L’Étranger

Tout a été dit sur ce livre, je vais donc m’efforcer de ne pas trop en rajouter, mais plutôt de faire part de mon expérience de lecture, de mon ressenti – et peut-être un peu aussi des circonstances de cette lecture. Je ne sais pas pourquoi, mais depuis quelques années, j’aime trouver mes lectures par hasard sur mon lieu de vacances parmi les vieux livres de poche que les gens relèguent dans leur résidence secondaire ou disposent à dessein pour les visiteurs. Et cette fois, je suis tombé dans deux maisons différentes sur L’Étranger, pour être plus précis sur un vieux Folio portant le numéro 2. Vous allez me dire qu’il s’agit d’un des livres les plus lus et les plus achetés – c’est le deuxième livre le plus vendu après Le Petit Prince – il figurait notamment au programme des lycéens, mais j’ai tout de même pris ça comme un signe ou plutôt comme une forte incitation à le lire. Avant d’en venir à mes impressions, je dois confesser les raisons qui ont fait qu’à mon âge avancé j’étais passé à côté de ce classique moderne. A vrai dire, je ne sais pas comment j’ai pu passer au travers pendant ma scolarité, mais je sais pourquoi je ne l’avais pas lu par la suite. J’avais tout simplement considéré à tord que ce livre était trop triste après avoir lu les premières phrases, l’incipit. ...

9 janv. 2022 · #646 ·  Roman  ♥

Dessiner encore

Le 7 janvier 2015, elle [Corinne Rey dite Coco] est prise en otage au siège de Charlie Hebdo par les frères Kouachi. Sous la menace d’armes, elle les amène devant les locaux du journal, saisit le code de la porte de sécurité blindée, ouvrant ainsi l’accès aux terroristes qui pénètrent par surprise dans les locaux de Charlie Hebdo, où ils assassinent ensuite plusieurs membres de la rédaction (Wikipédia) En ayant vécu ce traumatisme comment se maintenir à flot ? Vaste question à laquelle les auteurs rescapés de l’attentat ont répondu par le dessin – je parle de La Légèreté et de Catharsis. Pour Coco, il faut revendiquer que ces sacrifices n’ont pas été vains et continuer à tracer le long, et désormais dangereux, sillon de la liberté d’expression. Dans ce livre elle retrace cette expérience de façon exhaustive en racontant l’avant, le pendant, le juste après et l’après. Elle nous immerge – désolé pour les métaphores sur l’eau, mais le livre m’a contaminé – dans ce drame et on revit les faits avec l’impression que ce n’est pas réel. Comment en est-on arrivés là ? Comment une bande de rigolos dont le seul crime a été de dessiner ont pu être sauvagement assassinés ? On pouvait mourir pour ses idées, désormais on peut mourir pour son humour. ...

1 janv. 2022 · #645 ·  BD  ♥

Le Voyant d’Étampes

Pour bien comprendre ce livre il faut commencer par quelques définitions. Woke: Le terme anglo-américain woke (“éveillé”) désigne le fait d’être conscient des problèmes liés à la justice sociale et à l’égalité raciale (source). Cancel culture: La cancel culture (de l’anglais cancel, “annuler”), aussi appelé en français culture de l’effacement ou culture de l’annulation, est une pratique apparue aux États-Unis consistant à dénoncer publiquement, en vue de leur ostracisation, des individus, groupes ou institutions responsables d’actes, de comportements ou de propos perçus comme inadmissibles (source). ...

28 déc. 2021 · #644 ·  Roman  ♥

Underground

Haruki Murakami n’écrit pas que de la fiction, en voici un des plus beaux exemples avec ce livre consacré aux attentats de 1995 perpétrés dans le métro de Tokyo par la secte Aum à l’aide de gaz sarin. Murakami revient dans la partie médiane du livre sur ses motivations. Après une longue période passée à l’étranger (aux États-Unis), il a souhaité tenter de mieux comprendre son pays (le Japon) et ses habitants au travers de ce drame. Pour ce faire, il a récolté et retranscrit des témoignages. Il consacre la première partie du livre aux victimes avant de donner la parole, dans une seconde partie, aux membres de la secte. Ces deux parties étant séparées par un intermède dans lequel l’auteur fait part de ses motivations et expose sa méthodologie. ...

The Dark Knight Returns

Ce n’est pas un secret, ce Batman Dark Knight Returns de Franck Miller est un monument du comics et de la BD au sens large – il a même eu droit à son acronyme DKR. Le propre d’un monument est sa longévité. Même quelques 35 années, après, lire ou relire DKR est une expérience toujours aussi convaincante, prenante et pertinente – c’est-à-dire toujours en phase avec le monde dans lequel nous vivons. Même les dessins, ou plutôt les couleurs un peu passées ajoutent un charme à cet ouvrage comme la patine du temps sur un meuble ancien. Franck Miller s’est approprié un Batman vieillissant pour en faire quelque chose. Il fallait oser et le pari est largement gagné. ...

26 nov. 2021 · #638 ·  BD  ♥

En finir avec Eddy Bellegueule

Ce livre a été un pavé dans la mare lors de sa sortie en 2014. Le premier roman d’un jeune homme, qui n’avait que 21 ans à l’époque, a divisé la critique et fait couler beaucoup d’encre. Le livre a marqué par son intransigeance et son réalisme cru – très cru – vis à vis de la réalité. On a même reproché à celui qui se nomme désormais Edouard Louis d’avoir exagéré, caricaturé ou travesti la réalité en employant les mots, la langue, des personnes de son entourage – à commencer par sa famille – qu’il met en exergue en utilisant une typographie spécifique (les passages correspondant sont en italique). En racontant de façon aussi cru la vie des gens qui les entourent les auteurs se font rarement des amis, Philip Roth en a fait les frais, mais aussi lancé grâce à ce premier acte de transgression l’une des plus belles carrières de la littérature. L’écriture et la littérature sont à ce prix, il faut écrire sur ce que l’on connaît, le fameux “write what you know” et le jeune auteur l’a bien compris puisque depuis ce premier roman il continue d’exploiter cette veine autobiographique comme une catharsis. ...

11 nov. 2021 · #636 ·  Roman  ♥

Le Sommet des Dieux

Je reproche parfois aux livres de Jiro Taniguchi d’être ennuyeux – je vais me faire incendier en disant cela. Son travail est toujours irréprochable sur tous les plans, mais pas toujours palpitant – voir Le sauveteur par exemple qui se déroulait lui aussi en montagne. Malgré la longueur conséquente de cette série ce n’est pas du tout le cas. L’histoire est prenante, presque addictive. Est-ce lié au fait qu’il s’agit de l’adaptation du roman éponyme de Baku Yumemakura ? Dans tous les cas, la recette de l’alpinisme en littérature fait mouche une fois de plus. Ces histoires illustrent à un tel point le dépassement de soi, le combat de l’humain contre la nature la plus hostile, la pureté d’une quête qui se résume à gravir une montagne pour pour arriver à son sommet, qu’elles bouleversent invariablement le lecteur. Ajoutez à cela les drames qui accompagnent immanquablement ces exploits et vous avez l’une des raisons qui fait que l’on a du mal à lâcher ce titre une fois commencé. ...

1 oct. 2021 · #627 ·  BD  ♥

La Légèreté

La Légèreté est l’équivalent du Catharsis de Luz ou du Lambeau1 de Philippe Lançon par Catherine Meurisse, c’est-à-dire sa réaction et sa tentative de reconstruction suite au massacre de Charlie Hebdo lors duquel un grand nombre de ses collègues et amis ont été sauvagement assassinés. Sa thérapie passe par la beauté, elle formule l’hypothèse que faire une overdose de beauté pourrait la sauver de l’overdose d’horreur qu’elle vient de vivre. ...

24 juil. 2021 · #615 ·  BD  ♥

Le dernier stade de la soif

Voici un livre qui m’a beaucoup touché et qui a résonné très fort. Il s’agit d’une autobiographie romancée – aussi appelée parfois autofiction – de Frederick Exley. Le protagoniste – ou l’auteur – qui nous raconte une partie de sa vie ne s’est jamais adapté à la société. Il a été ce que l’on appelle parfois un marginal. Il semble l’avoir été malgré lui, pas par sa posture donc, mais plutôt par une incapacité totale à entrer dans le moule étriqué de la société. Quand je dis que ce n’est pas une posture, on peut même dire que c’est même l’opposé puisqu’il a énormément souffert et est entré dans une spirale d’autodestruction qui l’a mené à plusieurs reprises jusqu’à l’hôpital psychiatrique, et dans laquelle une seule chose a surnagé, peut-être comme un vestige de l’enfance idéalisé, les New York Giants. ...

3 juil. 2021 · #612 ·  Roman  ♥

Le choix du chômage

Quelle surprise de découvrir cet ouvrage au titre qui interpèle. Que peux bien signifier le choix du chômage ? Ma compréhension – j’insiste sur le fait que je ne suis pas sûr d’avoir bien compris, car sans me trouver d’excuses, et nous y reviendrons, le sujet n’est pas facile – est que le chômage a été et est en France une variable d’ajustement, un mal nécessaire – ou un mal qui a été jugé comme nécessaire. La France a dû choisir – ou n’a pas eu le choix, je ne sais pas trop – d’emprunter sur les marchés pour se financer. Cette décision, quelle qu’en soit sa motivation, a érodé la souveraineté de la France en l’assujettissant aux lois du marché. Et les marchés ne goutent guère l’inflation qui nuit à la compétitivité. Et pour limiter l’inflation, rien de mieux qu’un taux de chômage élevé pour limiter les hausses de salaire et par là même l’inflation. Un schéma un peu différent, mais aboutissant aux mêmes conséquences, a pris le relais avec la naissance de l’Europe, l’adoption de la monnaie unique et la mise en place de règles budgétaires ayant mené à ce qui a été appelé l’austérité. ...

13 juin 2021 · #609 ·  BD  ♥

Virgin Suicides

Ceux qui comme moi ont vécu il y a vingt ans la sortie de la superbe adaptation de Virgin Suicides réalisée par Sofia Coppola ne peuvent avoir oublié l’esthétique du film portée par une prestation envoutante de Kirsten Dunst dans le rôle de Lux, l’ainée des cinq soeurs Lisbon, et la bande originale Playground Love composée par Air dont le titre éponyme a conservé toute sa beauté et sa mélancolie. Par contre, je ne me souvenais pas des détails de l’intrigue, mais uniquement des grandes lignes – le titre du livre aide un peu. Ayant récemment terminé un recueil de nouvelles très convainquant de Jeffrey Eugenides intitulé des Des raisons de se plaindre, je me suis dit que c’était la bonne occasion pour lire son premier livre et redécouvrir cette histoire. ...

16 avr. 2021 · #599 ·  Roman  ♥

Soon

Elle [l’humanité] a cru avoir vaincu la faim et la maladie, aboli les distances et dompté la Terre, bref: elle s’est crue invincible. Mais toute chose a son prix, et pendant que certains se gavaient de choses inutiles, d’autres sacrifiant leurs courtes vies à les fabriquer, au péril de leur santé, de leur environnement et de l’ensemble de la vie sur Terre. Je connaissais uniquement Thomas Cadène pour son travail sur le projet – appelons-le comme ça – les autres gens1 qui dans son approche était assez original puisqu’il remettait au gout du jour le format du feuilleton en publiant en ligne une bande dessinée dont il écrivait le scénario alors que différents dessinateurs (plus de 100 au total) se passaient le relais au fil des chapitres. J’avais déjà trouvé le concept et la réalisation intéressante, mais là, avec Soon c’est un gros coup de coeur. Rien à voir il s’agit d’une BD d’anticipation qui colle tellement à l’actualité que ce n’est plus de la science-fiction, mais de la prospective. Elle se projette un tout petit peu, en 2150, pour nous donner une version de ce que pourrait devenir l’humanité à très court terme. Et bizarrement tout converge, le réchauffement climatique, les épidémies, la généralisation des masques et la pollution qu’engendre à leur tour ces nouveaux kleenex, etc. Tout ce que cette BD raconte raisonne très fort et avec beaucoup de pertinence. L’exemple de la bouteille d’eau dans la salle du musée reconstituant la vie au 21ème siècle et encore une fois éloquent – je dis encore une fois car j’avais relevé un exemple similaire dans le livre d’Aurélien Bellanger, L’aménagement du territoire. ...

28 mars 2021 · #596 ·  BD  ♥

Delacroix

J’aurai plaisir à vous parler de Delacroix, à faire revivre devant vous cette puissante personnalité, à rendre le mouvement de ce peintre étrange, plein de défauts impossibles à défendre, plein de qualités impossibles à contester, qui sauta par-dessus le talent pour arriver au génie, et pour lequel, amis ou ennemis, admirateurs ou détracteurs, peuvent s’égorger en toute conscience, car tous auront raison, ceux-ci d’aimer, ceux-là de haïr. Il faut préciser d’emblée que cette oeuvre est le fruit d’une collaboration entre deux artistes à plus d’un siècle d’intervalle (1864 - 2019). Le texte est signé Alexandre Dumas et l’adaptation et les dessins sont réalisés par Catherine Meurisse. Et c’est l’incroyable modernité du texte – ou de l’ensemble, nous y reviendrons – qui frappe en premier. La plume de Dumas est exquise. Cet hommage qu’il rend à son ami Eugène Delacroix est frappé par la grâce. Loin d’être une hagiographie, ce court texte est construit, comme il le dit lui-même, comme une suite d’anecdotes. ...

19 févr. 2021 · #590 ·  BD  ♥

Blacksad T2

Autant le dire tout de suite, ce deuxième tome est un cran – voire deux – au dessus du précédent – et pourtant il était vraiment très bien. Les dessins étaient déjà d’un excellent niveau et ceux du deuxième tome le sont tout autant – peut-être meilleurs, mais difficile à dire lors d’une simple lecture sans s’y pencher plus en détail. La couleur dominante du tome précédent était le noir, celui de ce tome est le blanc. Bien que très réussi sur le plan esthétique, ce choix est porteur de sens. ...

29 janv. 2021 · #585 ·  BD

Les chercheurs de trésor

C’est une de mes BD préférées. Je ne sais pas pourquoi, mais dès ma première lecture, et dès les premières pages, j’ai été envouté – c’est le mot juste – par cette histoire. Les dessins y sont évidemment pour beaucoup, j’y reviendrai, mais c’est plus que ça, c’est un tout. Commençons par le contexte, il s’agit pour faire simple d’un conte oriental dont les protagonistes sont les chercheurs de trésors. Ils sont sept – toujours ce chiffre qui revient – le Derviche, le Médecin, l’Hérétique, le Chevalier, le Bourreau, le Voleur et le Forgeron. La belle princesse Diya, le Prophète voilé et le calife Haroun-al-Rashid1 complètent le tableau. Ce dernier ne tient pas un rôle majeur dans l’histoire, mais permet de l’encrer dans une époque. ...

1 janv. 2021 · #580 ·  BD  ♥

Anatomie d'un instant

Ce livre aurait pu s’appeler autopsie d’un instant tant il examine avec une précision chirurgicale le coup d’état qui a eu lieu en Espagne le 23 février 19811 – mais le titre est très bien ainsi, il est parfait. Javier Cercas décortique cet évènement en partant, en excellent romancier qu’il est, de son point d’orgue: l’irruption dans l’hémicycle de la chambre du Parlement espagnol, en pleine séance du second vote d’investiture du président du gouvernement, de militaires armés. Ne vous y trompez pas, Cercas, malgré son remarquable talent d’écrivain, ne romance pas cet évènement historique car, il en a pleinement conscience, la réalité surpasse la fiction. ...

Chroniques de l'oiseau à ressort

J’avais un tel bon souvenir de ce livre, lu il y a un quinzaine d’années, que j’ai décidé de le relire. Ce n’est pas une décision sans conséquence tout d’abord car le livre compte tout de même 850 pages et ensuite car relire – comme revoir – une oeuvre est prendre le risque de gâcher le souvenir enchanté de la première impression – il peut s’évanouir définitivement. Heureusement, j’ai évité cet écueil et cette relecture n’a fait que conforter ma première impression. Je trouve même qu’il s’agit très certainement de l’un des livres d’Haruki Murakami les plus aboutis – si ce n’est peut-être plus abouti, je n’ai pas encore tout lu, mais presque. Il contient l’essence de son oeuvre. J’ai même été surpris de constater qu’il a beaucoup de points communs avec son dernier livre, Le meurtre du commandeur: le puits / le sous-terrain, le passage entre les réalités, la présence de la guerre sino-japonaise, la disparition d’une soeur. ...

9 oct. 2020 · #566 ·  Roman  ♥

Zone

C’est l’un des plus grands livres que j’ai lu. C’est un livre antérieur à Boussole dans lequel Mathias Énard utilise le même procédé du monologue intérieur, du courant de conscience. Le tempo du récit n’est pas réglé cette fois sur les heures qui s’écoulent au cours d’une nuit d’insomnie, mais sur les kilomètres qui séparent Milan de Rome sur la voie de chemin de fer, au rythme de un kilomètre par pages sur 500 kilomètres – soit environ 500 pages. Le récit est fait d’une seule phrase interrompue seulement par l’insertion de quelques chapitres d’un livre que lit Francis, le narrateur, dans le train – je m’inquiétais de l’impact négatif de ce procédé sur la lecture, mais à mon grand étonnement, il n’en a aucun et a l’avantage de représenter au plus près le cheminement de la pensé. ...

4 sept. 2020 · #561 ·  Roman  ♥

Par les routes

Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui partent. Et ceux qui restent. Et c’est un peu ça l’histoire de ce livre. Deux personnages, Sacha qui vient s’installer dans une petite ville du sud de la France simplement désignée par son initiale V. pour y trouver le calme qui sera propice à son projet d’écriture et qui retrouve là, par hasard – le hasard et l’un des grands thèmes de ce livre –, une ancienne connaissance qu’il avait perdu de vue, volontairement, depuis des années, l’autostoppeur. Il ne sera pas désigné autrement – certainement car il n’est que de passage, toujours fuyant – qui, comme son nom l’indique est un nomade, un vagabond qui semble s’être sédentarisé dans cette petite ville. Il y a évidemment entre eux un troisième personnage, une femme. ...

6 août 2020 · #557 ·  Roman  ♥

Les cahiers d'Esther T1

Riad Sattouf est un auteur précieux qui sous un angle humoristique se pose en témoin de sa génération – son sujet de prédilection étant la vie quotidienne. Il semble réaliser avec la série des Cahiers d’Esther une synthèse de plusieurs de ses précédents ouvrages. Comme dans La vie secrète des jeunes il y a indéniablement un côté témoignage – anthropologique ou ethnologique pourrait-on dire – puisque la aussi, a priori tout est vrai ou au moins basé sur des faits réels – il faut malheureusement se rendre à l’évidence, on est plus proche de la réalité que de la fiction. ...

25 juil. 2020 · #555 ·  BD