Japon

Le Meurtre du Commandeur T1

La sortie d’un nouveau Murakami est devenue au fil du temps un événement mondial. L’auteur japonais a acquis une notoriété qui lui aurait certainement valu une reconnaissance par le comité Nobel littérature si celui-ci n’était pas tombé en disgrâce. A une bien moindre échelle, j’ai moi même été victime de cet engouement qui m’a conduit à me procurer à prix d’or (près de 50 €) les deux tomes, dès leur sortie en librairie – alors que je préfère habituellement attendre l’arrivée des livres sur le marché de l’occasion.

Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973

Écoute le chant du vent et Flipper, 1973 sont les deux premiers romans d’Haruki Murakami. Il les a écrits sur la table de sa cuisine. Ils forment avec La Course au mouton sauvage La trilogie du Rat – le Rat est une personne d’où la majuscule. Le Rat tourna la tête vers le plafond et puis, lentement, il ferma les yeux. Ensuite, il éteignit toutes les lumières qui peuplaient son cerveau, et son esprit s’engouffra dans de nouvelles ténèbres.

Tokyo Vice

Jake Adelstein est, comme il se définit lui-même un juif américain, mais au pays du soleil levant, il n’est qu’un gaijin. Ce gaijin, à peine ses études terminées, a réussi la prouesse d’être embauché dans l’un des plus prestigieux quotidien du pays, le Yomiuri. C’est à ce point un exploit que les japonais ne le croyaient pas. Après des débuts à couvrir des petites affaires locales il s’est spécialisé dans le monde de la nuit.

Les amants du Spoutnik

Les livres de Murakami sont pour moi comme un lieu où l’on aime se retrouver, où l’on se sent à l’aise. Je l’ai déjà dit – certainement à plusieurs reprises –, mais je le répète encore, j’adore ses descriptions du quotidien, l’ambiance de ses livres. Ses personnages aiment les plaisirs simples comme savourer une bière bien fraîche en écoutant un bon disque, certains arrêtent de fumer et j’aime à croire que ces comportements ont eu une influence sur moi – pas besoin de vous faire un dessin.

Kafka sur le rivage

Confortablement installé sur le canapé, j’observe les alentours et me rends compte que ce salon est exactement l’endroit que je cherchais depuis longtemps. Un endroit secret, tapi dans un creux du monde, exactement comme celui-là. Mais jusqu’ici ce lieu n’existait que dans le secret de mon imagination. Je n’arrive pas encore à croire tout à fait qu’il existe réellement. Je ferme les yeux, inspire profondément, et il s’installe doucement en moi, comme un doux nuage.

Manabé Shima

Ce livre est un concentré de bonheur. Il éclate à chaque page avec ses beaux dessins et ses couleurs. C’est un carnet de voyage dessiné, presque une bande dessinée mais pas tout à fait. Il retrace les deux mois passés par Florent Chavouet sur une petit île du Japon. Une carte détachable de grand format offrant une vue détaillée de l’île figure à la fin de cet ouvrage qui par ailleurs fourmille de dessins de paysages, de monuments ou plus simplement d’habitations – les dessins de l’intérieur des habitations sont excellents avec leur perspective étonnante et leurs commentaires toujours très drôles.

1Q84 T2

L’histoire démarrée dans le premier tome se poursuit – là, je viens d’écrire quelque chose de révolutionnaire. En même temps, il ne se passe pas des tonnes d’événements dans ce second volet et il ne matérialise aucun virage important dans la fiction mais plus une stagnation. Je pourrais – rassurez-vous je ne vais pas le faire – le résumer aisément en un paragraphe. Passé l’attrait de la découverte du premier tome, qui procédait à la mise en place de l’univers et des personnages, l’intérêt décline.

Chansons populaires de l'ère Showa

D’habitude je suis client des romans de Ryû Murakami. Ils se déroulent souvent dans un japon désenchanté en proie à la violence gratuite. Il ose choquer et raconter des histoires sordides qui font réagir. Ce roman n’échappe pas à la règle puisque la violence est à peu près le seul thème du livre. Le vide laissé volontairement à côté de celle-ci met en exergue le non sens de l’existence, du nihilisme pur.

1Q84 T1

Vous l’avez certainement déjà lu quelque part mais je dois bien m’y résoudre, le pitch est un passage obligé – vous excuserez donc ma concision qui aura l’avantage de ne pas trop en révéler sur l’histoire. Ce livre met en scène deux personnages. Un homme, Tengo, qui est un professeur de mathématiques qui écrit des romans. Une femme, Aomamé, qui est un professeur d’arts martiaux qui tue des gens – pas comme Bruce Lee, elle possède une technique bien particulière.

Nagasaki

Nagasaki, la tristement célèbre, est le lieu où se déroule cette histoire. Mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle n’est pas liée au destin tragique de la ville. A une tout autre échelle, elle a été le théâtre d’un fait divers d’une importance bien moindre qui, sans son originalité, n’aurait pas occupé plus d’un entrefilet dans le journal local. La victime est un météorologue qui vit seul et mène une vie quasi monacale et très ordonnée – limite maniaque.