1 Étoile

Kairos

J’ai piqué cette BD dans le rayon jeunesse et bien mal m’en a pris – rassurez-vous je ne l’ai pas arrachée des mains d’un enfant qui s’est mis à hurler. Il faut bien se résoudre à grandir un jour et, malheureusement, côté BD, j’ai perdu un peu de ma candeur au fil des années. Pourtant je m’étais dit qu’il devait m’en rester un peu. Disons assez pour un petit récit d’aventure pas trop ambitieux aux jolis dessins d’inspiration manga à lire les soirs de la semaine.

Station 16

Hermann est un grand nom de la bande dessinée, mais je n’y peux rien, je n’apprécie pas – mais alors pas du tout – ses dessins. Certains crieront au scandale en lisant cela et pourront certainement prouver qu’il est un grand artiste – je n’en doute pas –, mais c’est une question de goût. Cette fois, il s’est associé à son fils, Yves H., qui a pris en charge le scénario.

Video games

En ouvrant ce Video games, j’étais parti pour lire quelques pages par curiosité et abandonner la lecture, convaincu par avance que ce livre était une imposture, un édifice à la gloire du marketing conçu pour occuper l’esprit tourmenté de trentenaires dépressifs et nostalgiques de leur jeunes années. J’ai donc lu le premier chapitre, qui est une allégorie du capitalisme à base de Pac-Man, et j’ai eu envie de lire la suite.

Surprises de Noël

Que dire de ce mince recueil de trois nouvelles ? Eh bien, pas grand-chose malheureusement. Rien ne le sauve, à commencer par son contenu. Le format de la nouvelle est contraignant. Il est difficile de développer une histoire, de camper des personnages et de créer une ambiance en si peu de pages. N’est pas Carver qui veut. Il faut bien constater que Kourkov échoue dans cette exercice là où il avait très bien réussi avec ses romans et notamment son cycle du Pingouin.

Chansons populaires de l'ère Showa

D’habitude je suis client des romans de Ryû Murakami. Ils se déroulent souvent dans un japon désenchanté en proie à la violence gratuite. Il ose choquer et raconter des histoires sordides qui font réagir. Ce roman n’échappe pas à la règle puisque la violence est à peu près le seul thème du livre. Le vide laissé volontairement à côté de celle-ci met en exergue le non sens de l’existence, du nihilisme pur.

Stalker

L’idée de départ est très intéressante. Des extraterrestres ont fait une apparition sur Terre et ont laissé, comme trace de leur passage, six zones dans lesquelles il se passe des phénomènes étranges. Ces zones sont protégées par l’armée et étudiées par des scientifiques mais, malgré cette surveillance, des pilleurs s’adonnent à la chasse aux objets laissés par les visiteurs. Ces chercheurs de trésors sont connus sous le nom de stalkers – c’est un mot anglais difficile à traduire qui désigne en général des personnes peu recommandables.

Le sauveteur

Du sommet des alpes japonaises aux bas-fonds du quartier de Shibuya, le dépaysement est garanti. Ce ne sera donc pas facile pour Shiga d’évoluer dans ce nouveau milieu grouillant de monde lui qui est habitué à la quiétude des montagnes. Pourtant, il ne va pas hésiter un instant à entreprendre ce voyage. Il faut dire que l’enjeu est de taille. La fille de son meilleur ami – disparu il y a plusieurs années lors d’une ascension –, celle qu’il lui avait demandé de protéger à tout prix est en danger.

Battle Royale T1

Vous connaissez certainement le principe de Battle Royale. 42 lycéens sont débarqués sur une île déserte livrés à eux-mêmes. Ici ce n’est pas Sa majesté des mouches, ils vont être poussés à se battre et même à tuer pour survivre. La règle a le mérite d’être claire : à la fin il ne doit rester qu’un seul survivant. Comme ce Battle Royale est avant tout un show, il faut éviter qu’il ne se passe rien – souvenez-vous du spectacle affligeant donné par les candidats de télé-réalité avachies au soleil près de la piscine.

Le club des policiers yiddish

On plonge dans ce roman de Michael Chabon comme dans les eaux glacées de l’Alaska. Les premiers moments sont douloureux et l’on ressent d’emblée un profond étourdissement. On est submergé par les dialogues colorés truffés d’expressions yiddish – à tel point que le livre dispose d’un glossaire. On ne sait pas trop où l’auteur veut en venir puis, aux détours de ses circonlocutions, commence à émerger la trame de l’histoire.

1 An - 365

J’adore les crossovers. Dans le cas de ce recueil, c’est l’occasion pour les amateurs de BD de s’arrêter sur le travail colossal des dessinateurs. Parfois, et même si je m’astreins à ne pas le faire, je me surprends à tourner rapidement les pages afin de connaître la suite de l’histoire sans avoir pris le temps de m’arrêter et d’observer le travail des dessinateurs. Ici, un paysage, là un gros plan d’un visage à l’expression exacerbée, un peu plus loin, un cadrage audacieux faisant ressortir d’admirables perspectives.

Le Magasin des Suicidés

L’auteur nous décrit la vie d’une famille de commerçants dont le métier est de vendre des articles permettant aux clients de se suicider. Le magasin propose donc un vaste choix allant de la traditionnelle corde avec nœud coulant au plus élitiste kit de Seppuku (hara-kiri). Malheureusement, cette très bonne idée de départ est mal exploitée, tout dans ce roman est exagéré à tel point qu’il n’est ni crédible ni drôle. L’objectif de créer une fable drôle et décalée à la morale résolument optimiste n’est pas atteint.

Ruule T1

Un baiser avant de mourir est la première partie du deuxième volet de la série Ruule publiée aux Etats-Unis. Cette série comprend, en version originale, deux volumes racontant des histoires distinctes mais partageant les mêmes thèmes: Ganglords of Chinatown : Non traduit en France Kiss and Tell : Publié en France en deux tomes qui sont Un baiser avant de mourir et Sam Suède et Dahlia. Hé oui c’est toujours un peu compliqué les comics !

1280 âmes

Bienvenue dans la plus petite librairie de Paris. Son principal occupant y reçoit de nombreux farfelus qu’il aide, moyennant finance, à assouvir leur passion de bibliophiles acharnés. Pour arrondir ses fins de mois, il lui arrive parfois d’accepter des petits boulots allant de l’élaboration de bibliographies à l’écriture de rédactions pour collégiens en manque d’inspiration. Un jour, l’un de ses clients va lui faire une demande plus étrange que les autres.

Le Maître d'escrime

Ce roman de cape et d’épée se déroule en Espagne à la fin de 19ème siècle. Le pays est alors en pleine mutation, l’art intemporel de l’escrime ne sera bientôt plus qu’un vestige du temps passé. Il n’est plus utilisé lors des duels car on lui préfère de vulgaires armes à feux et, désormais pratiqué par des femmes, on va même jusqu’à l’assimiler à un sport. Le vieux maître d’escrime, personnage principal de ce récit, se résout, malgré lui, à vivre avec son temps et accepte d’enseigner sont art à une jeune et belle élève.