Sélection Bd

Invincible T1

Robert Kirkman est surtout connu pour sa série Walking Dead1. Avant cet énorme succès, il avait créé une série de super-héros main stream nommée Invincible. On pourrait penser que cette BD n’est qu’un hommage à l’âge d’or des comics. Et il y a indéniablement de ça, les clins d’oeil sont suffisamment appuyés pour qu’un piètre connaisseur comme moi les détecte immédiatement. De la référence à Tom Strong en passant par de grosses similitudes avec l’univers DC, notamment avec Superman et la JLA – je ne parle même pas de la présence des héros d’Image Comics.

L’Homme qui tua Lucky Luke

Comment remettre Lucky Luke au goût du jour, comment sortir une nouvelle aventure qui intéressera un public plus large que les nostalgiques et les aficionados – ou les amateurs de Laurent Gerra ? L’équation semble compliquée à résoudre et pourtant, selon moi, Matthieu Bonhomme y est parvenu haut la main. Il est vrai que Lucky Luke a pas mal vieilli – enfin pas le personnage qui a toujours le même âge, mais la série.

Le combat ordinaire

Le titre est un oxymore. Un combat n’est jamais ordinaire même si c’est celui de la vie. Le fond et la forme jouent également sur le contraste. Un dessin gai et des couleurs chatoyantes qui pourraient convenir à un récit humoristique alors qu’ils servent un propos globalement très sérieux – voire parfois un peu triste. Soyons clairs, nous sommes en présence d’un oeuvre de très grande qualité. Ce que j’ai dit concernant les dessins n’est d’ailleurs pas péjoratif, ils procurent un grand plaisir de lecture et mettent en scène des personnages attachants et expressifs.

From Hell

Trop éprouvé par la lecture de From Hell du grand Alan Moore, je ne suis pas parvenu à écrire quelque chose de cohérent. Tout ce que j’ai réussi à faire est d’établir cette liste d’observations que je livre en l’état. Le grand scénariste Alan Moore, l’adaptation du film, l’ambition folle de cette BD font que j’avais envie de ce livre depuis qu’il est sorti chez Delcourt il y a une quinzaine d’année et voilà que je le reçois en cadeau pour ma fête – elle est pas belle la vie.

Gérard

Mathieu Sapin commence a être un habitué des portraits. Après avoir suivi l’ancien pensionnaire de l’Elysée dans Le Château, il file le train à un autre personnage public. Ce dernier est bien plus truculent puisqu’il s’agit du monstre sacré du cinéma français, celui que le monde entier – enfin surtout les russes – nous envie, le grand, l’inimitable, Gérard Depardieu. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on a définitivement quitté le registre policé de la communication bien maîtrisée pour entrer avec fracas dans le brut de décoffrage.

Faire la loi

Je ne sais pas si l’idée du jeu de l’oie est partie d’un jeu de mots douteux par rapport au titre – je n’ose pas y croire. Illustrer le parcours du combattant que représente l’adoption d’une loi par une partie de jeu de société est une vraie bonne idée. L’exemple utilisé est celui de la loi Macron. Comme celui qui lui a donné son nom est devenu depuis notre président c’est aussi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur l’homme et sur sa force de caractère.

Sillage T1-3

C’est en tombant sur le rayon de la série Sillage à la bibliothèque que j’ai eu la surprise de constater qu’elle comptait à présent 19 tomes ! J’en ai a peu près une dizaine à la maison et mon premier achat correspond à la découverte de la série au début des années 2000 – je dirais 2001. C’était la grande époque de la découverte des séries Delcourt, que de bons souvenirs Garulfo, De Cape et de Crocs … Et je dois dire que Sillage faisait partie de mes préférées.

L'ami Javin

L’ami Javin est le tome qui inaugure le premier cycle de La Quête de l’oiseau du temps. Ca fait déjà une bonne raison de commencer la lecture de cette série incontournable de la fantasy par ce volume. La deuxième est que ce cycle, appelé Avant la Quête, a été publié après le cycle principal, La Quête, et qu’il bénéficie de dessins plus modernes dirons-nous. Ils sont d’ailleurs un des points forts de cette BD qui n’en manque pas.

Une soeur

Bastien Vivès nous livre une chronique des vacances d’été une sorte D’Hôtel de la plage moderne car oui le téléphone portable à fait son apparition. Même s’il n’a pas – encore – pris le dessus sur les indétrônables de la période que sont les cuites et l’amour. C’est alors pour un jeune garçon un peu introverti préférant le dessin aux activités sportives l’épreuve de la confrontation aux autres. Ce ne sont ni les premiers ni les derniers abrutis qu’il croisera.

Chiisakobé T1-4

Dès que j’ai vu la couverture de ce manga, j’ai su qu’il était pour moi. J’ai alors immédiatement réservé les quatre tomes qui composent la série à la bibliothèque et attendu avec impatience – c’est la première fois que je réserve un livre à la bibliothèque. Deux choses très liées m’ont tout de suite attiré. La première est ce personnage énigmatique dont le visage est presque entièrement masqué par sa barbe et ses cheveux.

Les Ignorants

Je n’avais pas lu du Davodeau depuis le poignant Un homme est mort1. Quelle erreur ! La lecture des Ignorants me conforte dans ma première impression, nous avons affaire à un très grand auteur – je pense que je vais rafler tout le rayon Davodeau lors de mon prochain passage à la bibliothèque. Il nous parle de la rencontre entre deux arts celui du vin et celui de la bande dessinée.

Le Château

Ce n’est pas une surprise, mais une confirmation de l’avis que je m’en faisais. J’adore la politique en BD depuis Quai d’Orsay et je n’ai pas été déçu par ce livre. J’ai passé un bon et long moment en sa compagnie. Pourtant la presse n’a pas été unanime lors de sa sortie, à tel point que j’avais renoncé à l’acheter. Je me doute que les reproches qui lui ont été faits concernent son manque de critique envers le président et son gouvernement.

Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B

En ouvrant ce livre on sait tout de suite que c’est du Tardi, mais on pense aussi évidemment à un des chefs-d’oeuvre du neuvième art, le Maus1 de Art Spiegelman. Les deux oeuvres traitent du même sujet, la Seconde Guerre mondiale, mais c’est surtout le fait que ces deux grands de la BD racontent l’histoire de leur père respectif qui pousse à ce rapprochement. Ils utilisent des procédés narratifs similaires en s’incluant dans le récit pour apporter un contrepoint au témoignage du vécu.

Klezmer T1

Raconter les choses comme elles se sont vraiment produites, c’est tellement moche que ça devrait être interdit. Je t’invente une histoire, c’est la moindre des politesses. Lorsque j’ai lu Klezmer pour la première fois, j’ai été tellement séduit par le travail à l’aquarelle que j’ai acheté une petite boîte de peinture de voyage. De retour à la maison je me suis mis à reproduire la vue d’Odessa, tout en bleu pétrole et Orange coucher de soleil, qui est reprise dans la préface – je l’ai toujours et je garde un bon souvenir de cette expérience.

Ulysse

Lorsque j’ai aperçu cette BD sur la table du libraire, j’ai tout de suite su qu’elle allait me plaire. Tout d’abord pour une raison complètement subjective qui est que j’adore les gros volumes reliés et qu’il faut bien reconnaître qu’Actes Sud a fait là du très beau travail. Ensuite je porte depuis toujours un grand intérêt à la Grèce antique. Enfin, j’apprécie tout particulièrement ce type de dessin simples et travaillés à l’aquarelle.

Asterios Polyp

Depuis que j’entends parler de ce livre, que j’hésite à l’acheter, j’ai enfin eu l’occasion de l’emprunter à la bibliothèque. Il correspond à l’image que je m’en été fait. C’est un livre intelligent, cultivé et même un brin élitiste pour tout dire. Ce roman graphique – puisqu’il faut l’appeler ainsi – est techniquement très maitrisé, que ce soit sur le plan graphique, sur le plan narratif et sur le fond. Le style graphique épuré n’a pas empêché David Mazzucchelli de truffer ses dessins de détails qui ne sont jamais là par hasard.

Légendes de la Garde T3

Prenons le temps de revenir sur l’un des mythes fondateurs de la garde qui fut aussi l’un des héros du tome précédent : Celanawe aussi connu sous le nom de la Hache Noire. Retour dans le passé donc, pour nous intéresser à ce qui a forgé cette légende – je ne peux pas m’empêcher de faire le parallèle avec le personnage de Bragon de La Quête de l’oiseau du temps.

Glenn Gould

Cette BD ne se suffit pas à elle-même. Vous aurez besoin à un moment donné (avant, pendant ou après) d’un enregistrement – voire d’une vidéo – de Glenn Gould pour mettre des notes sur les images. Sandrine Revel a pensé à vous et propose sa playlist ainsi qu’une discographie raisonnée dans les annexes. Il n’est en effet pas facile de faire ressentir l’émotion véhiculée par la musique au travers d’un livre – qu’il soit illustré ou pas.

Lanfeust de Troy

Je ne pense pas l’être tout le temps, mais cette fois c’est sûr, je ne vais pas être objectif. Il y a, pour l’instant, trois grandes périodes dans ma vie de lecteur de bandes dessinées. D’abord l’enfance avec Tintin un peu, Gaston Lagaffe beaucoup et surtout Astérix. Puis l’âge adulte avec des titres comme Maus ou Watchmen puis la découverte de ce que l’on appelle la bande dessinée indépendante. Et au milieu, une période d’adolescence dont la série emblématique est et restera Lanfeust de Troy.

Fun Home

Le titre de cette BD ne porte pas le sens que l’on pourrait lui prêter de prime à bord. Ce n’est pas du tout une maison fun, mais plutôt une drôle de maison dans le sens français de curieux ou étrange – je ne sais pas si ce double sens est vrai en anglais. Fun est en fait le diminutif de funeral home (funérarium) ce qui est tout de suite beaucoup moins drôle.

L’Ascension du Haut Mal

Connaissant uniquement David B. pour sa série Les Chercheurs de trésor1, j’entends parler depuis longtemps de son chef-d’oeuvre, sans avoir eu l’envie de m’y plonger. L’Ascension du Haut Mal était disponible à la bibliothèque, j’ai donc sauté sur l’occasion. D’emblée, la préface rédigée par sa soeur m’a touché – je sais, je suis un grand sensible. Puis la découverte de l’oeuvre. La comparaison est facile, mais elle vient tout de suite à l’esprit.

Nietzsche, se créer liberté

Je n’aurais pas lu un livre sur Friedrich Nietzsche, il est comme un mythe qui semble inabordable. La curiosité, la popularité de Michel Onfray et la couverture médiatique dont a bénéficié ce livre m’ont amené à emprunter Nietzsche: se créer liberté à la bibliothèque. Démystifier sans tomber dans la vulgarisation, rendre ces éléments (pensée et biographie) accessibles au plus grand nombre. Décidément, la bande dessinée est encore bien mal considérée eu égard à son apport.

Blacksad T1

Pour préparer la sortie du cinquième tome de Blacksad, j’ai entrepris de relire les précédents. Cette nouvelle lecture a produit sur moi la même impression qu’il y a des années – une dizaine – lorsque j’avais découvert ce qui n’était pas encore une série. Une grande claque. Graphiquement le résultat est époustouflant: le raffinement des dessins, leurs détails, la représentation des intérieurs avec des points de vue audacieux en plongée notamment.

Aâma T1

Ce qu’il y a de bien avec la science-fiction c’est que l’on découvre l’univers en même temps que l’histoire. En marge de l’intrigue et des personnages, la découverte et la compréhension du monde constituent à eux seuls un plaisir intellectuel. Dans ce domaine, les bons auteurs de SF excellent et trouvent toujours des technologies, des systèmes sociaux ou politiques originaux et intelligents qui poussent le lecteur à la réflexion. Il pense alors à leur transposition possible dans le monde réel ou, plus subtilement, à reconsidérer son univers à l’aune de ces nouveautés.

Strangers in Paradise T1

J’ai retrouvé dans un carton les deux premiers volumes, parus aux éditions Le Téméraire (maison d’édition aujourd’hui disparue), de Strangers in Paradise. Cette série, connue par les passionnée sous l’acronyme SiP, est une référence de la bande dessinée indépendante outre-Atlantique. Cette reconnaissance n’a pas été facile à obtenir dans l’univers bipolaire des comics partagé entre les super-héros – surtout – et le polar – un peu. En débarquant en 1992-93 avec sa série en noir et blanc parfois qualifiée de Soap opera, Terry Moore, jusqu’alors inconnu, n’a pas eu droit au tapis rouge.

L'Art invisible

En bande dessinée, lorsque le dessinateur et le scénariste ont bien fait leur travail, paradoxalement ça ne se voit pas. Dans ce cas, on ne remarque pas une admirable transition ou des dimensions de cases particulièrement appropriées. Ce que le lecteur ressent reste au niveau de l’expérience de lecture, il va parler d’un rythme, d’une impression de fluidité. Bref on apprécie le résultat, l’effet produit et non les ficelles qui ont permis cette prouesse.

Un printemps à Tchernobyl

Dans le cadre d’une association, Emmanuel Lepage, accompagné d’autres personnes (artistes et journalistes) a entrepris le plus terrible des voyages. Un voyage l’amenant cette fois sur les terres de la désolation (il est l’auteur d’un précédent ouvrage consacré aux Terres Australes et Antarctiques Françaises intitulé Voyage aux îles de la Désolation1), celles qui furent le théâtre de la plus grande catastrophe nucléaire: la région de Tchernobyl et la ville voisine de Prypiat.

1602

Lorsqu’un très grand scénariste BD rencontre un dessinateur talentueux, le résultat est forcément à la hauteur. Il l’est d’autant plus lorsque le projet est ambitieux. Il consiste à se projeter en 1602 à l’époque où les premiers colons s’installèrent sur le sol américain. Même si c’est un élément important, le coeur de l’histoire ne se trouve pas là mais de l’autre côté de l’Atlantique, en plein coeur du centre névralgique du monde d’alors : L’Angleterre.

Quartier lointain

Hiroshi Nakahara est un homme de 48 ans qui, lors d’un déplacement professionnel, va un peu trop arroser la soirée et se réveiller le lendemain avec une gueule de bois carabinée. Tellement carabinée qu’il va se tromper de train. Lorsqu’il s’en aperçoit, il reconnaît vaguement le paysage et se fait rapidement confirmer par une hôtesse que le train roule en direction de la ville où il a vécu enfant. Résigné, il décide de profiter de cette occasion donnée par le destin – ou plutôt par l’alcool – pour visiter la ville, voir ce qu’est devenue sa maison, se rendre au cimetière pour se recueillir sur la tombe de ses proches.

Elmer

Gerry Alanguilan est philippin, ce n’est pas si courant que des bandes dessinées de ce continent parviennent jusqu’à nous. C’est certainement un gage de qualité mais nous y reviendrons. Son idée paraît complètement invraisemblable, complètement saugrenue. Il a tout simplement imaginé qu’un beau jour des années 70, les poulets prennent subitement conscience. Ils sont désormais doués de raison et ne vont donc pas tarder à se rendre compte de leur condition d’existence et du traitement qui leur est infligé par leurs tortionnaires les humains: élevage en batterie, massacre organisé pour se nourrir ou pour endiguer une épidémie de grippe aviaire.

Batman Amère victoire

Cette série se situe après les terribles évènements relatés dans Batman Un Long Halloween1 – qui ont conduit au réveil de la schizophrénie latente du procureur Harvey Dent le transformant en Double-face ainsi qu’à la mort du Romain Carmine Falcone. Le fils du Romain, surnommé Holiday, accusé d’avoir perpétré plusieurs meurtres, est libéré par la nouvelle procureur pour vice de procédure. Au même moment, une évasion a lieu à l’asile d’Arkham et tous les plus grands criminels de Gotham City se retrouvent à nouveau dans la nature.

Quai d'Orsay T2

Après un premier tome très réussi que vaut ce deuxième opus ? N’y allons pas par quatre chemins, il s’inscrit dans la continuité et est tout aussi excellent que le précédent. Quel plaisir de se retrouver plongé dans l’intimité d’un cabinet ministériel, d’observer l’art subtil de la diplomatie et de voir se nouer les luttes intestines. Avec à sa tête un ministre d’une telle carrure – au propre comme au figuré – et possédant un tel phrasé, c’est un réel plaisir et une bonne partie de rigolade.

Pluto T2

Bien après la lecture du premier tome de la série qui m’avait laissé une impression mitigée, j’ai décidé de donner une deuxième chance à ce manga. Bien m’en a pris car ce second tome change la donne. J’avais été un peu déçu par le personnage principal du récit qui avait, selon moi, un charisme proche de celui de l’inspecteur Derrick. C’est encore un peu vrai mais, en le découvrant un peu mieux, on parvient à s’y attacher et même à ressentir de l’empathie.

The Goon T1

Si vous n’êtes pas allergique aux zombies, à l’humour de bistrot, aux gangsters et à une bonne dose de violence gratuite, vous pouvez continuer la lecture de ce billet. Le Goon est une brute épaisse, une sorte de Hellboy chef de gang – le démon rouge fait d’ailleurs une apparition dans le tome 3 de la série. C’est donc un gangster tenant en respect une partie de sa ville. Il n’est pas du genre à se répendre en parole, il préfère de loin distribuer des bonnes dérouillées.

Le Viandier de Polpette T1

Voilà encore un titre étrange. Que peut-il signifier ? Il fait manifestement référence au Viandier de Taillevent qui est un livre de cuisine datant XVe siècle. Le mot «viande» est utilisé ici dans le sens latin de «vivenda» qui désigne les aliments en général. Polpette est donc le nom d’un cuisinier – c’est le personnage que l’on voit au premier plan sur la couverture assaisonnant consciencieusement le plat en train de mijoter.

Légendes de la Garde T2

Nous retrouvons nos souris dans un nouveau volume encore plus réussi que le précédent. Cette fois, il n’est plus nécessaire pour l’auteur de procéder à la mise en place de l’histoire mais ce monde nous réserve malgré tout encore bien des surprises. Les évènements relatés dans Automne 1152 ont laissé la Garde affaiblie et la venue soudaine d’un hiver rigoureux a forcé ses membres à se retrancher dans leur fief de Lockhaven.

Légendes de la Garde T1

Eh oui, ce sont bien des souris avec des capes et des épées que vous apercevez sur la couverture. Votre oeil, dans lequel je devine un soupçon de sarcasme, aura tout de même l’honnêteté de reconnaître qu’il trouve le style graphique intéressant et le dessin bien réalisé. Il ne faut pas le nier, la beauté graphique est l’un des grands atouts de cette BD mais ce n’est pas le seul, écoutez plutôt.

Les derniers jours d'un immortel

Fabien Vehlmann est l’un des scénaristes de BD qui a le vent en poupe. Après son travail remarqué sur Seuls, Le Marquis d’Anaon ou encore Des lendemains sans nuage, il signe ici un scénario ambitieux au magnifique titre en oxymore publié par Futuropolis. Tellement ambitieux d’ailleurs que je vais être bien en peine pour vous en parler. Nous suivons Elijah qui exerce la profession de détective ou de policier philosophe. Jusqu’ici, c’était facile.

Des lendemains sans nuage

Une sorte de Bill Gates, de Steve Jobs ou de Marc Zuckerberg – au choix – a pris le contrôle de l’humanité. Comme nos célèbres héros des temps modernes, F.G. Wilson n’a pas employé la force mais est parvenu à embrigader les gens de leur plein gré, simplement en vendant des produits. Il ne s’agit pas ici d’ordinateurs, de téléphones, de tablettes ou d’amis virtuels mais de prothèses biomécaniques, d’organes synthétiques et d’implants cérébraux.

Le Marquis d'Anaon T5

Le marquis d’Anaon quitte les frontières françaises pour se rendre en Egypte sur les traces de la pyramide de Khéops. Cette fois ce n’est pas pour répondre à l’appel d’une âme en peine mais suite au legs surprise de 10 000 livres par un inconnu. Un original, un explorateur qui aurait péri en Egypte dévoré par trois crocodiles – voilà une manière peu banale et peut-être un peu trop romanesque de trouver la mort.

Immergés T1

Immergés raconte l’histoire de 19 sous-mariniers allemands à la veille de la seconde guerre mondiale. Ce tome est centré sur l’un deux, Günther Pulst le maître diéséliste du navire. L’ambiance à bord dans cet espace confiné est particulièrement malsaine et oppressante. L’une des phrases du livre, reprise en quatrième de couverture, résume à elle seule cette situation : Les hommes à bord, c’est comme le pain. Après deux mois en mer, il reste que le moisi.

Fables T2

Dans ce deuxième tome nous quittons la centre ville de New York direction la campagne. Plus précisément, vers le lieu que les fables appellent la ferme qui constitue l’autre partie de Fableville. Elle est destinée à accueillir, à l’abris des regards indiscrets, les fables dont l’apparence n’est pas humaine. On y retrouve pêle-mêle Boucle d’or et la famille ours, les trois petits cochons, les le Chat Botté, les animaux du Livre de la jungle dont le terrible Shere Khan et de nombreux autres que vous pourrez vous amuser à reconnaître.

Le Marquis d'Anaon T4

Le Marquis d’Anaon est un nom tiré d’une légende du 18ème siècle qui désigne le seigneur des âmes en peine. Il est surtout le surnom donné à Jean-Baptiste Poulain un jeune homme ancien étudiant en médecine qui sillonne la France à la recherche de phénomènes étranges. Il est doté d’un esprit cartésien et scientifique à une époque ou les croyances païennes prévalaient. C’est cet esprit et les connaissances scientifiques dont il dispose qui l’aident à résoudre les cas étranges auxquels il est confronté.

Fables T1

La soeur de Blanche Neige, Rose Rouge, a été sauvagement assassinée. Du moins c’est ce que laisse supposer sa soudaine disparition et l’état de son appartement. Le mobilier est renversé et vandalisé, les murs et le sol sont couverts de sang. Bigby, le grand méchant loup, mène l’enquête dans le cadre de ses fonctions de shérif des fables. Les soupçons se portent rapidement sur plusieurs suspects: Jack (descendu de son haricot magique), le prince charmant (grand coureur de jupons et ex petit ami de Rose Rouge et de Blanche Neige …) et enfin Barbe Bleue (dont la réputation n’est plus à faire).

Mister O

Voici une BD hors du commun. Le pitch est d’une simplicité absolue: Mister O, qui est une boule avec deux bras et deux jambes, tente de se rendre de l’autre côté d’un ravin. La couverture illustre d’ailleurs parfaitement ce scénario. Mister O n’est pas du genre à baisser les bras et va déployer des trésors d’ingéniosité tout au long de la trentaine de pages qui compose cette oeuvre pour parvenir à ses fins.

Quai d'Orsay T1

Ce n’est pas si fréquent, voici une BD qui nous parle de politique. Nous sommes donc plongés dans les méandres et les intrigues des cabinets ministériels. Le ministre en question a l’esprit chevaleresque et est épris de littérature et de bons mots. Je donne un dernier indice physique, il est grand et porte des cheveux blancs mi-longs rejetés en arrière. Ca y est vous avez trouvé, il s’agit de Dominique de Villepin.

Notes T1

Au départ, je me souviens très bien que je ne voulais pas acheter ce premier tome des Notes de Boulet. C’était l’époque où les blogueurs publiaient le contenu de leur site et je n’étais vraiment pas emballé à l’idée d’un nième blog imprimé sur papier. Je me rappelle très bien mon discours sur l’exploitation commerciale, les effets de mode, etc., etc. Boulet coupe d’ailleurs habilement l’herbe sous le pied de ses détracteurs en affichant clairement ses interrogations dès le début de la BD.

La voie du Rige

Il est enfin là. Même si son visage est dans l’ombre, il n’y a aucun doute à avoir, c’est bien le Rige qui se tient debout sur un promontoire. Apercevoir sa silhouette reconnaissable entre mille fait frémir tout amateur d’heroic fantasy et plus généralement de bonnes BD. En observant un peu mieux cette magnifique couverture, on aperçoit que, s’il porte sa fameuse hache (la faucheuse) dans le dos, il en tient une autre entre ces mains.

Notes T4

Il est beau, il est tout chaud, il vient juste de sortir le dernier tome des fameuses notes de Boulet. Tout ça me fait penser que j’ai complètement oublié de parler des tomes précédents et on en est déjà au tome 4. Pas d’inquiétude, je vais bientôt remédier à cela. En attendant, comme il s’agit, pour la grande majorité, de notes publiées sur son blog vous pouvez vous faire une idée par vous même.

Le grimoire des dieux

Connaissez-vous La Quête de l’oiseau du temps ? C’est une série de bande dessinée majeure de l’heroic fantasy créée par Loisel et Le Tendre dans les années 80. Le premier cycle est terminé et comprend 4 tomes. L’album dont nous parlons ici, Le grimoire des dieux, est le deuxième tome d’un cycle différent, antérieur au cycle initial. Nous sommes des chanceux de voir ce titre paraître si longtemps après le précédent, L’ami Javin, paru il y a déjà dix ans !