Actes Sud

Fondation

Fondation est un classique parmi les classiques de la science-fiction – je dirais qu’il figure aisément dans les dix livres les plus connus du genre. Je parle ici du premier tome du cycle, mais il existe des préludes et des suites ainsi que d’autres oeuvres d’Isaac Asimov qui se situent dans le même univers. Ce livre et ce cycle se démarquent de leurs semblables par une approche très scientifique (hard SF) et historique.

La forêt sombre

L’Univers est une forêt sombre dans laquelle chaque civilisation est un chasseur armé d’un fusil. Il glisse entre les arbres comme un spectre, relève légèrement les branches qui lui barrent la route, il s’efforce de ne pas faire de bruit avec ses pas. Il retient même sa respiration. Il doit être prudent, car la forêt est pleine d’autres chasseurs comme lui. S’il remarque une autre créature vivante – une autre chasseur, un ange ou un démon, un bébé sans défense ou un vieillard boiteux, une magnifique jeune fille ou un splendide jeune homme, il n’a qu’un seul choix: ouvrir le feu et l’éliminer.

Le problème à trois corps

C’est tout simplement, derrière Hypérion1, le meilleur livre de SF que j’ai lu. C’est vrai que je ne suis pas un grand spécialiste du genre, mais quand même. Il s’agit en fait – comme souvent en SF – du premier tome d’une trilogie. Formellement la trilogie Remembrance of Earth’s Past – je ne sais pas si ce nom apparaît en français –, mais l’on y fait plus souvent référence en empruntant le titre du premier tome, ce qui donne la trilogie du problème à trois corps – ça fait beaucoup de 3 – écrite par l’auteur chinois Liu Cixin.

L’annulaire

C’est en écoutant une émission de radio consacrée à Françoise Nyssen récemment nommée ministre de la culture, que j’ai pensé à Yoko Ogawa. Pourquoi ? Parce qu’avant d’exercer ces hautes fonctions elle fut la directrice des éditions Actes Sud créées par son père. Il faut se souvenir que pour se faire une place parmi les grands, Actes Sud a d’abord misé sur un terrain relativement délaissé par ses concurrents, la littérature étrangère.

Silo T1

Actes Sud s’intéresse à la science fiction – c’est déjà une très bonne nouvelle – et vient de publier une intégrale consacrée à un petit phénomène de l’édition aux Etats-Unis, Silo. L’objet est très beau – j’ai une attirance pour les gros livres – et j’ai dû faire preuve d’une volonté de fer pour ne pas l’acheter immédiatement et attendre patiemment que le premier tome (sur trois) soit disponible à la bibliothèque.

L’ordre du jour

Ce livre nous raconte le moment où les nazis se trouvant sur le seuil des Enfers ont poussé la porte et l’ont franchie. Il s’intéresse à une période temporelle très courte en comparaison du vaste carnage qui va suivre. Lorsque les nazis ont préparé et réalisé l’annexion de l’Autriche, opération connue sous le non d’Anschluss, début d’un long processus destructeur qui mènera à l’horreur que nous connaissons. Au sein de cet espace-temps, Éric Vuillard met en lumière deux choses.

Boussole

Le mot qui revient le plus souvent lorsque l’on entend parler de ce livre est érudition. Et, après seulement quelques pages, on comprend pourquoi et on ne peut que se rallier à cette opinion. C’est vrai que c’est surprenant, impressionnant – et beaucoup d’autres superlatifs – et même si l’on sait que Mathias Enard est un spécialiste de l’Orient, on se demande comment il a fait pour réunir dans ce roman une telle somme de connaissances, d’anecdotes, d’histoires – avec un petit et un grand H –, bref de tout, une somme, un monde.

Moon Palace

Je suis un inconditionnel de Paul Auster et je poursuis, avec la lecture de Moon Palace, le parcours de son oeuvre. Le livre commence bien, le personnage principal est un jeune homme étrange dont la vie n’est pas simple. Il est passionné de littérature, anticonformiste, bref un personnage comme on les aime. Puis, il fera la rencontre d’un vieil homme au passé trouble et qui pourrait bien se révéler être encore plus étrange que lui.

Ulysse

BD
Lorsque j’ai aperçu cette BD sur la table du libraire, j’ai tout de suite su qu’elle allait me plaire. Tout d’abord pour une raison complètement subjective qui est que j’adore les gros volumes reliés et qu’il faut bien reconnaître qu’Actes Sud a fait là du très beau travail. Ensuite je porte depuis toujours un grand intérêt à la Grèce antique. Enfin, j’apprécie tout particulièrement ce type de dessin simples et travaillés à l’aquarelle.

Le Livre des illusions

Je ne sais pas trop quoi dire. Je suis un peu déstabilisé, c’est la première fois que je n’apprécie pas un livre de Paul Auster. Pourtant, on présente ce Livre des illusions comme une pièce maitresse de l’oeuvre de l’écrivain new-yorkais. Paul Auster est un précurseur, il a mis le cinéma muet à l’honneur bien avant qu’il soit brusquement sorti des oubliettes par le triomphe du film The Artist. Jean Dujardin tiendrait ici le rôle d’Hector Mann, un acteur qui a connu le succès, mais qui n’a pas su – ou pu –, principalement à cause d’un accent étranger, prendre le virage du cinéma parlant.