’inimitable, Gérard Depardieu. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on a définitivement quitté le registre policé de la communication bien maîtrisée pour entrer avec fracas dans le brut de décoffrage. Et ce n’est pas triste – enfin si un peu parfois. ...

8 juil. 2018 ·  BD  ♥

Faire la loi

Je ne sais pas si l’idée du jeu de l’oie est partie d’un jeu de mots douteux par rapport au titre – je n’ose pas y croire. Illustrer le parcours du combattant que représente l’adoption d’une loi par une partie de jeu de société est une vraie bonne idée. L’exemple utilisé est celui de la loi Macron. Comme celui qui lui a donné son nom est devenu depuis notre président c’est aussi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur l’homme et sur sa force de caractère. Pour quelqu’un comme moi qui ne travaille pas du tout dans le domaine juridique – j’ai commis des erreurs dans ma vie, mais pas celle-là – le travail requis depuis le projet de loi jusqu’à sa mise en application et à l’observation de ses effets semble colossal. Quelque chose entre les travaux d’Héraclès et le mythe de Sisyphe. Loin de trouver tout cela inutile, je suis assez admiratif devant ce processus éminemment démocratique – je ne parle pas du fameux 49.3 qui semble rendre bien des services. C’est un savant mélange entre de la technique très précise, de l’expérience, du savoir faire et évidemment une bonne dose de tactique politique. ...

26 juin 2018 ·  BD  ♥