Mémoires d'un jeune homme dérangé
Voici le premier roman de Frédéric Beigbeder. On peut dire sans trop se tromper qu’il s’agit d’une autofiction. Ce monsieur Marronnier ressemble furieusement à notre écrivain. D’abord sur le plan physique: “À vrai dire, ce menton très proéminent ne possède aucune utilité.” Mais aussi sur le plan social et moral. Le personnage est un jeune homme aisé de bonne famille qui passe son temps à sortir et en tire quelques profits en rédigeant des chroniques mondaines : “Mon élitisme restait l’éthylisme.” Ce livre raconte cette vie faite de fêtes, de copains (les ricaneurs pantalonnés ou les hooligans cravatés) et enfin d’amour. ...