2 Étoiles

The goal

The goal est un classique parmi les livres dédiés à l’optimisation de la production industrielle datant de l’époque où les termes gestion de production et recherche opérationnelles étaient encore largement employés, les années 80. Il date d’avant l’avènement du lean popularisé par Toyota. Avant de revenir au fond parlons de la forme car elle reste encore originale plus de 30 ans après. Il s’agit d’un genre particulier portant le doux nom de business novel, c’est à dire d’une oeuvre de fiction traitant d’un sujet technique dans le but d’en illustrer les principes – de les vulgariser diront les aigris.

Black Op T1

J’avais envie d’une BD un peu à l’ancienne, un bon vieux franco-belge. Je tombe sur le premier tome de Black Op à la bibliothèque dont la couverture aguicheuse avait déjà attiré mon regard à la librairie. Je ne risque pas grand-chose, allez je l’embarque. Je voulais du classique et je n’ai pas été déçu sur ce point, c’est du très – trop – classique : le traumatisme de l’enfance, la rivalité / trahison amoureuse, un complot pour faire élire les méchants républicains.

Les Phalanges de l’Ordre Noir

Un baroud d’honneur Combat désespéré avant l’issue fatale d’une bataille, militaire ou non. – Wiktionnaire Cette expression résume à elle seule ce livre. C’est celui que d’anciens extrémistes de gauche face à des extrémistes de droite vont mener de nombreuses années après la guerre d’Espagne. A présent, ils sont devenus des vieillards et vont mener leur dernière bataille. Il s’agit d’un one shot touffu paru en 1979 – 1 an après ma naissance, ça commence à faire – que l’on doit à la collaboration entre Enki Bilal et Pierre Christin.

Le monde englouti

Ce roman du mythique écrivain anglais James Graham Ballard dont le nom est souvent abrégé en J. G. Ballard est l’un des romans du cycle des Quatre apocalypses. Tous écrits dans les années 60, ils imaginent l’humanité confrontée à plusieurs fléaux: montée des eaux, tempête, canicule et fossilisation. Dans celui dont il est question ici, la montée des eaux est une conséquence d’un sujet qui est plus que jamais d’actualité: le réchauffement climatique – même si ici il est lié a des explosions solaires et non à la décision de Donald Trump.

Les nouvelles aventures de Lapinot T1

– Si tu mourais, tu voudrais que j’aille dans un univers parallèle où tu n’es pas mort et que je te ramène ici ? – N’importe quoi. – Bâh non … Ça ferait plaisir aux gens ici à qui tu manquerais. – Oui. Mais après, je manquerais aux autres de l’univers parallèle où je ne serais plus. Lapinot est de retour, bonne nouvelle. Lewis Trondheim nous a fait une bonne blague – ou avait besoin d’argent.

Groenland Vertigo

Adapter les Racontars Arctiques en BD a donné des idées à Hervé Tanquerelle. Il met en scène son alter ego qui embarque pour une exploration digne d’une aventure de Tintin. Il ne cache pas ses sources d’inspiration puisque même la police de caractère utilisée sur la couverture rappelle – c’est peut-être la même d’ailleurs, les éditions Moulinsart pourraient lui faire un procès – les albums d’Hergé. Il exploite comme son ainé le contraste entre les paysages, et plus généralement les décors, détaillés et les personnages volontairement stylisés – les yeux de certains personnages rappellent ceux des personnages d’Hergé.

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

Patrick Modiano creuse toujours le même sillon. Celui de son enfance et des souvenirs évanescents. Des noms, des lieux qui emergent à la surface de sa conscience et qui peu à peu prennent forme sans jamais se clarifier complètement. De cette période trouble de l’occupation et de l’après guerre. Il l’a fait sous les traits de multiples personnages, celui de Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, comme d’autres avant lui, se prénomme Jean, Jean Daragane.

Effective Monitoring and Alerting

Juste une courte note à propos de ce livre que j’ai utilisé dans le cadre de mon travail. Tout d’abord deux points positifs. Le premier est qu’il traite des sujets monitoring, alerting et reporting en général, c’est-à-dire indépendamment de l’outillage utilisé. C’est à la fois un point fort et un point faible puisqu’il pourrait être utile d’identifier des familles d’outils adaptés à chaque usage. Cette volonté de s’écarter des outils est assez rare pour être soulignée.

Les marais du temps

Cet album est le deuxième d’une collection initiée en 2006 intitulée Une aventure de Spirou et Fantasio par … Le titre de la collection parle de lui-même et offre à des auteurs et des dessinateurs de talent l’occasion de se frotter à l’un des mythes de la bande dessinée franco-belge. Le duo Yoann (Chivard) / Fabien Vehlmann a ouvert la voie et c’est Franck Le Gall qui a pris la suite en solo.

La classe de rétho

Antoine Compagnon est un historien de la littérature française, professeur au Collège de France et l’un des plus grands spécialistes de Marcel Proust. Je vous passe son cursus complet, mais il n’y a pas besoin d’en rajouter pour se convaincre que nous n’avons pas affaire au premier venu. J’admire le savoir de cet homme que j’ai eu l’occasion d’écouter plusieurs fois lors de ses passages à la radio ou dans le cadre de ses cours disponibles en podcast et j’apprécie son humilité et sa façon de transmettre ses connaissances.

L’annulaire

C’est en écoutant une émission de radio consacrée à Françoise Nyssen récemment nommée ministre de la culture, que j’ai pensé à Yoko Ogawa. Pourquoi ? Parce qu’avant d’exercer ces hautes fonctions elle fut la directrice des éditions Actes Sud créées par son père. Il faut se souvenir que pour se faire une place parmi les grands, Actes Sud a d’abord misé sur un terrain relativement délaissé par ses concurrents, la littérature étrangère.

Silo T1

Actes Sud s’intéresse à la science fiction – c’est déjà une très bonne nouvelle – et vient de publier une intégrale consacrée à un petit phénomène de l’édition aux Etats-Unis, Silo. L’objet est très beau – j’ai une attirance pour les gros livres – et j’ai dû faire preuve d’une volonté de fer pour ne pas l’acheter immédiatement et attendre patiemment que le premier tome (sur trois) soit disponible à la bibliothèque.

Le grand jeu

Céline Minard est coutumière des livres originaux. J’avais pour la première fois entendu parler d’elle lorsqu’elle avait publié Bastard Battle1, un roman médiéval écrit en ancien français qui puisait également son inspiration dans le monde des samouraïs. Avant cela, elle avait écrit Le Dernier Monde2 un roman de SF imaginant le destin du dernier survivant de l’espèce humaine. Mais c’est surtout avec Faillir être flingué3 qu’elle s’est fait connaître du grand public notamment par le biais d’une critique élogieuse.

L’Hippopotame, l’ours, la tortue... et autres histoires

Nous sommes des grands fans des hippopotames depuis très longtemps (cf. Mon hippopotame). Le titre nous a certainement attiré vers ce recueil d’histoires. C’est le premier de ce format que nous lisons. Il s’agit de très courtes histoires (une page et demie environ) mettant en scène des animaux. Il n’y a pas que du texte, le livre présente également des illustrations, mais elle ne permettent pas à elles seules de comprendre l’histoire.

Moon Palace

Je suis un inconditionnel de Paul Auster et je poursuis, avec la lecture de Moon Palace, le parcours de son oeuvre. Le livre commence bien, le personnage principal est un jeune homme étrange dont la vie n’est pas simple. Il est passionné de littérature, anticonformiste, bref un personnage comme on les aime. Puis, il fera la rencontre d’un vieil homme au passé trouble et qui pourrait bien se révéler être encore plus étrange que lui.

Okko T1-2

Okko est un samouraï sans maître, un ronin – je fais mon malin dès le début en employant un terme technique. Pourtant, il n’est pas seul. Il est accompagné d’un bonze – et hop un autre pour dire moine bouddhiste – ayant un fâcheux penchant pour le saké et d’un personnage très énigmatique voire même assez effrayant. On ne sait pas si c’est un homme ou un démon. Pour ajouter au mystère, son visage est toujours caché sous un masque d’Oni – décidément les recherches sur Wikipedia m’auront donné du fil à retordre, ce sont des démons, des sortes d’ogres japonais – et l’on croit bien discerner des griffes au bout de ses doigts.

Le jeu vidéo

Bastien Vivès est un amateur et connaisseur de jeux vidéos et plus particulièrement de Street Fighter – le design du titre reprend les codes du logo de Capcom, l’éditeur du jeu. Si le titre de recueil ne suffit pas à vous en convaincre, jetez donc un oeil à son travail, en tant que scénariste, sur LastMan. Il nous présente ici de courtes histoires qui se rapprochent d’anecdotes dans lesquelles – et nous y reviendrons – les dialogues tiennent une place prépondérante et dont le sujet central est bien évidemment le jeu vidéo.

Back in town T1

Back in town prend le contrepied du retour à la terre1 de Larcenet et Ferri. Un couple de parisiens et leur fille reviennent à Paris après avoir passé cinq longues années à la campagne. Alors que trouve-t-on derrière cette belle couverture et ces dessins très attirants ? Malheureusement pas grand-chose. Enfin si, beaucoup de clichés sur les campagnards – évidemment –, sur les parisiens et sur le petit milieu culturel – les bobos ou peu importe comment on les appelle – qui en colonise le centre.

L’île aux femmes

Je suis tombé sur ce livre à la bibliothèque et il m’a tout de suite tapé dans l’oeil. Ce n’est pas lié à son format généreux ou à son titre alléchant, mais plutôt à ses dessins qui m’ont rappelé ceux d’un auteur que j’adore, Christophe Blain. A tel point que je me suis demandé si ce n’était pas un pseudonyme, mais non Zanzim est un auteur qui signe en plus le scénario.

Belladone T1-3

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu envie d’exhumer Belladone de ma bibliothèque – lors de ma première lecture, je n’avais pas lu tous les tomes de ce premier cycle. Belladone est ce que l’on appelle une histoire de cape et d’épée qui se passe à l’époque de Louis XIV et de ses mousquetaires – ce n’est pas vraiment mon genre favori. Comme dans beaucoup de BD, le personnage principal est une femme – c’est une tendance que j’ai constaté depuis quelques années.

Paco Les Mains Rouges

Découvrir le nom de Vehlmann imprimé sur une couverture cartonnée m’évoque immédiatement de formidables souvenirs de lecture : Le Marquis d’Anaon, Les derniers jours d’un immortel ou encore Des lendemains sans nuage. Ne nous y trompons pas, Fabien Vehlmann est scénariste et, en découvrant la liste ci-dessus, qui n’est qu’une infime partie de son oeuvre, on prend conscience de son éclectisme. Il le prouve encore une fois ici puisqu’il est question du bagne en Guyane.

La Horde du Contrevent

La Horde du contrevent est un roman de fantasy – bien que je situerais plutôt le roman entre la fantasy et la SF – écrit par un auteur français, Alain Damasio, qui a rencontré un beau succès. La preuve en est que je suis tombé sur ce titre en parcourant la liste de la bibliothèque idéale de la fantasy proposée par le Cafard Cosmique – une référence en la matière. Eh oui, parfois ça me prend comme ça et je me dis «je me lirais bien un roman de fantasy».

Je voudrais me suicider mais j’ai pas le temps

Avant d’être un romancier à succès, Jean Teulé était scénariste de bande dessinée et chroniqueur à Canal+ – et avait les cheveux longs. C’est au cours de cette ancienne vie qu’il croisa la route de celui qui portait le pseudonyme de Charlie Schlingo. Schlingo, de son vrai nom Jean-Charles Ninduab, était dessinateur et scénariste de BD. Cette biographie en bande dessinée s’intéresse pourtant plus à ses frasques qu’à son travail. Il faut dire qu’il n’y allait pas avec le dos de la cuillère, beuveries et bagarres sont au programme et en voyant cela, c’est peu de dire que cet écorché vif a brulé la chandelle par les deux bouts.

Des éclairs

Je clos avec Des éclairs ma lecture de la trilogie des Vies imaginaires. Il est donc l’heure de faire un bilan et de considérer l’oeuvre dans son ensemble. Jean Echenoz a voulu évoquer le destin de trois hommes qui ont marqué leur époque dans trois domaines distincts: l’art (la musique avec Maurice Ravel), le sport (la course à pied avec Emil Zátopek) et la science (la physique avec Nikola Tesla). Pour quelle raison a-t-il fait ce choix là ?

Think Python

Ce livre s’adresse aux débutants, pas seulement en Python, mais aux débutants en programmation. La nuance est très importante car ses implications sont nombreuses. En fonction de la cible, le discours peut changer du tout au tout. Un concept aussi simple et aussi évident pour un développeur que l’itération au sein d’une liste, devra d’abord être appréhendé et compris par un novice avant de se focaliser sur la syntaxe et / ou les différentes façon de procéder et / ou les particularités du langage Python.

Une aventure de Violette Mirgue T1

Habitant Toulouse et ayant utilisé «Mirgue» (souris en occitan) comme surnom pour ma fille, je ne pouvais raisonnablement pas ne pas acheter ce premier tome de Violette Mirgue édité par une maison locale. Dire que la carte toulousaine est jouée à fond est un doux euphémisme. Tout y passe, du Capitole à Saint-Sernin en passant par le canal du Midi et le Jardin des Plantes sans oublier le rugby, Airbus et la Cité de l’Espace – et je ne suis pas exhaustif.

Le Détroit de Behring

Avant toute chose, il convient de s’arrêter sur le titre de ce livre. Si le sous-titre, Introduction à l’uchronie, ne souffre aucune ambiguité, ce n’est pas le cas du titre. Il est bien plus original et, nous allons le voir, particulièrement bien trouvé. La première réaction est de se dire, quel est le rapport ? Emmanuel Carrère n’est pas homme à négliger son lecteur et lui fournit une explication à la fin de son ouvrage.

Le Livre des illusions

Je ne sais pas trop quoi dire. Je suis un peu déstabilisé, c’est la première fois que je n’apprécie pas un livre de Paul Auster. Pourtant, on présente ce Livre des illusions comme une pièce maitresse de l’oeuvre de l’écrivain new-yorkais. Paul Auster est un précurseur, il a mis le cinéma muet à l’honneur bien avant qu’il soit brusquement sorti des oubliettes par le triomphe du film The Artist. Jean Dujardin tiendrait ici le rôle d’Hector Mann, un acteur qui a connu le succès, mais qui n’a pas su – ou pu –, principalement à cause d’un accent étranger, prendre le virage du cinéma parlant.

Genetiks

J’ai fait une descente à la bibliothèque – il y a plein de nouveautés. L’une de mes proies, l’intégrale de Genetiks. En voyant la couverture, j’ai un vague souvenir d’en avoir entendu parler – en bien. J’attaque donc la lecture qui commence par une prolepse elliptique d’une seule planche – pas mal. Ce sont les dessins qui étonnent. J’ai lu un commentaire en diagonale disant qu’ils avaient été faits à partir de photos comme dans un roman-photo.

Joyeuses Pâques

Quelle ne fut pas ma surprise en ouvrant cet oeuf de Pâques de découvrir Jésus sur la croix. Je n’y étais pas préparé. Les oeufs de Pâques sont tellement ancrés dans notre culture – merci Kinder –, et j’ai tellement lu T’choupi cherche les oeufs de Pâques1 que j’avais presque oublié que Pâques était avant tout la plus grande fête chrétienne. Bien, ce livre est là pour nous le rappeler et rafraîchir nos mémoires perverties par la société de consommation.

Le livre du roi

J’avais entendu parler dans un hors-série Le Magazine littéraire / Marianne daté de juillet 2013 d’un roman intitulé Le livre du roi. Ce n’était pas forcément une bonne chose car j’avais trouvé qu’ils en faisaient beaucoup avec leur dossier et que tout ça sentait un peu trop la propagande. Mais bon, je décide quand même de tenter l’aventure – c’est Le Magazine littéraire quand même. Je ne sais pas pour quelle raison, mais j’avais envie d’un roman un peu dans le genre que je nomme ésotérique.

Le bleu est une couleur chaude

La promulgation en 2013 de la loi sur le mariage pour tous n’a pas changé les esprits sur la question de l’homosexualité. C’est en tout cas ce que l’on pourrait croire en constatant le succès critique et public qu’a recueilli ce livre et son adaptation au cinéma La vie d’Adèle – il est d’ailleurs curieux d’avoir troqué un si beau titre contre un d’aussi banal. Car ce livre, si bien construit qu’il soit, n’en reste pas moins qu’une belle histoire d’amour qui se finit mal.

Bookhunter

Je viens de terminer Bookhunter et ma déception est à la mesure de mon enthousiasme initial. Vous allez comprendre. Je trouvais l’idée du livre géniale. Une police des bibliothèques traquant les voleurs de livres. De plus, en feuilletant quelques pages, à moins d’être complètement réfractaire à ce style, on tombe sous le charme des dessins rehaussés par de belles couleurs sépias. Leur simplicité et leur dynamisme font merveille pour donner quelque chose de très moderne et très convaincant.

Le chemin des livres

Philippe le Guillou nous raconte dans ce petit livre son entrée en littérature. Il nous parle de la naissance de sa vocation et de sa passion pour les livres. Sa jeunesse en Bretagne durant laquelle il se rend vite compte qu’il n’est pas comme les autres. Ses années de khâgne qui ne seront pas ce que l’on pourrait s’imaginer. Ses respirations dans la petite librairie des Nourritures terrestre tenue par les soeurs Bertho.

Meka T1

Graphiquement très réussi, le style de cet album est un hybride entre du franco-belge et du manga. Les dialogues sont réduits au minimum et même inexistants par moment. Il faut dire que la combinatoire entre les personnages n’est pas énorme puisqu’ils sont seulement deux: une fille et un garçon, un lieutenant et un caporal respectivement pilote et mécanicien d’un meka. Les mekas sont des robots utilisés comme armes dans une guerre qui oppose deux clans pour des raisons que le lecteur ignore.

À livre ouvert

Nous sommes en présence de la publication du journal intime de Logan Mountstuart. Comment, ce nom ne vous dit rien, vous ne connaissez pas ce célèbre écrivain ? En cherchant un peu mieux, vous commencez à deviner le subterfuge, il est écrit Roman sur la couverture … Si vous n’avez jamais entendu parler de ce Logan Mountstuart, c’est donc normal car il n’existe pas et n’a jamais existé. Il est né dans l’esprit de l’écrivain britannique bien réel William Boyd.

De bons présages

Je n’ai malheureusement pas accroché – je ne suis pas arrivé au bout du livre. J’ai pourtant beaucoup aimé la série Les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett qui est au moins aussi loufoque et déjantée. De bons présages est un livre écrit à quatre mains, les deux autres appartenant à son compatriote Neil Gaiman qui est lui aussi un célébrissime auteur, mais également un très grand scénariste de bande dessinée.

Pest T1

Je croyais cette série abandonnée depuis longtemps, tombée dans l’oubli comme bien d’autres victimes de la surproduction inondant mois après mois le marché de la bande dessinée. Et là, en ce début d’année 2013, surprise, elle renaît de ses cendres avec un second tome sortant près de dix ans après le premier. Possédant depuis quelques années la relique originale, je me suis fait un devoir de la relire afin de savoir s’il était raisonnable de céder aux sirènes de la collectionnite – suspense.

Bouquiner

Avis aux rats de bibliothèque, à ceux qui ont toujours un livre dans leur sac et une pile qui les attend chez eux, à ceux qui ne lisent pas que sur le siège de leurs toilettes ou chez le dentiste, bref à ceux qui aiment bouquiner. J’insiste sur le verbe bouquiner qui forme le titre du livre en marquant bien sa différence avec le verbe lire. Contrairement à lire qui est assez froid et impersonnel, bouquiner revêt une consonance affective et fait basculer immédiatement le propos dans le registre des sentiments.

Glamorama

Un livre peut-il être périmé ? En lisant Glamorama, il semblerait que la réponse est oui. Je ne sais pas s’il pourrait être lu par une personne ne se trouvant pas dans la bonne tranche d’âge. C’est-à-dire quelqu’un qui avait entre 20 et 30 ans dans les années 90. Comment alors ne pas être submergé par la liste pléthorique – jusqu’à l’indigestion – de célébrités (people) citées. Bret Easton Ellis a atteint le seuil ultime du name dropping, il a établi un record.

Permission

Prenez un fond de 19841, ajoutez-y une bonne dose de Fahrenheit 4512, assaisonnez d’une pincée de Kafka, modernisez le tout et vous obtenez Permission. Mon raccourci est un peu facile mais il s’agit bien, comme pour ses illustres prédécesseurs, d’une dystopie. L’histoire se déroule ici au sein d’une entreprise qui officie dans le domaine politique. Elle joue un rôle dans le processus complexe des négociations entre états – nous en savons quelque chose en tant qu’européens.

Messieurs les enfants

Dès les premières lignes, on reconnaît le style caractéristique de Daniel Pennac. Un style simple, vivant et faussement naïf. Voici le sujet du livre: Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants. Racontez la suite. Cette rédaction a été donnée comme punition à trois gamins, trois copains par un professeur craint des élèves depuis des générations, le terrible Crastaing.

L'absent

«Comment un homme qui a gouverné l’Europe peut-il se retrouver sur un îlot avec les pouvoirs d’un sous-préfet ?» La question posée par Patrick Rambaud dans l’autoentretien figurant à la fin du livre le résume à elle seule. Le contraste est tellement fort entre l’Empire, la Grande Armée et cette île minuscule où vit une poignée d’habitants qu’il en devient un ressort comique: Le comte Bertrand indiqua de l’ongle un point perdu en mer à côté de la Corse.

Tous les matins du monde

J’appréhendais de lire mon premier livre de Pascal Quignard. J’avais une image d’un auteur exigeant envers ses lecteurs voire austère – ce n’est pas vraiment la même chose mais c’est ce que son nom m’évoquait. J’ai choisi Tous les matins du monde un peu par hasard ou plus certainement parce que ce titre m’a séduit ou, plus certainement encore, parce qu’il sonnait bien à mon oreille. J’ai appris, en rédigeant ce billet – un peu tard donc – que ce livre est fortement lié à un précédent roman La Leçon de musique1.

La page blanche

Oh mon Dieu deux blogueurs BD ont fusionné pour donner naissance à un joli livre tout rose intitulé La page blanche. Le titre fait moins référence à la célèbre peur de l’écrivain ou du dessinateur qu’à la perte de mémoire, l’amnésie qui ne laisse qu’un vide. Combien d’histoires ont été écrites sur ce trouble tellement perturbant pour l’être humain ? Ne pas savoir qui l’on est, d’où l’on vient nous est parfaitement insupportable et nous empêche de savoir où l’on va.

Voyage en Satanie T1

Ceux qui, dans leur jeunesse, ont lu le Voyage au centre de la Terre1 de Jules Verne en gardent certainement encore aujourd’hui un souvenir émerveillé. Découvrir un monde étrange et merveilleux qui se trouve là, juste sous nos pieds. Partir à l’aventure en montant une exploration scientifique pour conquérir ces nouveaux territoires encore vierges. Je fais partie de ces personnes là et j’ai même conservé l’édition Folio junior de ma jeunesse que je n’ai jamais voulu relire de peur de voir se flétrir ou s’évanouir un si beau souvenir.

Le Maître ou le tournoi de Go

Ce livre relate le dernier tournoi d’un grand maître du jeu de Go. Le jeu de Go est un jeu peu connu en Occident mais très populaire dans les pays asiatiques, principalement au Japon en Chine et en Corée. Il est articulé autour de règles très simples mais paradoxalement extrêmement complexes à maîtriser. Pour illustrer cela, on peut évoquer les programmes informatiques joueurs. S’ils sont capables de surpasser aux échecs les plus grands maîtres – on se rappelle de Deep Blue –, ils ne parviennent, au jeu de Go, qu’à donner la réplique aux meilleurs amateurs, les professionnels ne font qu’une bouchée de leurs rivaux numériques – ils sont capables de rivaliser en bénéficiant de handicap et en utilisant plus de temps.

La faim de Hoffman

Hoffman est un diplomate néerlandais qui occupe depuis peu le poste d’ambassadeur à Prague. Cet homme se suicide à petit feu en ingérant de la nourriture et de l’alcool. Il s’adonne à ce rituel destructeur la nuit, durant ses longues insomnies. Il ne dort quasiment plus depuis bien longtemps. En fait, depuis que la vie, après une enfance difficile décapitée par la guerre, lui a joué des tours encore plus cruels.

Château l'Attente T1

Je me souviens très bien avoir acheté ce livre il y a quelques années à la période de Noël. D’emblée, j’avais été séduit par l’objet lui-même. L’objet livre est magnifique, c’est un fac-similé d’un vieux livre relié d’un format assez compact mais très épais. Dès les premières pages tournées, la bonne impression initiale n’est pas démentie. Nous avons à faire à un travail soigné. Les dessins sont à l’avenant, de la ligne claire très propre et expressive mais pas de couleur.

We3

L’un des fantasmes de l’Homme, l’un de ses rêves les plus fous: pouvoir continuer à se battre tout en faisant le moins de victimes possible – un peu comme des enfants jouant avec des soldats de plomb. Il n’y a qu’à voir tous les efforts déployés pour mener une guerre «propre», les frappes chirurgicales, les drones et bientôt les robots qui envahiront les champs de bataille. C’est le point de départ de cette histoire de Grant Morrison.