4 Étoiles

Chiens

Mark Alizard consacre un petit livre aux chiens. Curieuse idée car le chien a l’image d’un animal tout ce qu’il y a de plus banal. Le chien de la famille qui ne quitte pas son maître du regard, qui le suit partout. Et pourtant vous verrez en lisant ce livre que le chien est plus complexe qu’il n’y paraît et que le destin de l’homme est intimement lié à celui de son plus fidèle compagnon.

La Modification

Un matin un homme quitte Paris pour Rome. Il a pris une grande décision. Il va rejoindre sa maîtresse. Il compte lui annoncer qu’il quitte enfin sa femme pour s’installer définitivement avec elle. Durant ce voyage, cette journée entière passée dans le compartiment 3ème classe du Paris-Rome, il ne surviendra pas de grands événements, sauf dans la tête de Léon. 24 h vont s’écouler pendant lesquelles il ne fera que penser à l’événement qui est en train de se jouer.

L’Homme qui tua Lucky Luke

Comment remettre Lucky Luke au goût du jour, comment sortir une nouvelle aventure qui intéressera un public plus large que les nostalgiques et les aficionados – ou les amateurs de Laurent Gerra ? L’équation semble compliquée à résoudre et pourtant, selon moi, Matthieu Bonhomme y est parvenu haut la main. Il est vrai que Lucky Luke a pas mal vieilli – enfin pas le personnage qui a toujours le même âge, mais la série.

Les Pauvres Aventures de Jérémie

Je n’ai pas beaucoup d’inspiration, mais je tenais tout de même à écrire quelque chose pour dire le plaisir que m’a procuré la lecture de ces trois albums mettant en scène Jérémie. Jérémie est un post-adolescent qui travaille dans l’industrie du jeu vidéo. Il passe beaucoup de temps avec son meilleur ami et la soeur de celui-ci. Sa préoccupation numéro une est un sujet qui reste plus complexe à maîtriser pour notre anti-héros qu’une console de jeu, les filles.

J'apprends à lire avec Sami et Julie

J’apprends à lire avec Sami et Julie est une série de petits livres destinés à l’apprentissage de la lecture – voici une phrase bien creuse qui ne fait que paraphraser le titre. Il existe trois niveaux de CP, qui sont fonction de la capacité des enfants à lire certaines lettres ou syllabes, et un niveau CE1. La mise en page est simple et efficace, une page de texte fait face à une page illustrée.

Le Meurtre du Commandeur T1

La sortie d’un nouveau Murakami est devenue au fil du temps un événement mondial. L’auteur japonais a acquis une notoriété qui lui aurait certainement valu une reconnaissance par le comité Nobel littérature si celui-ci n’était pas tombé en disgrâce. A une bien moindre échelle, j’ai moi même été victime de cet engouement qui m’a conduit à me procurer à prix d’or (près de 50 €) les deux tomes, dès leur sortie en librairie – alors que je préfère habituellement attendre l’arrivée des livres sur le marché de l’occasion.

Missionnaire

En farfouillant dans mes exemplaires des notes de Boulet, je suis tombé sur une série de livres au même format (parus dans la même collection Shampooing) dont certains comme le carnet de Joann Sfar intitulé Missionnaire que je n’ai pas encore lu – il faut bien se garder une petite réserve. Lors de la Master Class que lui a consacré France Culture, il disait que ses carnets ne se vendaient pas – il ne s’en plaignait pas, mais disait simplement qu’ils n’intéressaient que ses proches et encore, il en existe pourtant 12 à l’heure actuelle.

The Woods T1

Tout un lycée se retrouve transporté sur une lointaine planète où la flore et la faune semblent plutôt hostiles – en lisant ce livre on se rend compte que c’est un doux euphémisme. Ce n’est pas très rationnel car aucune explication n’est fournie au lecteur. Mais c’est un point de départ, c’est comme ça. On dirait un sujet de rédaction. A partir de là, imaginez ce qui va arriver, écrivez la suite.

Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973

Écoute le chant du vent et Flipper, 1973 sont les deux premiers romans d’Haruki Murakami. Il les a écrits sur la table de sa cuisine. Ils forment avec La Course au mouton sauvage La trilogie du Rat – le Rat est une personne d’où la majuscule. Le Rat tourna la tête vers le plafond et puis, lentement, il ferma les yeux. Ensuite, il éteignit toutes les lumières qui peuplaient son cerveau, et son esprit s’engouffra dans de nouvelles ténèbres.

La Grande Odalisque

C’est quoi déjà, la Grande Odalisque ? C’est la peinture de la nana qui a trois vertèbres en plus que tout le monde. Connue justement pour ce truc de vraisemblance sacrifié au profit de la beauté. La définition est posée et nos deux puis trois héroïnes vont tenter de la subtiliser en plein musée du Louvre. Si vous vous intéressez un peu à la BD, vous avez très certainement entendu parler de cette association de trois jeunes talents – stars montantes – de la scène française qui se sont associés pour livrer leur version de l’excellente série d’animation – qui a bercé ma jeunesse – Cat’s Eyes.

Les locataires de l’été

Je pense – mais j’ai la flemme de vérifier – que ce titre m’a été conseillé par Frédéric Beigbeder dans son livre Premier bilan après l’apocalypse. Je ne connaissais pas du tout Charles Simmons avant de lire ce livre et le titre Les Locataires de l’été ne m’aurait pas attiré. Seule la belle couverture du Phébus libretto, illustrée par un détail d’une oeuvre d’Edward Hopper, aurait pu allumer une étincelle dans mon regard.

Le bain de Berk

Les enfants et le bain, c’est une grande histoire. Parfois ils ne veulent pas y aller. Puis quand ils y sont ils ne veulent plus en sortir et ils vident tous les shampoings et les gels douche pour fabriquer de la mousse ou pour laver les jouets – si vous n’avez qu’une douche à l’italienne, c’est moins animé. Si vous cherchez une bonne histoire pour évoquer ce moment si particulier, Le bain de Berk est un excellent choix.

Le lion et l'oiseau

Nous n’avions pas croisé Marianne Dubuc depuis Devant ma maison lorsque nous sommes tombés sur ce livre – ça fait un petit moment. La première constatation est qu’elle n’a pas abandonné ses crayons de couleurs. C’est d’ailleurs grâce à cette particularité que nous avons reconnu la patte de la canadienne. J’ai tout de suite trouvé la couverture très belle, très douce. Le contenu l’est tout autant. Il s’agit d’une histoire simple sur les valeurs de l’entraide et de l’amitié.

La forêt sombre

L’Univers est une forêt sombre dans laquelle chaque civilisation est un chasseur armé d’un fusil. Il glisse entre les arbres comme un spectre, relève légèrement les branches qui lui barrent la route, il s’efforce de ne pas faire de bruit avec ses pas. Il retient même sa respiration. Il doit être prudent, car la forêt est pleine d’autres chasseurs comme lui. S’il remarque une autre créature vivante – une autre chasseur, un ange ou un démon, un bébé sans défense ou un vieillard boiteux, une magnifique jeune fille ou un splendide jeune homme, il n’a qu’un seul choix: ouvrir le feu et l’éliminer.

Sillage T1-3

C’est en tombant sur le rayon de la série Sillage à la bibliothèque que j’ai eu la surprise de constater qu’elle comptait à présent 19 tomes ! J’en ai a peu près une dizaine à la maison et mon premier achat correspond à la découverte de la série au début des années 2000 – je dirais 2001. C’était la grande époque de la découverte des séries Delcourt, que de bons souvenirs Garulfo, De Cape et de Crocs … Et je dois dire que Sillage faisait partie de mes préférées.

Le Traquet kurde

La première chose que j’ai remarqué dans ce Traquet Kurde est la très belle reproduction de l’oiseau en question juste derrière la page de titre. Car il s’agit bien d’un oiseau et non comme je l’avais cru en entendant le titre (sur une base phonétique) d’un réfugié kurde traqué par je ne sais qui. La seconde est la qualité du papier – je suis presque sûr que le grain du papier est plus fin que celui des autres livres P.

Némésis

Némésis est le dernier roman du cycle éponyme et le dernier roman de Philip Roth avant qu’il raccroche définitivement pour attendre le Nobel et son entrée dans la Pléiade – ça, c’est fait. Ce roman n’a rien à voir avec ceux du cycle Nathan Zuckerman qui est certainement le plus connu. Autant je trouve que les romans mettant en scène Nathan Zuckerman sont denses et complexes – tout simplement difficiles à lire pour dire les choses – autant je trouve que ce livre et d’autres comme Le Complot contre l’Amérique sont l’exact opposé, simples et accessibles.

Les secrets du pommier

Tout le monde connaît l’image d’Épinal de cet enfant tellement passionné par son ouvrage qu’il brave l’interdiction de ses parents en lisant à la lumière d’une lampe de poche cachée sous sa couette jusqu’à une heure avancée de la nuit – dans les faits combien de parents rêveraient de réprimander leur enfant pour une telle désobéissance. Le sous-titre nous enjoint à nous munir d’une lampe de poche, mais rassurez-vous il ne s’agit pas de lire dans le noir, elle va être d’une toute autre utilité, plus originale.

L'ami Javin

L’ami Javin est le tome qui inaugure le premier cycle de La Quête de l’oiseau du temps. Ca fait déjà une bonne raison de commencer la lecture de cette série incontournable de la fantasy par ce volume. La deuxième est que ce cycle, appelé Avant la Quête, a été publié après le cycle principal, La Quête, et qu’il bénéficie de dessins plus modernes dirons-nous. Ils sont d’ailleurs un des points forts de cette BD qui n’en manque pas.

Une rivière

Une petite fille rêve devant la fenêtre de sa chambre. Elle regarde la rivière et se laisse emporter par les flots. Elle est seule à présent à bord d’un petit bateau. Il vogue à travers la ville et quitte peu à peu le monde des hommes et la pollution pour rejoindre la nature. Elle traverse ainsi de nombreux paysages et se dirige vers l’océan. J’ai tout de suite aimé ce livre lorsqu’un enfant l’a choisi – par hasard ou intrigué par la couverture – pour me le faire lire lors d’une sortie à la médiathèque.

Architecting for Scale

Ce livre est simple et bien conçu. Il aborde les thèmes essentiels auxquels il est nécessaire de s’intéresser si l’on veut construire, déployer et opérer des applications à grande échelle. Les voici, je n’invente rien, ce sont les cinq sections du livre: Disponibilité: Comment rendre les systèmes hautement disponibles et comment s’assurer qu’ils le sont via la mise en place de mesures. Gestion des risques: Comment construire une analyse de risques et mener des actions de remédiation.

Idéal Standard

J’avais quitté Aude Picault après une escapade en voilier (_Transat) et une feria bien arrosée (Fanfare_). Je la retrouve avec grand plaisir après quelques années même si elle s’est un peu empâtée, c’est l’âge. Je plaisante évidemment puisque le personnage principal de cette histoire est une infirmière en néonatalogie de 32 ans prénommée Claire. Peut-être partagent-elles toutes les deux les mêmes interrogations sur la vie de couple et les enfants. Il est vrai que la pression sociale sur ce sujet est énorme – qui plus est lorsque l’on travaille avec des nouveaux nés.

Le géant enfoui

Le géant enfoui est l’un des livres préférés du critique et éditeur Florent Georgesco. Je l’ai souvent entendu en parler lors de ses participations à l’excellente émission de radio La Dispute diffusée sur France Culture. Comme j’ai beaucoup d’estime pour son travail et que je ne connaissais pas Kazuo Ishiguro, je l’ai emporté – le livre pas Florent – dans ma valise pour les vacances d’été. Il s’agit d’une grande allégorie qui prend la forme d’un roman de fantasy se déroulant en Angleterre pendant la période du haut Moyen Âge (la première période du Moyen Âge au Ve siècle selon Wikipédia) lorsque des conflits opposaient les saxons aux bretons.

Même les princesses pètent

Eh oui, même elles – et même Rihanna. Les problèmes gastro-intestinaux n’épargnent personne et font rire les enfants depuis des générations. Démystifier ces princesses qui nous, parents de petite fille, nous pourrissent la vie, les faire tomber violemment de leur piédestal n’est pas une entreprise dénuée de sens. Et ce n’est que justice que ce soit justement un papa qui s’en charge en l’expliquant à sa fille grâce à un livre relatant l’histoire cachée des princesses.

Masters of Doom

Ce livre raconte l’histoire de deux génies méconnus – en dehors du cercle des gamers – John Carmack et John Romero, les créateurs du mythique Doom. Nombreux sont ceux de ma génération qui se souviennent du choc ressenti lorsqu’ils ont testé pour la première fois ce jeu à la fois ultra addictif et assez répugnant. Ces deux facettes du jeu évoquent à elles seules le talent et la personnalité des deux John.

Jamais deux sans trois

Malgré un intérêt soutenu porté à la bande dessinée depuis une quinzaine d’années, je dois encore une fois constater – et bien avouer – mon ignorance. Je n’avais encore rien lu de l’illustrateur et dessinateur de BD de premier plan Jean-Claude Floch, dit Floc’h et de son compère scénariste Jean-Luc Fromental. A la bibliothèque, je suis tombé par hasard sur Jamais deux sans trois. J’ai pris une claque en feuilletant les pages de cet album.

Un chant d’amour

D’où vient ce titre ? Un chant d’amour est un film de Jean Genet. Depuis leurs cellules, deux prisonniers arrivent à communiquer grâce à un trou percé dans le mur qui les sépare. C’est un bon début, mais l’auteur nous donne une autre explication. Ces mots ont été prononcés par notre ancien président François Hollande – il est enfin parti, la meilleure décision de son quinquennat – lors d’un diner en compagnie du premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahou.

Les amants du Spoutnik

Les livres de Murakami sont pour moi comme un lieu où l’on aime se retrouver, où l’on se sent à l’aise. Je l’ai déjà dit – certainement à plusieurs reprises –, mais je le répète encore, j’adore ses descriptions du quotidien, l’ambiance de ses livres. Ses personnages aiment les plaisirs simples comme savourer une bière bien fraîche en écoutant un bon disque, certains arrêtent de fumer et j’aime à croire que ces comportements ont eu une influence sur moi – pas besoin de vous faire un dessin.

Macron par Macron

Rassurez-vous malgré le comportement jupitérien qu’on lui prête en ce moment, Emmanuel Macron n’a pas pris la grosse tête au point d’écrire un livre portant ce titre. Non, il s’agit en fait d’un petit recueil d’articles, de textes et d’interviews collectés par Éric Fottorino à partir de ceux parus dans l’hebdomadaire qu’il dirige (il comprend aussi un inédit), Le 1. Avant d’aller plus loin, il est important de préciser que la parution précède de peu le dénouement de l’élection présidentielle.

Une soeur

Bastien Vivès nous livre une chronique des vacances d’été une sorte D’Hôtel de la plage moderne car oui le téléphone portable à fait son apparition. Même s’il n’a pas – encore – pris le dessus sur les indétrônables de la période que sont les cuites et l’amour. C’est alors pour un jeune garçon un peu introverti préférant le dessin aux activités sportives l’épreuve de la confrontation aux autres. Ce ne sont ni les premiers ni les derniers abrutis qu’il croisera.

Les Mohamed

Cette bande dessinée est l’adaptation du livre Mémoires d’immigrés1 de Yamina Benguigui. J’avoue que j’étais depuis longtemps intrigué par cette couverture et ce titre lorsque je l’apercevais sur les rayonnages de la bibliothèque municipale. Le design des personnages n’est pas étranger à cette impression, il m’a rappelé Maus2, mais je ne sais pas si c’est intentionnel ou si ce procédé n’est là que pour rappeler que la parole a été donné à des sans voix par Yamina Benguigui et à des sans visages, par Jérôme Ruillier – en même temps à bien y réfléchir, ça n’aurait pas été simple de mettre des visages, forcément inventés, sur ces récits – à moins que des photos existent, j’avoue que je ne sais pas.

Shangri-la

Shangri-la c’est bien le titre de cette BD. A cause de la police de caractère utilisée sur la couverture j’ai dû vérifier et donc je vous le confirme il est bien correct et n’a rien à voir avec la boisson fruitée que l’on peut déguster en grande quantité l’été en Espagne – ça aide pour les 5 fruits et légumes par jour. Redevenons sérieux pour parler du livre car nous sommes devant une très grosse et très belle BD de SF qui me fait un peu penser à Universal War One (UW1) lorsque je découvre l’objet et en feuillète les pages.

Chiisakobé T1-4

Dès que j’ai vu la couverture de ce manga, j’ai su qu’il était pour moi. J’ai alors immédiatement réservé les quatre tomes qui composent la série à la bibliothèque et attendu avec impatience – c’est la première fois que je réserve un livre à la bibliothèque. Deux choses très liées m’ont tout de suite attiré. La première est ce personnage énigmatique dont le visage est presque entièrement masqué par sa barbe et ses cheveux.

Data Analysis with Open Source Tools

Les reproches faits à ce livre sont de deux ordres. Le premier porte sur sa structure – voire son contenu – qui n’est pas conventionnelle pour un livre intitulé Data analysis. C’est vrai que l’on s’attend à suivre une méthodologie, à être guidé et il faut bien reconnaître que ce n’est pas le cas. Si vous cherchez ce type d’ouvrage, je vous conseille de vous plonger dans Practical Data Science with R qui est un excellent ouvrage tout à fait dans ce registre.

Le Château

Ce n’est pas une surprise, mais une confirmation de l’avis que je m’en faisais. J’adore la politique en BD depuis Quai d’Orsay et je n’ai pas été déçu par ce livre. J’ai passé un bon et long moment en sa compagnie. Pourtant la presse n’a pas été unanime lors de sa sortie, à tel point que j’avais renoncé à l’acheter. Je me doute que les reproches qui lui ont été faits concernent son manque de critique envers le président et son gouvernement.

Rébellions chez les crayons

Un roman épistolaire pour les enfants voilà qui est une bonne idée. Encore mieux quand on décide de faire parler des crayons de cire, le genre d’instruments que seul les enfants utilisent – que les autres utilisateurs me pardonnent. Crayon Gris se plaint de ne colorier que des grandes surfaces: baleines, éléphants, etc… Crayon Rose de n’être utilisé que par la soeur du propriétaire – forcément. Crayon beige d’être complètement laissé de côté car relégué au coloriage du blé – c’est quand même pas tous les jours – et crayon Jaune et crayon Orange se disputent pour savoir lequel des deux est la vraie couleur du soleil.

Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B

En ouvrant ce livre on sait tout de suite que c’est du Tardi, mais on pense aussi évidemment à un des chefs-d’oeuvre du neuvième art, le Maus1 de Art Spiegelman. Les deux oeuvres traitent du même sujet, la Seconde Guerre mondiale, mais c’est surtout le fait que ces deux grands de la BD racontent l’histoire de leur père respectif qui pousse à ce rapprochement. Ils utilisent des procédés narratifs similaires en s’incluant dans le récit pour apporter un contrepoint au témoignage du vécu.

La cité des animaux

Nous revenons toujours du festival de BD de Colomiers avec une trouvaille – cf. Le piano oriental lors d’une édition précédente. Cette fois, il s’agit d’un très beau livre pour enfant proposé par une maison d’édition qui a du goût L’Agrume. Depuis que j’ai fait sa découverte avec Dora, je vais de bonnes surprises en bonnes surprises. Il s’agit encore une fois d’un très bel objet aux dimensions respectables. La couverture est découpée dans un carton épais et l’intérieur ne propose que des doubles pages sur lesquelles figurent un dessin représentant un lieu différent de la cité des animaux.

Soumission

«C’est la soumission» dit doucement Rediger. «L’idée renversante et simple, jamais exprimée auparavant avec cette force, que le sommet du bonheur humain réside dans la soumission la plus absolue.» Quoi que l’on en dise, Michel Houellebecq s’assagit avec le temps – il vieillit peut-être ? Depuis maintenant deux romans, il devient plus consensuel et gomme petit à petit la violence et le sexe – il en reste tout de même un peu rassurez-vous – de ses ouvrages pour les rendre plus cérébraux – voir l’article consacré à son précédent roman, La carte et le territoire.

Aldebaran T1-5

J’ai toujours regardé cette série du coin de l’oeil, mais rebuté par les dessins, j’avais toujours renoncé à la lire. Enfin plus précisément par le dessin des personnages. Il y a vraiment quelque chose qui cloche. Ils sont trop académiques, trop statiques, ils sont à l’opposé du naturel et ressemblent un peu à ces mannequins de bois dont les dessinateurs se servent comme modèles. Leur visage est particulièrement surprenant on dirait que leur expression est figée et je ne parle pas des coiffures sorties tout droit des années 80 – en même temps la série n’est pas toute jeune puisque le premier tome a paru en 1994.

Dreaming in Code

C’est le récit d’une aventure, celle de la création d’un logiciel Open Source, le plus génial de tous les temps. Un agenda révolutionnaire qui pourrait tout faire, qui serait l’outil ultime de toute personne bien organisée. Les utilisateurs pourraient partager leurs calendriers, les synchroniser sur différentes machines et tout cela sans serveur, l’indépendance et la flexibilité totale. Et ce n’est pas tout, il permettrait de gérer les e-mails, de les transformer en autre chose (des notes ou des rendez-vous), du polymorphisme à l’état pur.

Vernon Subutex T1

Virginie Despentes a écrit son voyage au bout de la nuit. Enfin celui de Vernon, un disquaire qui n’a plus que son iPod en poche. La fête est finie, plus de disque ou au moins de magasin qui en vend, les trente ans sont loin, les pots qui ont un peu trop abusé des bonnes choses tombent comme des mouches et c’est carrément tout notre monde occidental d’opulence qui est en train de méchamment se casser la gueule.

Le Seigneur des Anneaux T1

Depuis ma redécouverte du Hobbit – grâce à un hors-série du Magazine littéraire –, je tourne autour du Seigneur des anneaux. L’écoute d’émissions de radio consacrées à l’auteur (le très bon Une vie une oeuvre notamment) ont fini de me convaincre. Le temps est venu. J’ai mis la main sur mon vieil exemplaire publié en 1988 dans la collection «Folio Junior» et c’est parti. Je l’adore, il m’a suivi un peu partout.

Ronde de nuit

Que se passe-t-il lorsque les enfants vont se coucher ? Est-ce que tout s’arrête ? C’est un monde inconnu pour eux qui le sera un peu moins en lisant ce livre tout en ombres. Ils vont découvrir, quasiment heure par heure, ce qu’il se passe autour d’eux, dans les maisons ou dans la nature. Certains, s’amusent, d’autres travaillent. Certains partent chasser ou sont tout simplement occupés à déambuler. C’est ce satané réveil qui rompra le charme en mettant fin à cette ronde magique.

Le cas Sneijder

Le cas Sneijder me fait beaucoup penser à un autre livre de Jean-Paul Dubois que j’avais bien apprécié: Kennedy et moi. Avec le temps et les souvenirs qui se sont émoussés, je les prendrais presque pour des clones. Sans aller jusqu’à là, je pense qu’ils ont beaucoup de points communs. Les narrateurs et personnages principaux des deux livres se ressemblent, Le ton, sorte de mélange très réussi entre de l’humour de la mélancolie et du cynisme – le livre vaut d’être lu rien que pour ça, L’épouse du narrateur et leurs jumeaux sont les mêmes ou presque – des emmerdeurs de première, La présence d’une montre, L’omniprésence de la dépression.

Civil War (intégrale)

L’idée est géniale, pourquoi n’y ont-ils pas pensé plus tôt ! Les super-héros sont surpuissants, ce sont eux qui assurent la protection de la terre. Mais c’est un peu à leur bon vouloir puisqu’ils n’appartiennent à aucune organisation – enfin, si on excepte le SHIELD. Certains jouent en solo et d’autres font partie de groupes aux motivations pas toujours très claires. Leurs interventions font parfois des dégâts et seul un super-héros est capable d’arrêter un autre super-héros.

Le goût du chlore

Il y a bien longtemps que je lorgne sur cette BD. Je suis un grand fan de Bastien Vivès pour son talent de dessinateur évidemment, mais aussi pour sa grande sensibilité qu’il dévoile avec des albums comme Polina, Dans mes yeux1 ou encore Le goût du chlore. J’ai tout de suite été attiré par le titre, je le trouve tout simplement magnifique – alors qu’il peut paraître tout à fait insignifiant.

Real-World Hadoop

Comme l’on pourrait s’y attendre en découvrant son titre, ce livre a pour objectif de nous faire découvrir l’utilisation de la technologie Hadoop au travers de cas concrets mis en oeuvre par des applications qui sont en production. C’est une distinction importante car il ne faut pas oublier que ces technologies sont encore très récentes et du prototype à la production il n’y a en effet qu’un pas, mais qui peut parfois être très compliqué à franchir et ceux qui y sont parvenus étaient encore considérés en 2015 comme des pionniers.

Une chanson d’ours

Ne vous y trompez pas, Les éditions Hélium n’ont pas opté pour un très grand format qu’à des fins esthétiques ou mercantiles. La principale raison est de permettre aux lecteurs de profiter pleinement de – ou de simplement voir – tous les détails qui emplissent chaque double-page de ce livre et d’y chercher papa ours et surtout petit ours. Il y a un peu de Où est Charlie ?, mais avec une histoire narrée dans un récitatif figurant dans une bande en bas des pages.

Trois éclats blancs

La lanterne abritant le système Auguste Fresnel culminera à 76 pieds au-dessus du flot. Son signal lumineux sera: trois éclats blancs toutes les douze secondes. Tout le monde aura deviné qu’il est question d’un phare et l’emploi du futur nous laisse à penser qu’il n’est pas encore construit. En 1911, un jeune ingénieur arrive de la capitale dans un petit village breton pour mener à bien cette mission – il a été gâté pour sa première affectation.